io Lettres de M ad
LETTRE XXXI. (i)
De Me. de Maintenons à Me. la duchesse de Bourgogne.
LA crainte de Dieu est le commencement de la sagesse , et Pamour de Dieu est l'accomplissement de la loi.
Tel est , madame, l'oracle du St. Esprit dans un livre que vous ne devez point vous lasser de lire. Les livres profanes inspirent l'orgueil et nourrissent la curie? site , si dangereuse à notre sexe , à mesure qu'ils étendent les connoissances ; au-lieu que l'Ecriture- Sainte inspire Phumilité à ceux qu'elle instruit. Mais ce n'est pas assez que l'esprit soit convaincu , il faut que le cœur soit séduit par le goût de la piété.
( i ) Madame la duchesse de Bourgogne disoit que ces avis lui avoient épargné bien des fautes et des chagrins : et Louis XIV les trouva si beaux qu'après la mort de madame la Dauphine, il dit à Me. de Maintenon, qui vouloit les reprendre de la cassette de la Princesse : Madame, c est pour les enfants : il faut bien que ma famille ait quelque chose de vous.
Que cette piété soit solide , droite , éclairée : solide , en la regardant comme îa règle de toutes les actions de notre vie ; droite > en préférant toujours les obligations de votre état à toute dévotion particulière ; éclairée , en vous instruisant de tout ce que vous devez savoir pour vous sauver, et pour sauver les autres par votre exemple : car votre place vous met à portée de faire de grands biens , et l'édification est le principal.
Vous aimez la joie , le repos , le plaisir: croyez-moi , j'ai goûté de tout ; il n'y a de joie , de repos , de plaisir , qu'à servir Dieu. Le vice est affreux ; et l'on ne peut trop-tôt se donner au Seigneur : îa Sainte-Vierge , dit-on , s'offroit à Dieu dès l'âge de trois ans : si-tôt que le roi vous a vue , il vous a offerte à lui. La vie appartient sans doute à celui qui nous l'a donnée : voudriez- vous donner la vôtre à l'ennemi de Dieu ?
Evitez la vanité et l'oisiveté. Evitez sur-tout le péché : on se jette aisément dans le vice ; on en sort difficilement. Méditez la loi de Dieu jour et nuit; gravez la profondément dans le fond du cœur : imitez votre maître et votre modèle :
sacrifiez tout à la vérité et à la vertu.
Aimez l'église , qui est l'assemblée de*
aïs, Lettres de Mad."
fidèles ; respectez ses ministres ; protégez les gens de bien et les bonnes œuvres. Soulagez les malheureux. Déclarez-vous contre les nouveautés dans la religion , comme le jansénisme, le quiétisme , et faites-vous-en-instruire autant qu'il est nécessaire pour les éviter. Tenez-vous attachée au Saint-Siège : c'est le centre de la catholicité.
Soyez simple dans la piété , docile , humble , unie, comme St. Paul l'ordonne aux femmes. Fréquentez les sacrements avec joie et avec confiance : choisissez un J^n confesseur, et laissez- vous conduire dans le bien qu'il vous conseillera : c'est là qu'il faut être simple comme la colombe. Quittez-le , s'il vous disoit quelque chose de mal : c'est en ce cas qu'il faut être prudent comme le serpent. Suivez l'esprit de l'église dans toutes ses solemnités.
Attendez et désirez Notre-Seigneur pendant Pavent. Recevez -le à Noël:
renaissez avec lui. Adorez -le avec les bergers et avec les rois : offrez - vous toute entière à lui. Purifiez -vous avec la Sainte - Vierge. Soumettez - vous , comme elle 3 à toutes les pratiques de la religion. Mortifiez-vous pendant le carême, par l'abstinence, par le jeûne , par des prières plus longues , par plus
de solitude et d'éloignement des plaisirs. Mourez avec Jésus- Christ le vendredisaint. Ressuscitez à une nouvelle vie au temps de pâques. Montez au ciel en esprit au temps de l'ascension , en vous détachant de la terre. Attendez , désirez , et recevez le St. Esprit à la pentecôte ; et soyez dans les dispositions où furent les apôtres , pour la gloire de leur maître , qui est le vôtre. Adorez le Saint-Sacrement pendant l'octave que l'église l'expose à nos yeux. Dans le cours de l'année , solemnisez les têtes des saints : ayez recours à eux ; imitez leurs vertus. Ayez une dévotion particulière à la Ste. Vierge.
Encore une fois, aimez l'Ecriture-Sainte, adorez ce que vous n'entendez pas : profitez de ce que vous comprenez. Servezvous du livre de Y Imitation et des Pseaumes. Lisez les œuvres de St. François de Sales. Rentrez souvent en vous - même, et tâchez de vous mettre en la présence de Dieu , au milieu de la cour la plus nombreuse.
N'espérez pas un parfait bonheur : il nV en a point sur la terre ; et s'il y en avoit , il ne seroit pas à la cour.
La grandeur a ses peines , et souvent plus cruelles que celles des particuliers :
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dans la vie privée , on se fait aux chagrins J à la cour > on ne s'y habitue pas.
Notre sexe est encore plus exposé à souffrir , parce qu'il est toujours dans la dépendance. Ne soyez ni fâchée ni honteuse de cette dépendance d'un mari y ni de toutes celles qui sont dans l'ordre de ia providence.
Que M. le duc de Bourgogne soit votre meilleur ami , et votre seul confident. Prenez ses conseils : donnez lui les vôtres : ne soyez , vous et lui , qu'un cœur et qu'une ame.
N'espérez pas que votre union vous procure une paix parfaite : les meilleurs mariages sont ceux où l'on soutire tour à tour l'un de l'autre avec douceur et avec patience. Il n'y en eut jamais sans quelque contradiction.
Soyez complaisante , sans faire valoir vos complaisances. Supportez les défauts de l'humeur , ceux du tempérament et de la conduite , la différence des opinions et des goûts. C'est à vous à être soumise, et c'est en vous soumettant à M. le duc de Bourgogne , que vous régnerez sur lui. Prenez sur vous , le plus que vous pourrez ; sur lui , jamais.
N'exigez pas autant d'amitié que vous en aurez : les hommes sont pour Tordis
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naire moins tendres que les femmes : et vous serez malheureuse , si vous êtes délicate en amitié ; c'est un commerce où il faut toujours mettre du sien.
Demandez à Dieu de n'être point jalouse : n'espérez pas faire revenir un mari par les plaintes , les chagrins et les reproches ; le seul moyen est la patience et la douceur : l'impatience aigrit et aliène les cœurs ; la douceur les ramené. J'espère que M. le duc de Bourgogne n'affligera pas votre cœur par des infidélités.
En sacrifiant votre volonté, ne prétendez rien sur celle de votre époux : les hommes y sont encore plus attachés que les femmes, parce qu'on les élevé avec moins decontrainte. Ilssont naturellement tyranniques ; ils veulent les plaisirs et la liberté , et que les femmes y renoncent z n'examinez pas si leurs droits sont fondés; qu'il vous suffise qu'ils soient établis : ils sont les maîtres , il n'y a qu'à souffrir et à obéir de bonne grâce.
Parlez, écrivez, agissez, pensez, comme si vous aviez mille témoins ; comptez que tôt ou tard tout est su : il est trèsdangereux d'écrire.
Ne confiez à personne rien qui puisse vous nuire , s'il est redit : comptez que les secrets les mieux gardés ne le sont que
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pour un temps , et qu'il n'est point de pays où il y ait plus d'indiscrétion que celui-ci où tout se fait avec mystère.
Aimez vos enfants , voyez les souvent : c'est l'occupation la plus honnête qu'une princesse et qu'une paysane puissent avoir. Jetez dans leurs cœurs les semences de toutes îes vertus : et en les instruisant , songez que de leur éducation dépend le bonheur d'un peuple pui mérite d'être aimé de ses princes. Exposez -vous au monde selon îa bienséance de votre état : si vous êtes inaccessible , vous ne serez pas aimée.
Détruisez , autant que vous le pourrez , ia vanité , l'immodestie , le luxe , et encore plus les calomnies , les médisances , les railleries offensantes r et tout ce qui est contraire à îa charité.
N'épousez les passions de personne : c'est à vous à les modérer , et non pas à les suivre. Regardez comme vos véritables amis ceux qui vous porteront toujours à la douceur , à la paix , au pardon des injures : et par la raison contraire , craignez et n'écoutez pas ceux qui voudront vous exciter contre les autres , sous quelque apparence de zèle et de raison qu'ils couvuene leurs intérêts ou leurs ressentiments».
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Défiez-vous des personnes intéressées , vaines , ambitieuses , vindicatives : leur commerce ne peut que vous nuire.
N'ayez jamais tort : ne vous mettez point en état de craindre la confrontation. Donnez toujours de bons conseils, si vous osez en donner. Excusez les absents , et n'accusez personne. Encore une fois y n'entrez point dans les passions des courtisans : vous leur plairez moins dans les temps de leur fureur ; ils vous estimeront quand l'accès sera passé. Une princesse ne doit être d'aucun parti, mais établir par-tout la paix.
Sanctifiez toutes vos vertus , en leur donnant pour motif l'envie de plaire à Dieu.
Aimez l'état ; aimez la noblesse qui en est le soutien : aimez les peuples ; protégez les campagnes , à proportion du crédit que vous aurez ; soulagez -les autant que vous pourrez.
Aimez vos domestiques , portez-les à Dieu , faites leur fortune ; mais ne leur en faites jamais une grande : ne contentez ni leur vanité , ni leur avarice , et que votre sagesse mette à leurs désirs la modédération qu'ils devroient y mettre euxmêmes. En protégeant quelqu'un qui vous est connu , songez au tort que vous faites
aïs Lettres de Ma d.
à un homme de mérite que vous ne connoissez pas.
Ne soyez point trop attachée au plaisir ; il faut savoir s'en passer, et sur- tout dans votre état , qui est un état de contrainte et de peine. Apprenez donc à vous contraindre et à souffrir.
Ne vous laissez point aller à vos mouvements intérieurs : on a toujours les yeux ouverts sur les princes ; ils doivent donc avoir toujours un extérieur doux , égal et médiocrement gai. Cependant montrez que vous êtes capable d'amitié : votre amie est malade , ne cachez point votre inquiétude ; elle meurt , montrez votre affliction.
On ne donne presque jamais aux princes qu'une maxime , qui est celle de la dissimulation : elle est fausse , et fait tomber dans de grands inconvénients. J'aime bien mieux une prudente franchise.
Soyez tendre aux prières des malheureux. Dieu ne vous a fait naître dans ce haut rang , que pour vous donner le plaisir de faire du bien. Le pouvoir de rendre service et de faire des heureux est le vrai dédommagement des fatigues, des désagréments, de la servitude de votre état.
Soyez compatissante envers ceux, qui
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recourent à vous pour obtenir des grâces: mais ne soyez pas importune à ceux qui les distribuent ou qui les donnent.
N'entrez dans aucune intrigue , quelque intérêt et quelque gloire qu'on vous y fasse envisager. Aimez vos parents , mais que la France soit votre seule patrie. La France ne vous aimera, qu'autant que vous saurez l'aimer.
Soyez en garde contre le goût que vous avez pour l'esprit. Trop d'esprit humilie ceux qui en ont peu ; l'esprit vous fera haïr du plus grand nombre , et peut-être mésestimer des personnes sages.
C'est une marque visible de prédestination , de passer de souffrance en souffrance , et de porter sa croix chaque jour. Si cela est , madame , vous êtes prédestinée ; car vous avez beaucoup à souffrir z vous êtes la première femme du monde ; mais il ne faut point vous flatter: quoi que vous fassiez , vous serez , par cela même, la plus malheureuse.
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LETTRE XXXI
A Madame de Rochechouart.
Ce 18 avril*
J'AI donné votre lettre au roi, qui m'a dit qu'il vouloir y répondre. Il est vrai , madame , que Mr. le Dauphin a donné une grande alarme , et que l'on passa une triste nuit. Le roi en fut vivement touché , et il a grande raison : car il n'y eut jamais un fils si digne d'être aimé de son père. Grâces à Dieu , ce mal a eu de très-heureuses suites. M. le Dauphin a grand soin de sa santé ; et, ce qui vaut encore mieux , il pense trèssérieusement à son salut. Ainsi il n'y a qu'à remercier Dieu. Votre amée Me. la duchesse de Bourgogne donna, dans cette occasion bien des marques de son bon naturel > et de sa tendresse pour Monseigneur , qui a eu le plaisir de voir combien il est aimé. Je vous avoue tout simplement , madame y que j'avois oublié que je vous eusse promis le portrait de notre princesse : mais puisque je vous l'ai fait attendre, ayez, encore la bonté de me
DE M A IN TE "NT ON. lit
mander de quelle grandeur et de quelle figure vous le voulez , et je vous promets de réparer ma faute. Je ne manquerai pas de parler à M. de Chamillart , et je le ferai en présence du roi, afin qu'il joigne à ma sollicitation la sienne , qui pourra être de quelque considération auprès de son ministre. Vous ne me nommez pas Me. de Montespan,et jenesauroisfairedemême; elle m'est trop souvent présente : je lui souhaite tout ce que je me souhaite à moimême. Apprenez-lui , madame , la mort de Me. de Brinon ; et croyez , l'une et l'autre , que , par les sentiments que j'ai pour vous , je mériterois vos bontés pour moi.
LETTRE XXXIII
A Marly , 19 juin,
LE roi me vit recevoir votre lettre , madame , et me demanda s'il n'y erï avoit pas une pour lui. Je lui lus la mienne , et il vit la raison qui vous empêchoit dç lui écrire. Il vous remercie , madame , de la part que vous avez prise à sa douleur. Elle a été très-grande. Il aimoit Monsieur , ilenétoitaimé * ils ne s'étoient
m Lettres de Ma d.
jamais quittés : la manière de la mort étoit effrayante , le spectacle bien triste : tout cela, madame, fit une impression qui inquiéta tout le monde pour la plus précieuse santé qu'il y ait à conserver. La cour et les affaires sont très-bonnes : dans les afflictions , il faut se dissiper et se contraindre ; on en profite. Vous faites justice à madame la duchesse de Bourgogne , madame , quand vous l'avez cru touchée ; elle l'a été au-dessus de son âge : elle commençoit à aimer Monsieur ; l'humeur gaie de l'un et de l'autre s'accommodoient parfaitement. Cette princesse fut témoin de cette mort , et elle a joint aux sentiments de tendresse une peur de son âge , de sorte qu'elle ne pouvoit dormir. Elle s'en est trouvée mal ; et cela avec un certain dérangement , qui donne quelque espérance , peu fondée pourtant , qu'elle pourroit être grosse. Elle conserve un goût pour vous , madame , dont vous ne douteriez pas si vous étiez plus près d'elle , et me charge de vous bien remercier de tout ce que vous me dites sur son sujet. Elle n'a que trop de goût pour l'esprit : il n'est plus guère à la mode; et ceux qui n'en ont point , lui sauront mauvais gré de le trouver. J'ai bien pensé à madame de Montespan en cette
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occasion , et je ne suis point surprise qu'elle coure les champs. Je crois tout ce qu'elle pense , et vois d'ici par combien d'endroits elle est touchée. Je ne sais , madame , comment on pourroit supporter la tristesse de la vieillesse et de ses réflexions, si on n'espéroit une autre vie qui ne finira point. Croyez que tant que la mienne durera , je serai la personne du monde qui vous honorera le plus.
LETTRE XXXIV
A Fontainebleau , ce -premier octobre,
J'Ai à répondre à trois de vos lettres f madame, et je serois bien honteuse , si je n'avois une très-bonne excuse. Je suis tombée malade aussi-tôt après l'extrémité où nous avions vu madame la duchesse de Bourgogne : et comme nos âges sont différents , nos ressources le sont aussi. Elle est parfaitement guérie ; et je suis encore abatue , et dans l'usage du quinquina , qui m'enivre deux fois par jour ; ce qui n'est guère propre aux têtes attaquées de migraines. Mais venons à nos lettres , madame , que j'ai devans
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les yeux : Il est question dans la première de l'abbaye de Ronceray , dont le roi n'a point encore la démission. Il n'ya guère d'affaires dont je me mêle moins que de celles des bénéfices , croyant trèsdangereux d'en charger ma conscience.
J'ai lu , madame , tout ce que vous dites de Me. votre nièce. Vous savez du reste Pestime que le roi a pour vous : il est fâcheux que l'évêque y soit contraire ; car on les consulte en pareil cas. Je ne comprends point qu'en cela vos intérêts soient contraires à ceux de madame du Ronceray 5 puisque vous ne prétendez à l'abbaye que lorsqu'elle ne voudra plus ou ne pourra plus en jouir. Votre seconde lettre, madame , est sur la maladie de madame la duchesse de Bourgogne , qui est très-sensible à la part que vous y avez prise : elle est tout-à-fait rétablie , et me charge de vous remercier de ce que vous ne l'oubliez pas. Le roi auroit reçu avec plaisir , madame , les compliments que vous lui auriez fait làdessus. Venons à la troisième lettre , qui qui est sur le portrait de cette princesse : votre politesse ne vous permettoitpas d'y trouver à redire , tel qu'il peut être , mais il nous a paru charmant. J'ai choisi cet habit , parce qu'il n\e parok avantageux.
de Maintenu n. 11 j
Madame la duchesse de Bourgogne ayant le col un peu plus long , on a pris sa mesure juste sur sa taille. Vous parlez très-bien, madame, sur la coëfFure; car il est très - vrai qu'on lui cache trop le front , parce qu'elle Ta trop grand. Notre princesse est trop laide ; mais si elle avoit des dents , elle seroit plus aimable que les plus belles femmes. Elle devient grande , et donnera , s'il plaît à Dieu , de beaux enfants. Elle a été bien contente de se voir traiter par vous de mérite solide , et elle Test assez pour préférer cette louange à celle de sa personne. Elle n'a aucun ridicule là-dessus , et devient très raisonnable. Je vondrois qu'elle aimât un peu moins le jeu ; mais il est difficile de s'en passer à la cour, et encore plus de s'y modérer. Je vous quitte , madame , pour aller prendre un verre de vin qui me mettra hors d'état de continuer ma lettre, et de vous faire des protestations que je veux espérer qui ne sont point nécessaires pour vous persuader mon véritable attachement pour vous,