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atlencln que mes excuses sont faites il y a loiïj{(eiiips tlans une letlre suivaule où, saûs doule, tu les aujas remarquées en réiléchissant à l'impression que m'avait faile ia lecture superficielle et rapide des lettres en questioa.
Je pourrais seulement aujourdliui te rt'-pi^ter, sur tes observations contre mon lail, tout ce que lu me di.s de mes seroions; je crois cependant n avoir riert a ajouter à ce que j'ai exposé plus haut.
Laisse dire tous ces gens qui ne comptent pour rien sur la nature qu'ils n*ont jamais eu le courage de suivre avec constance: je serai nourrice en dépit d'eux. N'a-L-on pas vu des exemples sur|U'enanls du temps considéralde que les femmes, une fois mères, conservent ou recouvrent du lait?
Je n'ai pas encore In la letlre de Villefranche; M. d'E[u] n'envoie pas la sienne, je vais fermer mou paquet, Aflîeii, mon bon ami, je feiubrasse de tout mon cu'ur.
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A IlOLAND, \ PAllIS
Snmi*ili, lîi janvier [i7Hî'i]* à 9 iiom-fs du sotr, — tJ'Anï'oMs.
Tout le jour s'est [>assé avec le projet de l'écrire, sans pouvoir Texécuter; je ni't'^lais presque enj^agéc avec M, de B[ray] à f avertir aujourd'hui, par voie diiecle, (jue rien n'est encore arrivé de ton patjiiel
lÈûB ëgayiH*; jt» crois qu'il nMuonliMu dilFicil^jnenl h*s (Irjjoiils A** cet élnL . , ^
Celle du 8 janvier est au ms, tj53a, fût 1 AH-i '*c). Roiciud Si' nxilleilrs exhnrtationî* que sa IV^uirm' lui a fuiU^stjf» jKtnioun*Tii s^iui frère do Lcnn;|Jonl ; ff Deruli^retneni Mmifttnt' gfimdmt, aujourd'hui Mtuhtme jttt'che. FJlf fait son rtu^ti«'i% dit M. I>?inl!ieiias, îi faut fuê çê mt chcse bien dauce de préchef*. . * y^ fm$ il aunonce ejiie la i>aix est faile, ei il
fait |»assin' liiie lellriniiTJVi*t» di» Villt^rnmclM', '^ M^. i] 'iii8, foL 1 .15- 1 Sr». Le riinnivsrr il donne* 1781, mais c*est sûn*raent 1 78 q , car : 1* ^-n janvier 1781, Madame Roland éialih Ronen ; a" ÏMidora, donl il est i|Ue5lio > , n'êsl m^i* tjiiVn m-tolirf^ ^7^1 î 3" cVsl vu i'jH'i tjni* le 1 il j^invicr h nili" un samedi. iVl. Fangèie, ijtti a cilé deux lignes île eelle lelti^ ( Mêrit, , Il , u>5 ) , i'a mise en 1781, La lettre esi linibré^' d'Amieusi.
annoncé f^l M. de B[ray] présume que peut-être tu auras chargi^ rcxpéditioa le libraire même, et que Gelui-ci Taura ncîglijjee; dana] cas, il te prie de le faire diligeuter. Moi, j'imagine que tu n'as pas! renvoi dans le temps où tu paraissais annoncer que tu le ferais J bien que l'oo joue ici quelque tour à M. de B[ray] pour se vep dune petite vilenie que je vais te raconter '*^^, Il est reçu, comme sais, de donner cinq sols au commissionnaire du bureau des voilur qui vient apporter cliez vous le paquet qui vous est adressé, qu€ ballot soit considérabic ou non, G*est un monopole, dil-on; d'accoJ mais il est toléré; si fou veut s'y soustraire, on est mal servi; c^ Thisloire de notre ami, ou du moins de sa femme, à laquelle il veu\ la balle. M"*" de B[ray], prétend-il, faisant venir fréquemment millfj clioses de Paris, s'est ennuyée de payer toujours cinq sols pour misères dont le port n'était parfois que de quinze; elle s'est netlem^ expliquée, et s est conduite en conséquence. Mais, par une conséquei| non moins rigoureuse, à la première occasion, les affaires qui conce naieat M. de B[ray] ^^onl demeurées cinq ou six jours dans le bureau, et cela tomba précisément sur un envoi d'importance qii*il attend^ impalieomient, 11 lut voir M* Berny <^\ se plaignit, leçul des promesH de mieux faire à Taveûir, etc. Quoi qull en soit, je vois qu'il n'est pas sans redouter encore quelque vengeance; sans doute, il n'a pas la conscience bien nette sur les moyens qu'il aurait dû prendre pour Féviter ; c'est pour éclaircir ce point qu'il voudrait savoir précisément le jour où lu as fait l'expédition proposée. ^ J'ai envoyé bier par les bureaux un vrai cbilïoii de lettre bien gnP fonnée, grâce à ta fille qui ne me laissait pas de repos; c*était encore pis aujourdliui, que j'ai permis de sortir à sa pauvre petite bonri
^^' L*envoi à Ainieuâ d'un paqiiêl des Letbea d'IUiiit\
^'' Imcntitirc (k ta Somme ^ G, 43»i : ff . , . diveii?es (daintes fait<*s cou Ire l'* sieur Deberny, dirtîcleur de» Messag^eries , à Amiens, ([(d, oulm h poH à(*9 patjueln,
exîgâ un druît de cinq sois par paquet { ki^ porter à dotuidle, etc . . *>.
^^'> M. de Berny, ^diï*ocleur des noiive dïiigiHices et du rtmlage*i (Alm, de Pio 178a, p* 93 et 98)* Il éiàïi fermier i service; de là l'avanie dont on se
fort afOigée de h mort d'une sienne grand' mère, et tourmentée par rinjustice d'une Unûv intéressée. Je m'intéresse à sa peine, c'est un bon sujet qui s'altarhe à noire enfant, et dool je suis fort contente. J'ai fait partir tan toi mon estropiée, poui' aller cliez sa parente guérir son lalon, qui la tiendra longlemps, à mon avis, à cause de sa manière de se conduire, jointe d'ailleurs à la rigueur de la saison* Je n'ai point donné a cette Elle son compte en ibinie ; c'aurait été la contrister dans un mauvais moment; mais j'employeiai son absence a cljercber un sujet qui me convienne encore mieux qu'elle ; j'ai reconnu de rindoience, de l'abandon, de la bicheté, qui ne me promettraient pas un service satisfaisant. Marie-Jeanne est toujours des nôtres ; je crois qu elle me gâte un peu, et me fera trouver les autres domestiques bien maussades en conq>araison.
M. d'E[uJ est venu hier me voir sans façon, col mro Cicisbeo qui m'apportait lâoo^; il est revenu ce soir me faire voii" une toilette brillante qu'il allait [Homener en visites. 11 était dit que M. d'E[u] m'enverrait les autres 4oo^ ce malin; elles viendront sans doute, quoiqu'un peu plus tard. Je lui ai écrit un billet, à foccasion de la botanique ^^^ pour lui mettre Fépée dans les reins; je l'enverrai demain à son lever, retard que j'ai apporté parce que je devais le voir précédemment, suivant ce que m'avait dit M'"'' d'E[u]*
Dimanche malin. - — Je me suis interrompue ici encore pour la petite, qui est d'une iinpatieiiee et d'une gourmandise au delà de toute expression. Elle a bonne envie de vivre et autant d'empressement à prendre le sein, que j'en ai à le lui donner; le lait n'est pourtant pas encore dans toute son abondance; il y viendra, j'y compte fort, et nous nous portons à merveille.
Je voudrais bien avoir ton avis positif sur une chose qui me dorme toujours quelt|ue incertitude: je t'ai dit ce que je pensais de Marie-
^*^ Travail que préparait M. d'Eu. Rolaii<l ptîlUe botanique aquatique aiin*5ninsc : qu'il ï^rit à sa femme, le 1 3 janvier [nu. 6'j/hv, la nourrisse. , . ^ Nous ue croyons |>ns que fol, 1 acj) ; fT Presse M. iFEu pour l'Iiistoire de l'ouvrage ail pam.
Jeanne, el je persiste à croire que nous Faurions si nous voulions; je t'ai aussi fait part des raisons qui me font balancer. Cependant je ne puis lui supposer l'idée de son propre avantage pour ses derniers jours; elle n'ignore pas que nous ne sommes point de ce pays et que nous n'avons pas le projet d'y rester des siècles ; je sais aussi qu'elle a placé à l'hôpilal d'Amiens une femme pour s'y assurer un lit, une retraite commode au cas d'infirmités. Elle a, dans sa maison, quelque petite disgrâce de voisinage et de parenté qui contribuerait à la lui faire quitter ; elle m'entretient assez souvent de l'attachement qu elle a conçu pour nous, même de l'ennui qu'elle éprouvera de ne plus me servir, pour que je puisse regarder cela comme des atteintes qui m'embarrassent un peu, parce que je ne suis pas décidée. Ordre, économie, expérience, dévouement aux inténMs de ses maîtres, intelligence, elle a tout, pour bien conduire notre petit ménage, avec beaucoup de repos d'esprit et d'avantages pour nous; sans doute, elle aurait aussi quelquefois de l'humeur, de l'attachement à ses petites idées, et sa grande dévotion à ménager, etc. Que penses- tu? vodà ce que je voudrais savoir.
J'ai été aujourd'hui à la messe pour l'édiGcation de mon prochain; ^ j'ai reçu M^^ Cannet, qui m'a pris beaucoup de temps, el je finis à la^^ hâte, à cause de Fheure.
Je t'envoie des cheveux de ta fille; je te dirai un autre jour pour — quoi cette petite folie.
Je n'expédie rien aujourd'hui par les bureaux; tu as reçu sans doul toutes mes lettres j)our çà et là. Adieu , bonjour, je t'embrasse milL m fois ; midi sonne.