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un pàl saccuiiiiîioJer «rua nuiiLbro tF^uvrages cqujvateiil à la loUliltï de ce rjui te reste des Lettres, coadure ces marchés avec tous en même temps, 83118 qu'ils fiisseiii instniiLs rt;ciproi|iicmcuU ci leur délivrer la pacotille à tous à la fois avec la même adresse.
Je trouve fort bîeu les comment, mais les moycus, isolée comme je suis?. , . Ua libraire qui prenne tout est peut-iHre encore plus diUicîle à trouver, surtout quand il s'agit d'aller oiTrir; ces fjens-là se prévalent si bien! Je lâcherai de voir, mais j'enrage d'avance, car que sert la tète avec des bras si courts? — Combien au juste te resle-t-il de réditionO)?
J'ai bien reçu hier la lettre où lu me donnes la note pour Stoupe^-l Demain aussi, je verrai Prauit'**^ J'ai eu dans son temps la lettre que tu m as renvoyée de M, d'Huez; ainsi notre pauvre ami se sera mépris* Cependant, si lu m'as écrit tous les jours, il me manque une lettre du mercredi, carjr n'ai rien de cette date et j'ai passé le jeudi sans rien recevoir, après avoir bit^n ccunplé les heures sur mes doigts, tout eu éerivant. Ces copies prennent un tenqjs incroyBlïle, je ne fais aulre chose, et cela, joint à des bains de pieds pour mes yeux, qui vont bien maintenant, et [lour me procurer un rehîchement dont j'ai grand besoin, — ces copies, dis-je, et ces petits soins de santé renipliss<*ul mes joui'uées.
Toul ce que je lais pour fligérer mon ilîner, c'est de passer une heure avec Clarme en français, car je ne me sens pas le courage de tj*availler l'anglais. Une causerie le soir en faisant le petit souper, des visites de Flesselles que je regarde comme mon bon ange, des apparitions de M. ParaulL voilà ma vie.
Me voici lïien obligée de courir avec celle histoire de douaiu» qui
' lUilaïui l'rjniiitl, lo *n] myiN i-^Hh (ma. (iq4o, fat. i6;Vi60) : '^Fma pour le Votfttffp (ritttlit' cfimme tu IVutiMutras ; tl tm reste encore île 600 « 700 i'x<Minilaïres.,.^ En ûïi de compte. Ton vrage ne >»'^coiilu pus. — Voir A|ipenttico t).
^' S(ijii|M.\ itapriineur. rue tk in tl.irpc
{Ahti. *h Ptiriii Ai^ 17»%, |). J^it»), un d(»s i n I [ M 'i in* ' m"s 1 1 1 * V EnetjHfipétiù • mvtltfHÎiq m* .
^^' l*ratiit, impriinem', quai ries fÎTiiud^- Aug-Hstiîis ( t Im. r/f Ptuin de 1 78.1 , p. 122)^ un des imprimeurs de lEtwtfchpétlie mé- ^hmHqMr H inipi'imeur di» Roi ( 1/wi. rnft! de 178.'!, \u 5oi>).
in impatiente. L'affaire de notre ami a passé hier au petit comité, mais ii ignore ce qu'ont prononcé nos seigneurs; le petit Bl[ondel] s'est récrié sur retendue des demandes; voilà tout ce que Fless[elles] a tiré de ce monseigneur en allant le voir ce matin.
Le contrôleur général ne revient point de Versailles mardi prochain; ainsi le prononcé définitif sera encore pour la semaine d'après, et notre ami est pour ainsi dire écroué. 11 va demain à Versailles pour son affaire et la nôtre ; il doit y coucher. M. Collart avait à peine parcouru nos mémoires; ils raisonneront dans ce voyage.
Temps et patieîice; il faut furieusement perdre de l'un et gagner de l'autre pour faire quelque chose en ce pays !
M. d'Antic était mal ce matin ; il semble ne s'être pas fort bien traité lui-même ; il a voulu aller tant que, tant que ... et il n'a fait appeler un médecin qu'en demandant un confesseur. Il montre une résignation édifiante et paraît compter sur l'événement. Ainsi cette maison qui me promettait le plus à Paris va s'évanouir comme un songe; bientôt la demoiselle, à quelques différences près, sera comme M^^ Bexon^. En vérité, quand je vois toutes ces choses, je n'ai plus la moindre velléité pour la fortune ; il me semble que nous sommes aussi heureux qu'on peut l'être dans ce monde , avec le petit coin de terre oii nous pourrons poser la tête en disant adieu à toutes les vanités. Porte-toi bien, mon ami; que le ciel nous conserve notre Eudora, et je ne désire plus rien sur la terre. Je t'embrasse avec elle affelimsiMimatnente. Je baise cent fois tes lettres et peu s'en faut que je ne croie que notre absence aura bien fait à la petite, que je trouverai toute sage.
Je n'ai pas vu M. d'Huez. S'il m'attend, il n'a qu'à prendre patience. J'ai écrit au Longponien et à Platon.
Dimanche malin. M. d'Antic était un peu mieux hier au soir. Je t'embrasse.
^*^ L*abbë Bexon était mort le i3 février 178&, laissant sa mère et sa sœur dans la gêne.
'\ ROLAND, [À AMIENS"'
Ltiotli au soir, 99 mam 178^^ — f dp Paris].
Vivat! mon Inm ami : M. «l'Antic e^^l litus de flanger; son (ils iiVcst venu voir ce matin; j*ai Hv cel apr^^s-inidi voir M*'*" d'A[ntic]. Nous avons tiré des portraits à ia silliouelle pour envoyer en Suisse à Lavater, qui a fait sur les physioncunies un ouvrage dont je rapporte le premier volume, que jv rendrai demain ^'^K J'en causerais plus longuement, mais j'ai plusieurs choses a le diie et beaucoup à faire; je suis fort {jaie, tant soit peu impertinente. Quanl au premier point, rheureux changement de r<'»tal de nos amis i'e\pli(|ne assez; pour le second, tu le trouveras bien motivé, quand tu sauras que je me dorme les airs de corriger les ouvrages de mon mari sans sa parhcipatinu. Voici le fait. J'ai été chez Stoupe; il t'a envoyé non seiilemi^nt la leiiillc annoncée par sa lettre, mais encore une seconde immédiatement après; ce sont les feuilles y g^, m'a dit le prote; j'ai dit que j'attendrai encore un jour pour oVassorer de leur sort, puis que je prendrai avec M. Panckoucke^^^^ d'autres arrangements, et qu'en attendant que je rinstruisisse, lui, Stoupe, desdits arrangements, il eftt à m'envoyer les nouvrlles feuilles à mon hôteK J'ai été chez Prault, qui i\ bien reçu les tixïis feuilles du plan, etc., mais qui t'a expédié depuis les feuilles le ! contenant la suite du blanrhmttge et le boursifr. Comme il y a longtemps *le celte expédition, il est assez clair que c'est perdu. Je lui ai répété vp que jVvais dit à Stoupe, J'ai été chez Gellot,
*** La traduction française dps Fragments phy^iqgnmHùtiique/i dr» J^vatcr. qui avait paru a la Haye en 1783, 9 voL petit in-foK — Le troisième voliimft n'avait pas encore paru (voir lettre do 1 1 avril 1786), On \w ieut «pj'en 1787.
*'^ On voit que Madame Roland . dans Vliitervalle de ses dëmarcliefl pour les Lettres de nobk^sse, s'occupait activement» auprt's das imprimeni^ et de T éditeur, du Dictionnaire dcH muHufQttnres qiie Roland faistnl imprimer, (Voir, sur Panckoiicke, TAppendire ti.)
qui t'a envoyé trois fois cette première maudite feuille de soierie, puis deux autres feuilles g h. Même compliment à celui-ci qu'aux deux autres.
Demain je me fais informer où est l'Intendant, et je verrai, je tenterai s'il y a moyen de savoir ce que sont devenus les envois; je recevrai une lettre de toi qui, peut-être, aura quelque chose des derniei's de Cellot. J'irai voir Panckoucke et, indépendamment de l'arrangement, je lui ferai entendre qu'il faut que tu m'adresses par sa voie les minutes que tu pourras trouver des six feuilles, deux de chaque imprimeur, en voie maintenant avec leur manuscrit. Je le manderai ce que nous aurons arrêté, et je corrigerai sur nouvelles épreuves avec les minutes que tu peux toujours rechercher et mettre en ordre dans nos premières copies, pour me les adresser sitôt que je te dirai le comment. Il faudra bien que tout ceci sl^arrange. J'aurais été de suite chez Panckoucke sans la persuasion de ne pas le rencontrer l'après-midi. Ne t'inquiète de rien, voilà nos amis tranquilles, je me porte bien, j'ai des fonds pour dépenser en travail et tout ira bien.
Le frère a parlé de la part de M. Tronchin à M. Dessaint de la douane, qui l'a renvoyé à la police où on lui a fait espérer d'éviter le renvoi à la chambre syndicale; demain, il retournera chercher ce que nous espérons être une permission de lever le paquet sans obstacle.
L'affaire de Blin est rangée, excepté les reliures qui seront à faire à part; je fais cartonner notre Dictionnaire et le Traité de la gravure; le petit ouvrage qui a servi d'appoint sur l'agriculture ne sera que broché : voilà tout ce qui nous regarde.
Ton homme au rasoir est un fripon comme tant d'autres; il a dit n'avoir offert de changer qu'autant que celui livré ne conviendrait pas à l'essai, et qu'on le rapporterait sous quinzaine; définitivement, il en a donné un autre : je n'ai pu essayer ce qu'il vaut par la lame, mais le manche m'en a paru inférieur; c'était rangé quand je suis arrivée. Le frère me fait au soir fidèle compagnie, m'apporte tout son
ménage, et court pour moi, comme tu vois; il ne trouve rien sur les pelleteries. Si j'avais des culottes ou qu'il fît moins mauvais, je pourrais chercher, mais je ne puis tant promettre. Tandis que je t'écris, le frère lit Lavater de l'autre côté de mon bureau; je vais aussi y mettre mon nez afin de pouvoir t'en rendre compte. L'ouvrage est intéressant, mais il coûte six louis. Je pourrai t'en envoyer un beau récit à faire à notre voisin, pour le tenter.
A propos, ta lettre du mercredi (^) m'a été remise par notre ami, ce matin; c'est une délicieuse causerie; j'avais bien raison de sentir tant de vide le jeudi. Adieu donc, je griffonne pour 9\\er presltssimo et je ne sais finir.
Je t'embrasse à tort, à travers, avec notre petit poussin sur deux de nos bras dont je lui fais un siège en te pressant de l'autre. Adieu !
Prends bien garde à ta santé. Tu as cessé le s[aint]- bois. Sens-tu davantage le magnétisme?
Mardi matin.
Je crois que, pour épargner le temps, tu pourrais, sitôt après le reçu de la présente, chercher dans nos vieilles copies ce que tu jugeras devoir occuper les feuilles indiquées, en faire un paquet, — sans oublier ce qui concerne la première feuille de la soierie où tu indiqueras bien le grec que je n'entends pas, — le mettre à la diligence, à l'adresse de Panckoucke que j'en vais prévenir. Je ne vois rien des d'Huez; je n'espère guère du Longponien, qui a écrit à M"^ de la B[elouze] qu'il avait beaucoup à faire, qu'il était seul parce que son vicaire a pris cure, etc.
Je t'embrasse de tout mon cœur.
L'ouvrage de Lavater a des gravures charmantes.
^'^ Lettre de Roland (ins. r)«jjAo. foi. 1 67-1 58), commence le mardi au soir q3 mars et terminée le mercredi »î4.
À ROLAND, [À. AMIENS'"
Mercredi au soir, [3i mars 1784, — de Paris].
Panckoucke est revenu me voir; son billet, que je joins ici et qu'il ma adressé ce soir, te dira tout. Je suis fort contente de lui; aussi m'a-t-il bien répété qu'il ferait tout ce que je voudrais^ et ce langage plaît aux femmes.
il m'a fort pressée de manger chez lui; je lui ai dit net que j'étais très sensible à sa politesse, mais que cette même politesse devait lui faire juger que je ne pouvais aller manger chez une maîtresse de maison que je n'avais pas l'honneur de connaître. Il a répété des instances, des bavardises, etc. J'ai tenu bon; il a paru mortifié sans vouloir paraître y renoncer, comme tu le jugeras par son billet.
J'ai vu l'ami d'Antic, qui m'a apporté le second volume de Lavater que je vais parcourir; il m'a parlé avec sensibilité du billet que tu lui avais écrit et auquel il n'a pas répondu , car il n'arrête point encore à son bureau; il est hai:assé; il a passé dix nuits sans se déshabiller; il doit aujourd'hui coucher chez lui. Son père va toujours un peu mieux. On fait aujourd'hui une consultation pour changer son régime.
Il y a trois concurrents pour la place de Macquer à l'Académie des sciences. Quatremer-Dijonval, Fourcroy et Duhamel, l'inspecteur des mines '^'; on croit que ce dernier l'emportera. H s'est trouvé quelques voix pour d'Arcet'^^, qui se ressouvient d'avoir été refusé quatre fois
^') Ms.6îi3g,fol. âo-si.Le manuscrit dit comme professeur de chimie au Jardin du
ffi" avril n, mais il faut lire rr3i marsn, le Roi. 11 est trop connu poiu* que nous ayons
1" avrU 178/i étant un jeudi. rien à en dire ici.
^*^ Le chimiste Macquer, membre de Jean-François-Guillot Duhamel (1780-
TAcadëmie des sciences, était mort le 1816) était professeur de métallurgie à
1 5 février 1784. C'est Quatremère-Disjonval TÉcole des mines, fondée Tannée précé-
(1754-1880) qui fut élu à sa place. dente , et inspecteur général des mines.
Fourcroy(i75.S-i8o9) remplaça Macquer ^^^ Jean Darrot (1725-1801) entra peu