‹ Lettres de madame RolandChapitre 41 sur 42 · À MONSIEUR ROLAND DE LAPLATIÉRE · texte numérisé non relu

À MONSIEUR ROLAND DE LAPLATIÉRE

INSPECTEUR DES MANUFACTCKES ET DU COMMERCE DE LA GÉ.>iÉRALlTE , QDAI MO>'SlELn. MAISON DE M. DE CHAMBURCV, A U'ON '**•

Le 18 [oovenihre] 1787, au soir, — [ila Clo»].

Je t'ai fait, mon ami, une assez longue lettre ce matiD; mais j'ai dessein de te réserver cette causerie pour accompagner le paquet de iinge quon te portera jeudi^^^

Cependant, comme on va demain à la ville, je ne veux pas laisser échapper une occasion de Tenvoyer un mémento.

H serait possible que tu ne le reçusses pas plus tôt que mon épîlre» car je ne crois pas qu'il y ait [de courrier] ^^^ avant mercredi; quoi qu'il en soit, je ne [veux pas] que lu attendes rien en vain : reçois donc ce petit billet et mes tendres embrassements.

récris à Dieppe, c'est-à-dire à Rouen, car Platon devant s'y trouver le 19» il y restera bien cinq à six jours.

J'ajoute à ce que je te mande d'autre part avoir déjà exprimé, que le jeune homme doit avoir une adolescence Ibugueuse, parce qu'il paraît de force à avoir des passions robustes et qu'il n'a rien dans Tàme pour les modifier^ les adoucir, les faire tourner au proGt du sentiment; qu'il faut donc que ces années de crises se passent dans une si-

<'> Uh, 6-139, fol. ai3-ai/j. — La lettre porle le Lîmbi*e de la p€sle de Villfffroncbe.

Nous reproduisons in txtettso la siiscnption , qui donne la nonvf>lle adresse de Roland h Lyon.

^'^ Comme on le voil^ la lettre pr^cédenle a éié écrite le iH au matin ^ mais pour n*^tre ej^pédiée que le jeudi a a, avec ie paquet de linge; c'est jjom*qum elle a un

post-scn[ïtum du ao» — Celle-ci est Arrile le 1 8 au soir et e\pédiée par b poi»te.

^^'^ Df^chirui'e du papier. Nous suppiéoos le mot. Nous indiquons plus loin , par des crochets { ], les autres dëcliirures. eu siipplÀint quand nous le pouvons.

Ij n'y avait eu eiïet ilarrivée à L^ou, pour les lettres venaut pir la roule de Bourgogne, que les lundi, jeudi et ^medi {Alm. de Lt/on).

luation qui le tire hors de iui-mt^me, le force à l'action et lui donne de Texpcrience maigre lui; que s il eût aimé IVHude, tout était dit,

Iiuais que, rf aimant seulement pas la lecture, il n'y a point de prise de ce côté : ce sérail folie de s j obstiner. 11 faut donc qu'il soit exercé, qu'il le soit violeumient, que la nécessité le goui*niande; c'est tout ce qui reste pour en faire non un sujet distingué, mais un honnête homme qui suive une carrière commune, sans écarts et sans éclat. Sans doute, à d'autres yeux que les nôtres, il pourra paraître beaucoup moins mal. t)e ifest point encore un mauvais sujet, mais un homme commun; ses inchnations ne sont pas perverses, mais triviales; il ne manque point d'intelligence, mais de tact, parce que celui-ci tient

lau sentiment d'oik résulte aussi [. . .] qu'il n'aura jamais, parce que la nature [ ■ ] pas fait sensible. Ses délauts réels sont la [. , .],

lia mollesse, Finconstence et toute la kyrielle qu'entrament ces qualités

I négatives : ce qui contraste singulièrement avec une haute opinion de lui-même et une excessive répugnance à être repris, conduit ou gêné. D'après quoi, il nous considère, mais ne nous aime pas : ce qui arrivera égalenieu* d(* tout, ce qui s'élève au-dessus de sa portée, par conséquent d'un état plus relevé que son co^ur, etc. etc.

Avec te compte rendu de tout ce que tu sais et de ce dont je te parle dans mon autie lettre, les choses prendront îa tournure à laquelle nous devons nous attendre. D'ailleurs, je le dis expressément au

(père, s'il n'eût communiqué qu'à lui seul son ennui el ses projeta, nous pourrions, instruits par Platon, ti^vailler à le ramener; mais, après ce qu'il nous a mis dans le cas de lui représenter A la manière dont il Ta pris, il ne peut plus rester.

Je Tatteudais ce soir; j'ai grand peur qu'il ne se dégourdisse trop avec Lubac et que tu n'aies pu le retenir assez. Du moins, qu il s'en aille chez lui les braies nettes! J'en ai du [souci, à] cause de ses bons parents.

[Ton] frère n'est point venu; nous verrons demain; tu auras la présente le même jour que mon autre causerie; je ne m'étends donc pas davantage et me réserve à le faire dans mun lit oii je vais me cou-

i.KiTbK!ï m aiuiMit BULAafi.

ho

cher, ïiprès avoir mangé le pain. Mon pauvre ami! lu le lais liltéralemeuL ïlaiis Loti chieu île petit ménage; lais-loi donc acheter quelques douceurs. Adieu, je feuibraiise di tutto el mio cuore, Li Lacio per tutlo, et aucore, et ancore.

À BOSC, [À paris'".]

Tandis que sa fille écorcïie une leçon qui lui écorche encore pluH les oreilles • et qu'elle solfie comme elle peut des notes qui ne signifient pas grand'chose, elle veut lui écrire un mot, rr impertinence à parU pour conserver mon souvenir dans votre esprit, comme on dit que les petils présents entretiennent famiticT». — Elle a du travail par-dessuâ la tête, — Ce qu elle fait à la campagne. — Demandez donc à Lanthenas s'il est mort; je n entends plus parler de lui; cela m'ennuie. Adieu, race (^J; je vous embrasse à la grosse morguienne, mais de ceni lieues.

, [k ROLAND, k h\Oîi^'\]

Jeudi soir, 39 novembre 17H7, — [du Uosj.

Je reçois ton paquet; je te lis, te savoure, le relis et je ne sais plus rien faire autre que l'entretenir.

Une lettre de ce bon Lavater^^'! Je Tai baisée avec un trans|iort

t'ï L. auL, 3 p. to-8'. N" 1039, partie de k veaLe du *2 1 janvier i855* biverdcL expert. — Nous triÉiïscrnou,'^ l'yiialpe el les ciUtioiis du Ctilaliiijye,

f*^ Sitf datis Je \e\ie que uouj* ImaBCi-ivoa».

^'^ Ms. (ÎJ139. (ol. it5-3i6.

^^^ Madame Roland , du jour ou Uusc lui

avait fait lire le livre de Lpîivater ( voir lettres du ù^ mai*» 1786 et suivantes), s en ëtait éprise, C*est avec onthousiasme qu*eiie raconte, dans son Yotfngç en Suisse (p. 3Ss* 356), des entretiens que son mari el elle eureat à Zni'îdi, en août 1787, avec le bon psleur zurichois. ( Cf. Métnoireê, t. Il, p* tS 1 .) — M"' TaiiJet, aiTjêre*petile-aUe dm Rt-

AN.NKE 1787.

pi serait risîble pour bien des gens, et je la garderai comme d'autres conservent dans leurs archives celle de quelque personne royale. J'imagine que tu auras bien promené ses recommandés» et au cabinet Le Camus ^*', et aux tableaux Montluell^î, et à la maison de Jouy W, et à

land , ctjïiserve daus !*oii châleaii de Rosières , pi es Bourgoiii , deux dessins à la siihorielle Boire, faits par l^valer, et reprë>MînUir»L Roland, M«'Hlame [înlnntl et leur fille. Ce sont c*i\i\ qu avait Bosc eo i8*io. (Barrière* t l.p.375.)

^'^ Voir, sur Le Gamoti, fa lettre du 1 1 août 1786, — H habitîiît la ^Maison de thàpital», il rang-fe de la rue du PniLs-du-8el (devenue anjounrinii le quai de Pierre- Scixe) et de la rue Saiiit-Fauh Cette maison, qui existait encore d y a uue vingtaine d'aune, a éié remplacée par une cûnslruclion neuve (n"* 90 du (|uai de Pierre-Scize et Qt de la rue Saïut-Paul). Leti Uttmmttks de Lym se bomeni à signaler ''le caJjinet de M» Le Camuse (p. ^1*10 d»? ÏAfnmHach de 1784), sans dire où il se trou\ait. Hoiaud, dans une longue lettre h Bosc ( collection Mon-isou, ini^dite), sans date, maii^ i[ni paraît être des premiers mois de tj^^). eu bit nue niervedleuîte descriptioii. H énuiuére non pas seidement nne bibliotln^ue de <iiï,ooo Vfïlumes (!), «-nu beau eabînet friiistoire iiutiireUe, cpiant à la partie minënilogique surtout^ un cabinet de pb}sique. ... un laboraloire de cliimie. . >, un obser\aloire, ele. . . «n , rmiis aussi -rdes jardins délicieuv. , . , serre rimnde, temple de Bousseiiu» pavillon cbinois, bennilaf^. , . . pièces dea II en ipianblë, de toutes leB foraïas, à toutes (•ôbauteurs, cascades jail- Usî^mles, ruisse*mv, Ole, . , -w ['ne îeltre du savant bolauLsle lyonnais, M. Antoine Magnio, piijfessenr h rUnivemtë de Besaneon , nous apprend i|ne le jardin en êta|je>^ de

Le Camus était aux Pontanières, sur le quai des Htroits,

iNous savons d'autre part (Atm, de Lifon, 1790. p. 170), fine Le Canuis était président de la "f Société philosopliique des scienc**» et arts utiles de Ljon^, fonrlée le 17 mars 1785, et que cette Société -avilit formé un jardin de tK>lami|ue et «m lalionitnire de cbimie-? où fou avait fait des expériences et donné fle« cours publies. Le jardin botanique de cette Société ét^nt h l:i Maison Piiata, au baiî de la nioûtée Saintliartbélemy.

■'' Friinçots-Josepb-Mamert de Jussieu de MôDtluel ( 1 7*^9-» 797 )i ancien conseiller il la Cour de» monnaies de Lyon, parent lie fillustre Antoine- l^aurent de Jussieu, dejnêiirant place de LouiVle-Crcind (place BeMecour), était le collègue de Roland à fAcîulrmie de LyoUt où ils avaient été cbargés ensemble de divei-s rapporLs (voir Dirt. 4es mmiuf.. Il, *j" prtie. p. i-j5: — r^egistres de f/Vcadéoiie de Lyon, q8 juin 1 7H5 . 'I9 janvier 1 78H). U praît avoir été fort lié avec Bfdand (voù' letLi'e iUi 19 juin 1 785 )* — \ouB ne suivons rien sur sa collection de tableaux.

^** Lire de Jutjs. — \L helafoud de Ju} s , procureur du Boi bc^noraïrc au bureau deî> lin an ces rie Iaou, possédait* nw de f/Vrsen;il ( aujniircrbni l'ue du Plal, n" ah), nu briiel remarcpiable qu'il avait fait décorer de Hlatues [>ar Bfuibélemy Biaise, sculpteur lyonnais alors eu renom, L'bùtel exiiste encore nt est occujMî |K<r la Faculté catbolique des iscieucfôict îles lettres. \Iadaine Boland,

ton Académie. Si j'avais été à Villefranche, tu me les aurais envoyés à leur passage, ne fût-ce que pour le plaisir de parler de lui avec eux el de les faire jaser sur leur pays. Je ferai mes dépêches : tu comptes donc trouver à les expédier sûrement par Lyon? Tu n'as pas encore vu M"*"" Escher, cependant; mais j attendrai ton avis du séjour ou de loo départ.

Je te dirai que le jeune homme travaille avec ardeur : langues, mathématiques et arts, tout est revenu sur le tapis; il me prie de l'écrire qu'il suit tout avec zèle, avec goût, qu'il espère te contenter, et il désire que ma première lettre à ses parents soit une apologie. Il y a temps pour cela, et nous verrons si ces belles dispositions se soutiendront.

La pauvre voisine'*^ a une fièvre putride; elle va bien un jour et mal l'autre; ce doit être encore long et douteux. Quant à mes autres malades, qui t'inquiètent, ils ne me tiennent pas d'aussi près que tu semblés craindre : ce sont les pauvres gens de Boitier^'^J; il faut bien qu'ils s'aperçoivent de ma Résidence en ce pays, surtout dans cette mauvaise saison, après les fatigues des vendanges. Que de misères!

On s'étonne et s'attendrit quelquefois aux descriptions de la vie dure et sauvage de tant de peuples éloignés, sans réfléchir que nos paysans, pour la plupart, sont misérables cent fois plus que les Caraïbes, les Groënlandais ou les Hottentots. Aussi la mort semble-t-elle un soulagement et à celui qui expire et à ceux qui l'entourent. Je viens de le voir dans une femme de soixante ans, qu'on aurait pu tirer d'afliaire si elle eût été prise à temps; mais ces gens-là soufl^rent des mois entiers sans discontinuer leur travail, ils s'alitent «ans rien dire, boivent du vin trempé pour tisane, que la maladie soit putride ou aiguë; ne songent point au médecin ou craignent la dépense de le faire venir,

dans sn lollrc à Lnnlliouas du 3 mai 1790, obiigpaminenl fournis par M. J. Buclie, pro-

malli-ailp fort M. de Jiiys. (ievenu alors un fesseurau lycée de Lyon.)

adversaire polili(pie. ^' J^ Saint-Jean. — Voir ietlre 283.

(l. no partie des renseignements contenus - Le Bottier ou le Boitier, hameau à

tians les trois notes ci-dessus nous ont été 3oo mètres du Clos.

appeiienl le curé à l'agoni*^* <*l liM^passtMil en reiucrcianl Dimi de les délivrer. CepcndanI dc8 témoignage?! d'int^^^êt à leur sort les éfoniieril et les toiiclient; ils sont pnHs k taire tout ce que leur indique une personne qu'ils sentent bien n'avoir d'autre vue que leur propre avantage. C'est une belle proie que Tappréciatio!! de toutes les passions sociales et des soucis qu'elles engendrent, que le spectacle de la mort du pauvre. Oui, je sens que je passerais toute ma vie h la campagne, dans le conlenh*inent el la paix du cipur, et i\ celle cauqiagn*^ particulier remeuL II n'y a pas de voisins fastueux qui rappellent les soltises des villes el l'abus du luxe, qui Imniiiienl le malheureux et indignent les sages; il n'y a pas non plus ce grand nombre? de pauvres sans ressources qui font gémir la médiocrité incapable de les secourir. ... On peut faire du bien sans être riche et ôti e humain sans trop de peine.

Notre frère me quitte samedi; je lui ai dit que je comptais lui faire une visite à Noël, mais qu'il était probable que je reviendrais ici et ne me fixerais è la ville quau mois de février, après une apparition à Lyon. Je lui ai dit que tu serais bien aise de voii* h-'S titres et papiers concernant la campagne, etc., à quoi il m'a répondu qu'il te les donnerait à lire quand tu voudrais, mais que tu ne pourrais l'y reconnaître; f[ue lui-même, avec plus d'usage, y avait grand peine, etc. Au reste, tu connais sa tournure; il ne faut pas se tourmenter de cela v\^ quand lu en auras la fantaisie, tu lui en feras une demande pure et simple, amicale, il ne te refusera ri*m^''.

On est allé à la paille; on arrache le hié noir que des bestiaux voisins avaient dévasté la veille de la recolle; je suis persuadée qu*il sera mieux d'aiïenner ce pré que de le faire valoir. J'ai appris (ju\tprés la coupe du regain, avant qu'il fût enlevé, des gens de Tliézé y avaient conduit leurs bêtes, la nuit, dans le pré, pour qu'elles s'y gorgeassent à loisir. Chaton est revenu, la voûte esl Gnie et fermée, il a fallu faiie une porte neuve; mais j'ai pensé qu'on pourrait prendre la mesure d'une vieille poui" Fouveriure de la seconde porte, quand on

î** Voir loltre 281*.

sera prêt à la faire. Tu penses bien que la terrasse n'est point achevée; les pionniers sont à Compchavassou^^^ où il importait qu'ils travaillassent avant le mauvais temps; par cette raison, le pauvre mûrier n'est point transplanté : son tour viendra.

J'ai revu avec soin les articles règlement^ bonneterie^ arty blanchi»- HagBy etc. . . J'en suis contente. Il y a bien des hardiesses sur l'administration municipale de Lyon'--; elles m'ont un peu inquiétée, sans que j'aie eu le courage d'y rien retrancher, car c'est bien fait, et très bien. Tout le personnel du Règlement m'était déjà passé par les mains et celui-là passera de même ron licenza; mais je suis embarrassée où prendre la fin de l'article soie. Et que faire de tous les mémoires et petits renseignements sur le troupeau du Boulonnais? Fautr-il employer celui des Delporte^^J? Faut-il extraire? Je n'en sais rien. Autre chose; il n'y a sur le mot inspecteur qu'un premier petit brouillon sur lequel je me souviens d'avoir travaillé ce printemps ou l'autre; mais tous les matériaux n'y sont pas; il faut que tu les aies laissés à la ville, et je ne puis aller en avant. Restent donc quelques brimborions que j'aurai promptement expédiés, puis le mouton Carliery le Mémoire mr le Beaujolais^'^^ et le mot de critique syw la nécessité absolue, etc. . . En vérité, cela ne vaut qu'un mot, pas davantage; il ne s'agit que d'un bon moment pour le trouver. J'ai séparé les minutes des mis au net et placé chacun

(') Madame Roland estropie le nom de cet endroit. Le cadastre porte r Combe (ihavassou').

^*^ Voii" Dict, des manuf,, tll, a* partie, notamment p. 35 et sniv.

('J Voir lettre 22.

*^ On trouve, aux Papiers Roland, ras. 6q44, foi. 3 07-3 1 o, des fragments de ce mémoire sur le Beaujolais. Ils sont de 1 écriture de Madame Roland et ressemblent à mie mise au net de notes de Roland. On voit là fort distinctement leur procède^ de collaboration : pour les paragraphes qui sont do Roland, elle ne prend j>as la peine de

les recopier; elle se contente de marquer leur place par les premiers et les derniers mots; ce quelle ajoute, ce sont ie début, la fin, les liaisons, en un mot le cadre d'idées générales.

Roland a imprimé ce mémoire dans son DicL des manuf., t. II, ù* partie, p. 53. sous ce titre : rr Essai sur l'état agraire du Beaujolais, celui des parties du Lyonnais qw Vavoisiiient, et sur l'industrie de leurs habitants. Fait en 1786, lu à la Société royale d'agricidture de Lyon le 90 avTÎl 1787, et en séance publique de la m^nie Société le i() janvier 1788*.

ilans une chemise parlicoli*>re; il n'y a pas granif chose dans tout cela pour rimprimé à petits caractères de ces grands diables d'in-quarto.

Je suis bien aise que mon Voyage te paraisse passable, car j*en ai fait la plus grande partie avec plaisir, et je serais piquée d'en avoir pris à ce qui ne fen donnerait pas. Que fais-tu du poisson-Landine, du p/^danl-Frossard, de l'adroit-Le Camus, de riiypocnte^VilliM's, de la ganarhe-Tissier, du cynique-Gilibert. de resprit-Laureucin, de Thabile-Rasl et de tant d'autres que je vois d'ici se redressera leur manière et jouer leur partie, chacun dans sa sphère^^^ ?

. J'ai été enfin, avec le frère, voir nos dames de Cruix; elles muni invitre jmur la Sainle-Galberine qu'elles célébreront mardi prochain. S'il lait beau, le frère viendra, mais seulement s'il fait beau. Je lui ai rappelé ma requête des tuiles; elles sont payées, mais je n'ai pas bien compris si c'était y compris nos 6^, et je n'ai point jugé à piopos de pousser. 11 a soldé hier, avec ie maréchal d'ici, un compte de ao écus. Tout ira, mon bon ami : ménage ta sauté, prends courage et patience, ne te fâche pas et nous nous tirerons avec le temps et la vigilance»

Tu auras fait visite à M™** Terray? Et dans ta maison, tu n'as vu personne, je parie. Adieu, mon cher loup-loup; adieu, mon bon ami; j'ai bien aimé tes johs 'TSSL, et je t'embrasse en les faisant "S2SL.

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