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MONSIEUR DE COULANGES
Je ne m’amuserai point, ma belle Comtesse, a vous faire un méchant compliment ; mais je vous assurerai seulement que j’ai été très affligé de la mort de notre pauvre chevalier : je m’étais si bien trouvé de son commerce en Provence, et j’espérais m’en trouver si bien partout , que sa perte me touche sensiblement. Hélas I il vous souvient de notre mariiige; qui eût cru qu’il eût été de si peu de durée? Voilà un beau sujet de méditation pour les jeunes gens, et pour tous nous autres.geiis plus avancés en âge; il ne faut |K)int se fier à l’dge ni à la bonne santé; nous sommes tous mortels, et l’heure et le moment sont fort incertains. Je finis par cette moralité un peu triviale, et vous embrasse, s’il vous plait, ma belle Comtesse, avec le dernier respect et la dernière tendresse.