DU MÊME A LA MÊME
A A'oyon, le 7 novembre 1655.
J’iittends ici la venue du Messie, Madame, c’est-à-dire les ordres du quai-ticr d’hiver, avec une fort grande impatience. Je ne m’ennuie pas trop, vu la sjiison. Cela soit dil sans vous offenser, ma chère cousine; il me semble que je devrais m’ennuyer partout où vous n’ètes pas. Je me lève tard, je me couche de bonne heure; je vais, je viens, j’entre en colère, j’en sors, je prie Dieu, je l’offense, et comme cela les journées d’hiver ne durent riçn.
Aussitôt que j’aurai mon congé, j’irai à Compïègne faire ma cour; et si je dois servir cet hiver sur la frontière , comme je l’ai demandé, je serai bien pressé de partii’ si je ne vais pas vous dire adieu; en tout cas je vous écrirai. Madame, et partout je vous aimend de tout mon coeur.
Mes amitiés, je vous prie, à tous mes rivaux, fussent-ils (juatre fois autant qu’ils ne sont.