‹ Lettres de madame Sévigne, avec les notes de tous le commentateursChapitre 30 sur 132 · DE MADAME DE SÉVIGNÉ A M. DE POMPO.NNE · texte numérisé non relu

DE MADAME DE SÉVIGNÉ A M. DE POMPO.NNE

Am Rochers, ce H oclobrc 1061.

Il n’y a rien de plus vrai que l'amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts : vous m’avez écrit si obligeamment là-dessus, que je ne puis y répondre plus juste qu’en vous assurant que j’ai les mêmes sentiments 'pour vous que vous avez pour moi, et qu'en un mot je vous honore et vous estime d’une façon toute particulière. Mais que dites-vous de tout ce qu’on a trouvé dans ces cassettes? Eussiez-vous jamais cru que me*s pauvres lettres, pleines du martage de M. de La Trousse et de toutes les affaires de sa maison, se trouvassent placées si mystérieusement? .le vous assure que, quelque gloire que je puisse tirer par ceux qui me feront justice, de n’avoir jamais eu avec lui d’autre commerce que celui-là, je ne laisse pas d’être sensiblement touchée de me voir obligée de me justifier, et peut-être fort inutilement à l’égard de mille personnes qui ne comprendront jamais cette vérité. Je pense que vous comprenez bien aisément la douleur que cela fait à un cœur comme le mien. Je vous conjure de dire sur cela ce que vous en savez ; je ne puis avoir assez d'amis en cette occasion. J’attends avec impatience monsieur votre frère^ pour me consoler un peu avec lui de cette bizarre aventure; cependant je ne laisse pas de souhaiter de tout mon

• Simon ArniiiiUI, m.^niiiis ilo Pomponnr, ('-(.lil l'ami <lo Foiiqucl. Apros i.i ilisjjrarp de ce minislrr, il fiil rologiip A Vordiin.

î .\ntoiiiR .Xrn.'iiild, .ililio do Chaiiinos. Il olail l'ainr do«i otirant>; d'.lrtiaidd-d'Aiidilly

LETTRES

cœur du spulagement aux malheureux, et je vous demande toujours, Monsieur, la continuation de l’honneur de votre amitié. Rabutin-Chantal.

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