‹ Lettres de madame Sévigne, avec les notes de tous le commentateursChapitre 93 sur 132 · Unt do Bussy-llahutin · texte numérisé non relu

Unt do Bussy-llahutin

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deviner ; j’espère que vous me l’expliquerez. Vous me faites une relation divine de votre entrée dans Arles ; mais il me semble cpie vous auriez grand besoin de vous reposer un peu : vous avez toute la fatigue de votre voyage à digérer ; quel temps prendrez - vous pour éela? Vous êtes là comme la reine ; elle ne se repose jamais, elle est toujours comme vous êtes depuis quelque temps ; il faut donc prendre son esprit , et avoir patience au milieu de toutes vos cérémonies. Je suis persuadée que M. de Grignan est bien charmé de la réception qu’on vous fait : vous ne me parle? guère de lui , et c’est de ce détail que je serais curieuse. Je crois que le coadjuteur a été noyé sous le pont d’Avignon. Ahl mon Dieu! cet endroit est encore bien noir dans»ma tête. Dites-moi si cette expérience ne vous fera point un peu moins hardie ; il faut qu’il vous en coûte toujours, témoin votre première grossesse i; il a pensé m’en coûter bien cher cette fois , aussi bien qu’s vous. Voilà le Rhône passé ; mais j’ai peur que vous ne vouliez tâter de quelque précipice, et que personne ne vous en empêche : ma chère fdle, ayez pitié de moi, si vous n’avez pitié de vous. Le cocher de madame de Caderousse ^ fait assez souvenir de celui du cardinal de Rètz. Ah I M. Busche , que vous êtes divin ! Je vous ai conté comme je l’avais bien reçu. Je suis persuadée que cette pauvre Caderousse mourra bientôt ; à peine sait-on ici si elle est morte ou vive : j’en dirai des nouvelles, si on veut les écouter. Corbinelli m’écrit des merveilles de vous; mais ce <|ui le charme, c’est qu’il croit et qu’il voit que vous m’aimez : il a tant d’amitié pour moi, qu’il est ravi que l’on soit dans son goût. Mais que je le trouve heureux cte vous voir, de vous toucher, d’écrire auprès de vous! Je crois que vous aurez eu aussi quelque joie de voir un de mes amis, fet qui est le vôtre si véritablement.

< La rausse-couche de Livry.

* FiHc de madame Duplessia-Guénégaud.

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