‹ Lettres de Madame SwetchineChapitre 10 sur 26 · A MADAME LA COMTESSE DE GERMINY · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE DE GERMINY

Cahors, 'i août i836.

Ma bien chère, c'esl au milieu des inquiétudes qui ont précédé mon départ de Vichy, que j'ai reçu votre lettre du 12 juillet, qui m'apprenait la perte cruelle que vous aviez faite. Nous paraissions livrées à des soins et à des objets tout différents, et pendant ce temps nos impressions se rapprochaient ; elles se con-

1 Les lettres adressées à Mroe de Germinv parlent a\ec une affectueuse sympathie de son jièrc et de sa tante.

Mmc de Germinv est tille de Jean-Georges Humann, né à Stras-

I m >iiru le 6 août 1780, mort subitement au ministère des finances le 25 avril 18^2. Il avait fait d'abord partie du ministère du

II octobre i832 formé sous la présidence du duc de Broglie. II exerçait une grande influence à laCbambre comme financier habile et comme ferme défenseur des intérêts de l'Etat. Sa droiture dans la gestion des affaires n'acceptait jamais un compromis. En dissentiment avec ses collègues sur la conversion de la rente, il quitta le ministère à la fin de l'année i835 plutôt cpie de consentir à l'ajournement d'une question si importante et dont il croyait l'heure venue. En i84o, il rentra au ministère avec M. Guizot. M Humann était très fidèle à la pratique des devoirs religieux. Le jour même où il fut frappé d'une apoplexie foudroyante, il avait lu dans un auteur allemand qu'il affectionnait une méditation sur la préparation à la mort.

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