LETTRE LXII
Dimanche soir, i G octobre i~7l.
IVlox ami, je n'ai point répondu hier à votre charmante lettre, et je ne répondrai jamais à mon gré à ce que vous me dites sur M. de Fuentes. Eh, bon Dieu ! où trouver des expressions qui rendent un sentiment tout nouveau pour mon ame? Ah! vous m'avez pénétrée de la plus tendre, de la plus vive reconnoissance; oui. il me semble que jamais je n'en ai dû autant à personne : en effet, votre mouvement, votre sentiment sont nobles et élevés comme la vertu : pourquoi donc ne mettrois-je pas mon bonheur ù les adorer ? Je ne sais de quelle nature est mon sentiment : mais c'est vous qui en êtes l'objet; et il y a des instans où je suis toute prête à m'écrier : Enée est dans mon cœur, les remords n'y sont plus. Hélas! je n'ose prononcer ces mots : je le sens, on ne sauroit tromper sa conscience: quel trouble s'élève en moi! que je suis malheureuse ! Mon ami.
::-vous qu'il soit possible que la paix puisse rentrer dans moname en vous aimant : ou bien. . - . ivre sans vous
aimer i demande compte de
moi : je ne me connois plus : avec un mot, vous chan.:- :>sition de mon ame. Je ne s
. : . Lie par la dou-
leur, ou bL : que mon sen: est for-
i que i*ai mis à le combattre et à
le détruira :e je dois
avoir une grande opinion de moi. Ah, mon Dieu ! que la est naturelle, et que la raison
tel . . . :i ami, jamais on ne s'est fait
voira"., cet : poorrois-
je vous cacher mes elles
sont remplies de vc . - ient pourrois-je
sher d'usurper votre estime ou votre opinion ? Non. mon ami ; voyez moi telle que je etacc -moi, non pas ce
que je mérite, mais ce qu'il faut pour m'c ^her de mourir de douleur, ou pour m'en donucr le co-i: . car je ne sais encore ce que je
:voir, la mort, ou -.
L'une et l'autre tient à vous; et de quelque ma-
. vous rendrai g d ami, avez-vous la force de ces
et mon y .'.heur serait de vous
refrc - diminuer mon tour-
ment, etc. , ciel! quel moyen vous employez ! Mais je ne reviens point sur le »pc re que
vous ne me trc ne ?as ce
. dus aimez le mieux, je verrai du moins dans votre ame la place que vous m'y lais je m'engage à ne jamais e qu'à celle que
vous me donnerez. — J'ai encore été ce soir à
DE MADEMOISELLE DE LESPINA>>F. IJI
ne la duchesse de Chatillon : il est vrai que j'aurois bien mau- - mois pas : elle
: elle donne tant !
Lundi matin.
Comment as au-
riez dû me laisser ignore
Oh, mon ai noî qu'il faut ména-
ger : je vous aime trop pour ne rer à
tout de - iiflrir avec ^ as et par vous. Tous ces gens qui se ménagent, ne s'aimer.: gue e : bien loin ei îles se e :)mmande
et ce :i mandent : les premiers sont
et je le re» Si un as de eniez
parfait co;r. e î de B ***, comme le froid
Grandisson, mon am : mais
je serois radicalement guérie. — Je suis interrompue tadame de Elle me de nande
d'écrire à la suite de ceci; je lu - et
de l'enc : ettre.. Cela n'est pas
.- :oi. mon ami.
Lune îeur.