LETTRE AU T. R. P. DOM GRÉA
7 juillet 1874.
Mon bien cher Père,
^-^K^utant qu'on peut régler les choses d'a- ^•Z^wâvance en ce monde, voici mes petits ^^Jyjrpians de campagne, que je conforme le plus possible à vos désirs. Après le congrès de Lyon, je partirai pour retrouver à Lons-le-Saulnier, le lundi 31, notre excellent M. Grandvau, et pour vous arriver avec lui à Saint-Claude, le lendemain Ier septembre. S'il plaît à Dieu, je vous resterai jusqu'au 23 ou 24 ; et au lieu de vous donner la petite retraite pour le 8, nous la commencerons lorsque tous les oiseaux seront rentrés au nid.
Voici quelques lignes pour le bon petit frère Nicolas. De grâce ne laissez pis le brave *** en rapports suivis avec lui : *** est un cœur d'or ;
mais comme vous le dites très bien, il manque d'expérience, de jugement et de tact.
Adieu, mon bon et très bon Père, pardonnezmoi le retard de cette réponse, j'ai été absent pendant dix-sept jours, un peu indisposé au retour, et avant, pendant, après, surchargé de travail. Je me recommande instamment à vos meilleures prières et à celles de la chère petite famille Augustine, que je bénis d'avance du fond de mon cœur.