‹ Lettres de Mlle de LespinasseChapitre 4 sur 128 · I . Guibert, Éloge d'Èliza^ Voir (lus loin, p · texte numérisé non relu

I . Guibert, Éloge d'Èliza^ Voir (lus loin, p

î. /6id.,p.36l.

3 . Quel eût pu être le résultai de ce procès? C'est là une question qu'il serait oiseux et surtout téméraire d'examiner. Mais il n'est pas sans intérêt de faire remarquer — et pour la première fois, croyons-nous — »- que ce nom de Lospiaasse, porté par la jeune Julic-Jeaunc-Eléonore, avait été celui de plusiourf membres de la famille d'Âlbon, à laquelle il appartenait bion réellement. La branche des seigneurs de Saint-André se qualifiait aussi soigneurs de Lesp;nass.e« (Voir notre Appendice, p« 397.) Si donc mademoiselle de Lespinasse ne portait pa? le lium patrunymique de d'Ail- jii, clic portait uu nom de terre qui en âfxii, ea quelque forie, l'équiTaleaU

sa jeunesse » avec le fils de madame d'Albon, le vicomte d'Albon, Voilà évidemment la vérité. Elle dilTcre beaucoup du récit de La Harpe, qui d'ailleurs 'jsl fort excusable, puisqu'il ne pouvait que reproduire des bruits aiixqin'U donna probablement naissance le séjour tiè;>-r('(îl, mais aussi triîs-volontaire et trôs-éphéair>re, que, nl.is tard, après la mort de sa mère, mademoiselle de Lisp-na e fit dans un couvent de Lyon, en attendant son d-'-isuri pour Paris et sa réunion h madame du Dcffiiud.

Mademoiselle de Lespinasse avait environ soi//' on dix-sept ans lorsque, vers 1747, elle pordit madauKî d'Albon. Ses années d'enfance et de jeunesse, elle h\i avait passées presque toutes près de sa mère, et si dh) n'avait pas partagé les jeux de la fille aînée do co\[q<.\. do dix années plus âgée qu'elle, et qui, dos 1739, av.iil ('i-nusé lo marquis de Vichy-Chamrond, frère do madame du D.'ffand, elle eut certainement pour compagnon 1^ jo m-i Camille d'Albon, né en 1724 et dont Taj^o se rai>prochait davantage du sien. L'on peut suppo:-,or quu colle première période de la vie de mademoisolle do Lespinasse s'écoula dans le vieux manoir d'Avauchos, situé sur la route de Roanne à Lyon, non loin de Tarare, domaine patrimonial des d'Albon, marquis de Sainl- Forgeux, que sa mère, dernière représentante de cette branche, avait hérité de son père en I72'J.

Dans notre opinion, ce n'est pas là qu'il i'aul placer les scènes douloureuses et presque tragi(iuos qui, il n'est que trop vrai, assombrirent la jeunesse de madomois(dl(.* de Lespinasse. Nous croyons qu'il faut les reporter aux premiers mois qui suivirent la mort do sa more, et surtout au séjour que, pendant cinq ans, de 1747 à \lo2, elle fît à Ghamrond, chez la marquise de Vichy, fille aînée et légitime de la comtesse d'Albon.

La conduite de mademoiselle de Lespinasse en celle funeste circonstance aurait dû cependant lui assuicr

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