LÀ MÊME A LA UÊUE
J*ai enfin pria ma résolution, ma reine, d'écrire à madame de Luynei. Toni trouverez sans doute que je suis assez vieille pour ne devoir pas aToir besoin de permission ; mais j'aime beaucoup madame de Luynes, elle me marque de la bonté et elle est très-raisonnable; d'ailleurs je connois trop bien madame de Vichy pour croire qu'elle restera tranquille. Pour prévenir donc tout inconTéaient, je suis entrée dans les plus grands détails, et je n'ai omis aucune circonstance.
Je suis ratie de la continuation de protection que tous accorde M. le Cardinal, je Tiens de lui écrire pour l'en remercier; moyennant cela, ma reine, quand j'aurai satisfait à ce que je me dois à moi-même en parlant à madame de Luynes, rien ne nous manquera, et tous pourrez faire tob paquets ; mais avant que de partir je tous demande en grâce de vous bien examiner, et d'abandonner le projet de venir auprès de moi, si vous n'avez pas parfaitement oublié qui t ous êtes, et si tous n'êtei pat dans la résolution inébranlable de ne jamaii penser à changer d'état. Je tous demande pardon de tous parler de choses u peu agréables, mais c'est pour n'y pluf revenir jamais.
Adieu, ma reine, j'attends votre réponse à cette lettre ; je ne serois pai fâchée de la pouvoir montrer à madame de Luynes f'il en était besoin.