NOTICE
ui'mtinr^i» l*v^ ifuc «*($toU U plus &dr movcu d« «'sEiiirpr d'^f^. If oui *ï>eiâinM ïotii IfS incon»AoT<*ai qu'il pourruit y Atnk, *ît tuHia nVii »rmcB .lUfiiio qu'il 06 fut alfiô U« préveulr (t dâ dilLruire. Si U. d'Aihuu (iiuil élé h Ljroti j^ lui Aurois parla sur-le-ch«mp ; mais n^y èlanl p^s, JR m'itiress^I À une fi'fnint de La vîUc ijui avoU luuk sa oonSance. Je lui dis le doâselo uù |*<ito!i de m*tl» laehi?.' M'jtlcujoîiellu de Lespioasse [car c'est bwu aom), que je U U*ftileroii eomme mu uroprù Glle, qu'elle tcroit plus d>^pav«4e à Pofis qui tyaa, que j* lli ferob pASK.ur pour use dumolgede de pravuicp, Ctilte rciattue ne pnrut putal tfoâtcr «I* propusftbn, el je jugeai q«j*clle o'éloii oullcmuut piopi* h mx utigO' f jtaliua. Je partis de Lyon peu de jourf aprcst ol Je dJs à Madua>oi«clle do «pLnasset en fa quitUoI, qu'il falloH qu'uUe lîcHvtl à M* *riV)b*>o qrie j<p lui ffroJt de U prendre auprëg de tnoi, el du lui «sstirer eo ce Cii& quttlie cent de rente visgèra. De retour à Micou, Je prii la rà^r^lolion d'écftre A moi) frère pour lui commanîquer mon projet, plusp&r politefes-que par devoir* Cette fiile oo d(5p<md point d« lui ni de la remme^ ilt n'ont srqui» aucun drvil lur elle par leurs bleufaiti; j'&taif été tétnoiu de Lt fa^on dont e^Ue les aio{l quittés, alsal riea oe derûLl ui'eog^ager à cette démarche qu*une délicateiti* de buuï prooédâc. Ma lettre étoil prèle à partir quand j*eo reçus une de mt»D trère qui mVnnpécha de lui euToyer la mienne^ J'ai gardé u lettre el j'aurai l'honneur de tùus ta faire voir, aimi que ma rdpoose si tous le jugcE à propos. U tue mandijll qu'on lut écrivoJl de Lyon le dessein que j'aTOîs à& prtîudre l!ê-> • deinviselle de Leapiuasse, et qu'il s'y opposoit formellement. Quoique les rai- ^totii a'eusseal Aucune apparence de justice et que je n'y enUevi^âe que du mâeiiii» ientvtnent de ce que eetle HUe les ^voit quittés et le désir de i'eo Tenjjer, cdttt de douserverïa paix et respérance de le persuader par l'amilié ou par t« ratsua m'ont fait différer reiécution de mon projet. SU. d'ilbou, de son rdl6, a rerusd BoncoûscDiemenl h Sïaderaotselle tie Lcapi nasse, mais comme elle nV&l pas plut dépeadautede lui ijue de Madame de Vicb), eeU ne Tarrèleroit pas, si je coalientotsi U recevoir* C'e«t ee que jo ne veux pohit faire, madame, tsm être tare que tous ne me déiL-ipprouvecei pa*. Je ne voUe demande point de m'aa» toriaerj mafs seulemeiit dt Tooloir être neutre dam cotte occasion, ci de eoniidérer quel cBt l'ciccs de mon malbenr d'avoir perdu la vue, et oombien il t«t erucl qu'on s'oppose au seul muyea que j'ai d'adoueir mou ôtal. L'exislcocc de celle fille n'est d'aucun danger pour cui; j'ai fait sur cela les tafnrmalioni les plus eiacteSf el s'il y avoît quelques inconvénieus k craindre d'elle, soB séjour auprès de moi est précisément ce qui devrolt le plus les rassurer, el rîea ue devrolt plus les alarmer que ion s^'our à Lyou* Peut-être pcnsei-Toiii, Madame, que je ferols mieux de prendre quelque autre personne et d'4vitc9^ par U toute? certes de dissentions, mats ce D*ûtt point un domestique que je pftoââf e'eil «ne compagne que je ebercbe» el tous savet quil n'est pas facile en 09 fenre de trouTcr et» qui convient. J'avotte qu'il sera fâcheux pour mol de déplaire t .i^ei parcos, mais après leur avoir donné sotant de marqites d'à» miiiâ, s'ils Q^anquent do complaisauee el d'égard dans une occasion qui m^eat auaii esseuUelle, et où ils ne mettent que de Thumeur^ jo croît pouvoir m'en tenir quitte envers eux à mon tour. Toute la provbce rendra témoiguage d« mes attentîoîis pour cui, que je me louoia de tout, que je me confurmois à tOQi iKgei| qfie loiA de causer de rembarras dans la maisoDi mes douicstiqi
Iflv étoient plus utiles que les leurs. Enfin, Madame, ce qui doit tous prouyer combien ils étoient contens de moi et combien ils coroptolent sur mou amitié, c'est la bonne grÂce et le plaisir avec lesquels ils ont reçu les petits présens que j'étois & portée de leur faire. Si aujourd'hui le mécontentement de me voir prendre cette ille leur faisoit oublier mes bons procéd-^s, et s'ils s'écbappoient, Madame, à tous en écrire, je vous prierois alors de chercher à démêler la vérité, en prenant des informations des gens de la province. Il ne sortira jamais de ma bouche, fut-ce même pour avoir raison, aucune parole qui puisse leur être contraire ; je ne veux point avoir à me faire le reproche que le voyage que j'ai fait cbeieux puisse jamais leur nuire; il es( vrai que je leur déplairai sn prenant cette fille, mais je ne fais que choquer une fantaisie pour me procurer un bonheur essentiel, et en vérité il n'y a pas de proportion.
Voilà, Madame, le fond do mon âme. To:)i m'aimcx, je suis malheureuse, et vous êtes aussi compatissante que vous êtes juste Jq u'ajouterai ricu à cet énorme volume, sinon mille pardons de Tennui qu'il vous a causé. Je remets h an antre jour les assurances de mon tendre et rcspectueuT altachcmcul.