I. Rue Saint-Uonoré, en face le couTent des Jacobias
î^^irr^-iErœjBsa
■IKf LETTRES DS MADEMOISELLE DE LKt^PlNASSB^ ffM
t€merit qui re^^seoihle à rimbdciîlilé. Mûd amlf bleDtdtl^
D*aunii plus [ihysiquement la force de vau> aimer. La suile des violonles secousses de mon âme est toujours d'affoibUr et (le dclruire ma machine. Encore si les souffrances rcudoienl le ch(*iiiiii plus courll mais Von va si le ntcnaenl lorsqu'on iisi beui U^ à chaque ins^taol! Ah 1 mon Dieu l cotobiûn d'heures k passer d'ici à samedi î Je m*en ynh meltre toul ce que j'ai de lurco à en Ironaper la longueur, ie me suis déjà engagée ceUe aprè^-dînée pour cinq ou six choses" doiU il n'y en a pas une qui ne soil pour moi par delà rindifférence; mnis je serai toujours avec des gçns qui ui'aimenl un peu t cela soulirndra mon courage. Je vais demain à Auleuil> vendredi à Passy entendre cette célèbre chanteusequi passa Tannée dernière ici, el qui a, à ce qu'on dit, une si étonnante voi\ et une si grande bôlisc* Dons une dispositioo • de calme J'auroia pu Jouir de et plaisir, mais pour une Hnie qui soulFre et qui aime, resle-t-it quelque intérêt dans la Nie?
Mon fimi, je vous écris de ches le comte de C ., où je
suis ctabUc depuis deux jours. j*y suis seule; madame de C,,*, est à la campagne, et son mnri est à Metz pour faire un mois du service le plus cruel, puisqu*il le se- pare de sa femme. J'ai beau chercher dans cet appartement^ en parcourir toutes les places : ils ont tout emporté, il n'y reste pasvestiLie de bonticur. J'ai passt^ la nuil dans un lit bîeû dur, Je n'avoiià pas encore fermé l'ceil à huit lieures du matin; je me sentols bien abattue, bien triste^ et je me disoi» :
Que dans les mèmn lieuit Ici cœurs mnl difTéreni 1
mais si le malheur avoit plus d'rnfluence que le plaisir et le bonheur, que je les plaiudrois de retrouver dans ce lit les pensëeset le sentiment qui m'y ont occupéel — Mon ami, vous avez dû recevoir toupies papii^rs que ¥ou» avieï confiés A M. Turgol^ qui ni^en a parité avec beaucoup d'<51oge et de rcconnoièsauci^ pour vous. Tai plus causé avrc lui hier matin que je n^avnis fa il depuis qu*il e?t contrôleur gi-nthaL Je le vis cnlror dans ma chambre à onze heures du matin, et non» fûmi*s seuls jusqu'ù une heure. Je vous le r<^»pète ; il n*y a piunl, mai.^ point dliouime plus vertueux el plus passinntii' pour l'amour du bien, Je n'entrerai dans aucun d<'tlail ; je dirai seulement : c^Ci^l moi qui le dis, et c'est lui qui h prouvera, iN'allei pas cixivre que j'aie passé ce temps
nn
h\t touen non, en yérîté, il vaut mieux que mes louanges* Je lui ai dil (oui ce que je vous ai ouï dire qu'il fuudroil qu'il sût; je n'ai pas si bieu dit que vous aufit^aj dil : mois je me seulois animée par votre espriU N'importe, j'iii parlé uvec cet abandon de confiance qui m'est si naturel avec les gens que j'eslime. et que yaime; en un mot, j'étoiiî j mon aise comme avec vous. Et après avoir dit mille împerlineuciis, j'ai remarqué qu^il n'y avoil que la vertu et la simplicilt-^ qui pussent se pas^ser d'habitude pour &e trouver à Bon aise. Et, en effet, il mesembloit qu'il n*y avoit point eu d'înlervalle depuis le temps où iJ venoit me dire ses vers métriques^. Si]e vouloisje vous dirois bien de^ choses aussi sur M, de Mrilesherbes; mais cela seroit de trop bon air, et il est diflîcile de crever de vanil+i lorsqu'on meurt de Irislesse. Atlieu^ mon ami, et il ne seroit pas impossible qm^ 68 tdt adieu pour jamais : Dieu seul et vous le eaves*
ce [
B moi H ne ^
■ i'âv^
LETTRE GXIX
Sftiii^dl tuiûlr, iO jitUlet I7TI*
lion ami, Je tîi, je vivrai, je vous verrai encore; et quelque sort qui puisse m'aflendre, j'aurai encore un instant déplaisir avant que de mourir. Je ne me disois pas cela ce malin ; mon Ame étoii frappée de tristesse, j'atlendois mon arrêt • je le croyois funeste, et je voulois le subir r j^; ne voulois plus me plaindre, je ne pou vois plus soulfrir, et [pavois déleimîné qu*aujourd'biii seroit le dernier jour de vie, si vous ne veniez pas à mon secours. Vous y éles 0, mon ami, voire cœur m'a enlcndue; il m'a rt^pondu^ et dés lors la vie m*est supportable. J'étois dans un accès de désespoir ce malin. M, d'Alcmbcrt en a élé eiVrayé, et Je n'avois plus asseit de présence d*esprit pour ie calmer. Son tnlérél me déchiroil; il a détendu mon âme, il m'a fuît fondre en larmes : je ne pouvoî;^ pas parler, et dant mon égnreraentj il dit que j'ai rj'péié deux foîë î je mMurtai^ aUcz.'VOUs-en ; et ces mots Tonl renversé ; il a pleuré et il vouloit aller cbercber mes amis, et il disoit : que je suii
t* furgot rGQO(i«^eiii eu elTil c«l «i»iii leul>2 ûti sciiiètnc «rtcle p«f 3tif,
mtithiU^uiiXf que M* de Gitibert riû soit pas ici! c\st h Êênl^ fjiti poiivoit adoucir vus maux : depuù son départ mus é*câ îiv réti à V otr^ tna l hc wr . 0 h I m o o au i î , vo t re nom m 'a ra meî t l'B t à la raison; j'ai senli qu'il falioit me calmer pour rendre k repos et la vie à cet excellent, homme. J'ai fait UQ
^m effort. Je lui al dit qu'il s'éloil joint une attïique de nerfs à
^fe ma doaleur bubituelle. Et, en eiïel, j'avois un brûi? el moô. ■ main tordus etreUr(!^sj j'ai pris un calmaal. Il avoit envoyé I chercher uo médecin j pour ma délivrer de tout cela, j*ai
I rasscmbté tout ce çui me re^toit de Torce et de raî^onj et Je me suis etiTermée dans ma chambre en attendant le facteuFp II est arrivé, j*ai eu deux lettaes de vous; mes mains trcmbloieiit au point de ne pouvoir les saisir, ni les ouvrir, ' Ahl pour mon bonheur, le premier mot que j'ai pu lire élQW^mQnamic. Moû âme, mes lèvres, ma vie s*étoienl attachées au papier r je ne pouvois plus lirejje ne distinguois
• rien que des mots dLtaijhés^ jti hsois ; vous rm re!idtz.!iz^w; ■T je rei^ire. Oh ï mou auù, e'est vuus qui me la donniez; je mourroiâ, si vous ne m'aimiez pluâ, Jamab, non jamais, je navoîsêpruuvt^ un sentiujerd aussi vrai, Ii:uDn, j'ai lu, j*ai relo dix Ms, vingt foiâ, des mots qui ont porté la consolation ûatih nmn cœur. Mou ami^ en vous approchant de moij vous me ratlaeiiicz à la vie ; oui, je le »pij*, je vous aime plus que le bonheur et le plaisir. Je vivrd pnvéc de l'un et lie Tautre; je vous aimerai et quand cela ne suffira plui, il sera temps de mourir. Oui, nous serons vertueux, je vout le jure, Je votis en re ponds : votre bonheur, votre devoir me sont sacrée. Je me feroig laarreur, si je trou vois en moi un mouvement qui pûl les troubler. Ohl mon Dieu! sij'avois pu conserver une seule pensive qui pûl blesser la vertu, vous me feriez frémir. Non, mon ami, vous n*aurez rien à vous reprocher, moi seule j'aurai été coupable : je serai dévorée de remords et de regrets; mais si vous êtes heureux, je luirai à jamais tout ce qui pourroit vous donner ridée de mon malheur. Mon ami, vous connoissez la pas- . sion . vous savez la force qu'elle peut donner à une âme* qu'elle possède; eh bien 1 je vous promets de joindre à celle force toute celle que peuvent donner l'amour de la vertu et le mépris de la mort, pour ne jamais porter atteinte à votre , repos et à vos devoirs. Je me suis bien consultée : si vous m'aimez, j'aurai la force d'un martyr; mais si je viens à douter de vous, il ne me restera que celle qu'il faut pour
Be délivrer d'un poids insupportable; et elle ne rae manquera sûrement pas au besoin; je l'avois ce malin. Vous croyez donc qu'il n'y a pas un degré de passion par delà celle que je vous ai montrée? Moi, je vous ri^ponds que vous ne savez pas tout, que vous ne voyez pas tout, et qu'il n'y a point de mots qui puissent exprimer la force d'une paiision qui se nourrit de larmes et de remords, et qui ne se propose que deux choses, aimer ou mourir. Il n'y a point de cela dans les livres, mon ami; et j'ai passé avec vous une certaine soirée, qui paroîlroit exagérée si on la lisoit dans Prévost, riiouime du monde qui a le mieux connu tout ce que cette passion a de doux et de terrible. — Je n'ai point encore le paquet de mes lettres : je ne serai tranquille que lorsque je le tiendrai ; je ne saurois me défendre de la crainte que vous n'ayez fait quelque méprise : vous étiez si pressé; mais je crois que je ne vous ferois point de reproches : devinez si cô seroit générosité. — Mon ami, il m'arrive une chose qui m'auroit renversée autrefois : madame du Deffant me fait une noirceur affreuse : elle m'a môh-e dans toute cette tracasserie de madame Necker et de madame de Marchais*; elle m'a compromise vis-à-vis de madame d'Anville, et tout cela est encore plus absurde que méchant; il faudra avoir des explications. M. d'Angiviller a aussi son rôle dans cette pièce infernale; l'ambassadeur de Naples y met beaucoup d'intérêt*; M. d'Alembert est furieux : et moi, au milieu de tout cela, je suis calme comme l'innocence, et froide comme rindiff/rence. Et hier qu'on vouloit me monter la tôle sur tout cela, je répondois toujours : tout ira bien; et l'on admiroit mon sang-froid au milieu de cet orage. OhJ c'est que j'en avois un d'un autre genre, et qui étoit près de fondre sur ma tôte; il n'y avoit d'important pour
1. E.-J. deLaborde, née en 1735, femme d'un valet de chambre du roi, morte le 14 mars 1803. Elle était fort liée avec M. d'Angiviller, qu'elle épousa plus tard. « Madame de Marchais, disait H. Walpole, est charmante ; c'est l'éloquence et l'amabililé en personne. » {LetlreSy éilit. Bâillon, p. 297. Voir encore les Souvenirs de madame Vigée-Lebrun, édit. Charpentier, t. II, p. 252.) Son salon était, avec ceux dt la duchesse d'Anville et de madame Blondel, le rendez-vous des économistes. {Mém. de Bachaumont, t. IX, p. 98.) Quant à cette brouille avec les Necker, madame du DefTant la mentionne sans CD dire la cause. [Corresp.f t. II, p. 504.)
1. Madame du Deffant a dit de Caraccioli : • L'objet de sa vénération, c'est d'Alembert et mademoiselle de l.espinasse , mais cela ne l'empêche pas d'avoir une sorte de considération pour mol • KCorresp, 23 mars 177 6, t. Il, p. »Î8.)
I2e LBTTEES DE MADEMOISELLE ©B LESPiNASSfî.
rooî dans la aalure que l'arrivée du courrier de Bordeauf, Ebl bon Dieu l je dêSerois toutes les furies de reDfer, lorsque je ftuh conteute de vou». Voilà ravantage, le crue} avRiiihge du cnalbeui' : c'est qu'il tue tous les pellts chag^rius qui agîteut la vie des geus du moode^ Je $ens que je me lire rai à merFeille de celte traeaasem, parce que je n'y mets ni chaleur, nî intérêt; Je me reproche seuleoierït de vuuH CD parler si longtemps ; mais si vous élie» icij voua eo làâuriea Mea davantage; ce procès- là a pris la place de celui de M, dô Guignes ^ — Le chevalier m'a rapporté de vos nouvelles* Voui mê dites que vous gardez dans votre cœur les injuTiit les horrmn que je vous ai dites; eb bien l qu'en rert'Z'V.ousî Vous snveï que j'ai tout annulé; Je vis el Je vous aime : voilà ce qui reste de mon désespoir et de ma liaine* Vousidiez recueillir voire raison pour me Répondra î vous n'en avez pas besoin ; et aïoi, je suis si raisonnable lorsque mes accès de folie sont calnuîs* qo*en vérité, c'est de h prodigalité que de m'aider de voire raÎBon et de vos raisûnneoiens ; cependaDt je les al tends avec une vive impatience. Qu'il y a loin du samedi au mercredi.
Que pôBf Je* maltieur€Tist, t'heufe l^Dteméiît. fuîtl
Bon fioir^ mon anvL — J'achèverai ce volume ces jours-ci s car il ne partira que mardi. Je suis malade depuis trois Jours; *élûiiiur la rouoi vous m'avez guérie.
Jeudi, Î4 jïittM 1775,
! Mon ûoiij j'aimeroîs à vous cberclior ot à vous rencontrer piirtout, à vous parler sans cesse, à vous voir, et à vous entendre! loujours. Je vous al écrit à Bordeaux, ù Montaubau, \
i* AdTDcn-Lûuig de BiHciiËcrcs, nomtt^, piik duc ût Guîuefif fib de Qm-Lùuitj tonitédb FoLiastic-.ct d'AriricDBe-Louîfc (le Melun deCoUdSt nd !e 14 ivrîl I7Î5, DiniLcn 1^1? 6, alurs AinbasEïdeur à Londres de pub t77(}^cl dont te pmtè» fcvee iûn iciet^îlaire, T'>i l fit h Stindej sïjp lequRl ili rcjetail racmiiitian de Evid^ebaiidÊ BOUS Le eôuvorl de i'jiiikba$aade et de jeu sur leAToadâ publies, mTtit TitrinctU ocRuiié ropiuinK puLlîqui' pi^Eidant tnuia V^anée iTT*- (Voir lei SoMfeîura it poriraiU Au duc de ieris ) Il fit ail, pur ed, fimmeT^ Cwailae- Praacoiso-Phnippiinî»!o Moùtmaréacj, beau-frère de la totuteMe de BrûgUe^ et at 19 diicht.&4c de ^onriieri,
LETTRE CXZU
et encore aujourd'hui t 6orcleau7c« et tout eeta peut-être inutilement : car si voua devez être ici le premier, vouft serez en route le 26 ou le 27/Tant mieux. Vous n'aurez pas mes lettres; mais je tous verrai, et j'ai bien de la peina à croire que ce plaisir ne me fasse que du mal : vous êtes si doux, si sensible^ si aimable, que peut-Ôlre je ne sentirai que cela. Mais pourquoi n*ai-je pas eu de vos nouveltei le dernier courrier? est-ce que le temps doit jamais manquer pour venir au secours de ce qui souffre? Ohî oui, je loulîre, et beaucoup : j'ai des entrantes qui l'ont de leur mieux pour me distraire des maux de mon Ime. J'ai eu hier des douleurs efiVoyables; j'ai pa&sé la ujalinée dans le bain. J'en ai obtenu un pou de calme* Mon ami, arrivez; mait cependant je ne vous verrai guère r une femme^ une tragédie à faire jouer, des devoirs; que pourra-t-il rester è une maUieureuse créature qui n'exisle que pour aimer et souffrir? Oui, je le sens^ je suis condamnée à vous aiuicr tant que je respirerai : quand mes forces sont épuisées par fa douleur Je vous aime avec tendresse; et quand je suis animée, que mon âme a du ressort, je vous aime avec pussion. Mon ami, le dernier çouffle de ma vie sera encore utïe p\^ pression de mon sentiment. Adieu. Si vous me lisex, rcpondez-raoi, et ne croyez point arriver plutôt que votre îeltre. Mon ami, gardez-vous de venir chez moi dans un moment où je seroi» avec du monde- — Je vous quitte^ j'ai des douleurs affreuses. Adieu, adieu. Je vous aime, et Je crois que ce n'est pas parce que je vous ai aimé.
LETTRE GXXÏ
Itton ami, je viens de finir Catinat : je ne Ta vois jamais si bipn entendu, ti bien senti; je ne doute pas que l'Académie n'en sente le prix : ce qui concourra, pourra être bon, et rester û une grande dislance. — Vous me faites peur pour des gens que je connois; cependant je ne veux pas les décourager. — Eh bienl uion ami, vous n'avez rien trouvé à répondre? mais au moins rapportez-moi mes sottes écritures; 8*il est Décessaire^ je vous ferai le commealaire ca
W^ LSTTRK8 BB MADÊlIOitnBLLB BB LESPtNÂgtSS.
soir d'aprè$ ce texte. — le voui verrai ce matin ; peut-êtr serez-T0U8 asses ainoiable tM)ur Teoir de bonne beure ce] soir. 11 faut en convenir, les morts n*ont point fie telles J journées; maie aussi ils n'ont rien souffert hier, el lia ne ge] plaindront pas demain. Bonjour. — J'ai prononci' hier dei] mots qui arrêtent la circulation de mon aang. Mon am^ < J*ai dit que je désiroîs votre départ ; c'est conime si je dlsoîs t Je voudrois être morte, et cela est vrai souve^î . Il ékvit donc ] bien embarrassant de me répondre? laissez Aviro, Je sais un] secret pour vous Irrer d'embarras^ pour me Taire aiinf?r::< oui^ aimer, et avec énergie; mais il ne faut en venir auxj grands moyens, que le plus tard qu'on peut« -- Mqq lifre] tout de suite.
Je suis tellement dans Tbabitude de souffrir et de ne sen*] tir quedel^ douleur, que je doutequej'eus^j' j'!-^ bi -n i^rnsible au plaisir de voir votre éloge couronné par l*Acadé-' mie : cela ne m'auroit paru que juste, et je crois que j'auroîs joui foibleoient de ce que ce succès pouvoit avoir de flatteur pour votre amour-propre. Mais j'avoue que je sens et que je ressens, trop vivement peut-ôtre, le dégoût que vous avez d'ôlre soumis û des formules inventées par des pédans, pour l'encouragement et la récompense des écoliers. Un accessit seul auroii élt^ une platitude choquante; mais deux accessits me paroissent une imperlinonce offensante, et il ne m'importe de savoir quelle modification ou quelle distinction on y mettra le jour de l'assemblée publique. Si Voltaire avoit concouru, et qu'on vous eût donné l'accessit, cela scroit tout simple; mais Ctre à la suite de M. delà Harpe', et à côté d'un jeune homme de vingt ans*! cela me rcWoltcà un degré que je ne puis evprimer, etque je n'ai pu contenir; cela blesse mon orgueil, cela me rend injuste; car cela pousse mon âme jusqu'à la haine pour