‹ Lettres de Mlle de LespinasseChapitre 86 sur 128 · Frtibabkiiif^ut la femme du fetiisîei Ë^nèTal ûg ca nym · texte numérisé non relu

Frtibabkiiif^ut la femme du fetiisîei Ë^nèTal ûg ca nym

4, Aii!i4^'Mar^uLntfi-Gahriellu dfe Beauvïu, Eteur du niiiréGhiil-ptliice de ncauvau, de Sa pririctGss de Cbimaj et de h marqitisc d^ Uuuffli?ra, née k îft &yv'd i7fl7ï înariée en 17Î1 h Jacquct-neiiif de Lùiiaine, piîiici: ^e LJiiD, ûùv.i elle devint vcutc etj 1734, rernuriét le ï janvier ÏT33, à Uliar! -i ''ierre- Triinçftis de Ludî, marquis de JilUepoir, miréchal de FiuiiEie,^ môPl m 47111. Erle itiourtit à Brtiietles en 17^14

substituera point d'autres absences. J'ai dit à M. Deschamps ce que vous lui ordonniez. Je vais me coucher, il est un peu tard, ayant un bain et une messe dans ma matinée.

Je relis ma lettre, et je ne comprends pas ce qui a pu me porter à vous parler de madame de Châlillon. Vous gavez mieux que moi la séparation de madame la duchesse de Grammont, je l'ai apprise ce soir à l'hôtel de Gpuffîer.

m'** de lespinasse a m™« la m»« du defpand, a saint- joseph.

Mardi, 8 mai 1764.

Vous m'avez fixé un terme, madame, pour avoir l'honneur de vous voir; ce terme me paroît bien long, et je serois bien heureuse si vous vouliez l'abréger; je n'ai rien de plus à cœur que de mériter vos bontés ; daignez me les accorder et m'en donner la preuve la plus chôre, en m'accordant la permission de vous aller renouveler moi-même l'assurance d'un respect et d'un attachement qui ne finira qu'avec ma vie, et avec lesquels j'ai l'honneur d'être, madame, votre très-humble et très-obéissante servante.

M°o LA M" DU DEPFAND A m"« DE LESPINASSE.

Mercredi, 9 mai 1764.

Je ne puis consentir à vous recevoir siliôt, mademoiselle; la conversation que j'ai eue avec vous, et qui a déterminé notre séparation, m'est dans le moment encore trop pré* sente. I Je ne saurois croire que ce soient des sentimens d'amitié qui vous fassent désirer de me voir, il est impossible d'aimer ceux dont on sait qu'on est détesté, abhorré, etc., etc., par qui l'amour-propre est sans cesse humilié, écrasé, etc., etc., etc., ce sont vos propres expressions^et la suite des impressions que vous receviez depuis lon^emps de ceux que vous àites être vos véritables amis; ils peuvent létrc en effa», et je souhaite de tout mon cœur qu'ils vous

procurent tous les avantages que vous en attendez; agr6mcnl, fortune, considération, etc., elcV\)ue feriez-vous de moi aujourd'hui, de quelle utilité pourrois-je vous ôtre. Ma présence ne vous seroit point agréableJ elle ne serviroit qu*à vous rappeler les premiers lempsTle notre connoissancç, les années qui l'ont suivie, et tout cela n'est bon quM oublier. Cependant, si par la suite vous veniez à vous sn souvenir avec plaisir, et que ce souvenir produisît en vous quelque remords, quelque regret, je ne me pique point d'une fermeté au€tùre et sauvage, je ne suis point insensible, je démôle as^cz bien la vérité; un retour sincère pourroit me toucher et réveiller en moi le goût et la tendresse que j'ai eus pour vous; mais en attendant^ mademoiselle, restons comme nous sommes, et contentez- vous des souhaits que je fais pour votre bonheur.

TURGOT A M^^* DE LESPINASSB^

[Limoges, Î6 janvier 1 770.]

Vous croiriez que je trouve son ouvrage bon •, et je ne le trouve que plein d'esprit, de génie mûme, do finesse, de profondeur, (Je bonne plaisanterie, etc.; mais je suis fort loin (le le trouver bon^ et je pense que tout cela est do l'espril infiniment mal employé, et d'autant plus mal, qu'il aura i)lns de succ(>s, et qu'il donnera un appui à tous les sots et les fripons atlaclie» a laiicion système, dont cependant l'abbé s'éloigne beaucoup dans son résultat. Il a l'art de toiis ceux qui veulent etubrouiller les choses claires, des Xolkît , disputant contre Franklin sur l'éloclricité , des Monlaran disputant contre. M. de Gournay sur l.i liberté du conîinerco, dos Caveyrac attaquant la loléranee. Cet art consisic à ne jamais coniniencei* par le commencement, à présenter le sujet dans toute sa complication, ou par quelque fait qui n'es! (ju'une e\cep!ion, ou par quelque ciicon^lance isolée, élranj^'M-e, accessoire, quine tient pas à la question et no doil entrer pour rien dans la solution.

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