‹ Lettres de Paul BaudryChapitre 26 sur 30 · XXI. — Au même · texte numérisé non relu

XXI. — Au même

Paris, samedi 14 août 1869.

Cher Monsieur Gauja,

Je suis arrivé, l’autre matin, chez vous, vingt minutes après votre départ. Je suis désolé de cette série de contre-temps. J’aurais désiré si vivement vous voir!

Je vous envoie aujourd’hui une nouvelle qui m’eût fait autrefois un grand plaisir, quand mon père vivait: j’ai reçu hier la croix d’officier. Vous êtes, M. Merland et vous, les deux amis de mon enfance que cela peut intéresser maintenant.

Je suis toujours attelé à mon Opéra; la besogne s’accroît, à mesure que j avance. Après les tableaux des voussures, ce sont maintenant les plafonds que je vais peindre, et cela sans aucune certitude de rémunération en espèces sonnantes ; il n’y a aucuns fonds votés et il est difficile de demander quelque chose de ce genre pour l’Opéra, qui n’est pas précisément en faveur.

Soyez assez bon pour me donner de vos nouvelles, de vous et de votre chère famille.

Mes amitiés à Gaston, dans votre première lettre.

Je vous embrasse,

Votre Paul Baudry.

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