I. — A M. Grauja
Paris, le 31 octobre 1843.
Monsieur le Préfet,
Je viens vous remercier de l’appui que vous avez bien voulu me prêter auprès du Conseil général. Depuis que j’ai su par M. Drolling que le Conseil général m’avait ouvert mon avenir, j’ai redoublé de courage et d’espoir, ne pensant qu a remplir son intention, qui est de me voir étudier avec ardeur, afin de me rendre digne de son sacrifice. C’est là. Monsieur le Préfet, ma pensée de tous les jours, de toutes les heures, et-dans mon impatience, je voudrais à l’instant avoir les plus grands succès pour vous prouver combien je vous suis reconnaissant ; mais, malgré tout mon enthousiasme et mon courage, je ne marche que péniblement et avec lenteur. Soyez assuré cependant, Monsieur le Préfet, de ma persévérance et de l’espoir que j’ai de vous apporter, chaque année, l’expression de mes efforts, jointe au contentement de mon maître.
Je suis avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble serviteur,
Paul Baudry,
Elève de M. Drolling.