TG
disgrâce 1), je fis encore un supplément c|ue mon homme oublia de mettre dans mon pacquet par le dernier ordinaire, où il se trouvera possible un peu plus de fondement, dont je retins un dupplicata, afin que vous le peussiez joindre à celuy que vous aurez eu aprez le premier, et que vous les puissiez envoyer toiits deux ensemble à M"' de Saulmaise en attendant que M" de Montagu vous porte les originaulx , et qu’en un besoing vous ayez peu recevoir sa responce avant l’arrivée dudict sieur de Montagu. J’adjoustay mesmes quelque chose déplus en ce dupplicata depuis l’envoy de l’autographe, ayant eu loisir de vérifier sur le texte du Gleopatras ce que j’en avoys allégué sur le seul crédit de ma mémoire trop labile, y ayant trouvé plus de correspondance que je ne m’en estois promis, tant dans l’édition de Basle, que dans la coppie manuscrite de la Bibliothèque du Boy, que M‘‘ Bigault m’envoya l’année derniere. Mais j’ay depuis receu la despescbe de M*’ de Saulmaise venue en dernier lieu, où j’ay trouvé de la diversité qui pourvoit provenir de quelque equivocque soit de nostre coppiste ou du sien. Ce que je vous supplie de vouloir esclaircir, s’il vous plaict, sur les volumes manuscrits de la Bibliothèque cottez en l’inventaire 99 et 268, et possible y en a t’il encore un troisiesme, car le nombre s’est trouvé faultif en ma coppie. Vous trouverez donc ce petit traicté de cet autbeur des poids et des mesures divisé en deux parties sans le tittre, dont la première n’est quasi principalement que pour les poids, et l’aultre pour les mesures. Or celle cy commence par la proportion de la grande XHMH réglée à troys drachmes et continue par la petite XHMH réglée à deux drachmes, puis l’ACCAPION réglé à deux drachmes aussy, et aprez la cueiller, proportionnée à la seule driicbme selon l’édition de Basle , car le manuscrit du Roy laisse en blanc la note de cette proportion , tant sur la coppie de M'' Bigault que sur celle de M"^^ Saulmaise. Puis suit le Gyathe, la Gotyle, le Tryblion et les aultres plus grandes mesures. Mais en la coppie de M*^^ de Saulmaise il diversifie la proportion de lÀCCÀPlON, à troys drachmes, c[ui est contre l’autborité
^ous dirions par malheur. Molière a rapproché ces deux mots dans cette phrase de L’Amour médecin : trAhl malheur! Ah! disgrâce!»
de touts les aiitheurs de ce temps là, aussy bien que de l’exemplaire de Basle et de celuy de M'' Rigault, ce qui mérité que la première foys que vous irez à la Bibliothèque vous preniez, s’il vous plaid, la ])eine de voir le mesme passage en touts les exemplaires qui y sont, pour voir s’ils sont conformes ou non, et si ce n’est que la faulte ou l’equivoquedu coppiste deM" Saulmaise. Tant est que TÀCCÂPION se trouvant là rangé entre les mesures, si sa proportion y est bien constante à deux drachmes, comme je tiens que vous le trouverez, ce ne sera pas un petit argument de raffectation de cette mesure là aux deux cueillers de M*" de jMontagu, et particulièrement en celle qui porte la note d’un A, m’estant apperceu depuis quelle avoit esté remplie d’esmail noir comme le reste de l’image du Dauphin et des aultres ornements, pour monstrer que cela avoit esté marqué dez que la cueiller fut primitivement forgée, et que ce n’est pas une marque adjoustée longtem])s aprez comme il s’est pracliqiié en d’aultres modelles anciens tant de poids que de mesures.
Au reste, si vous prenez la peine d’aller à la Bibliothèque du Boy pour cette vérification ou de vous faire apporter cez deux volumes chez vous, avant qu’envoyer à M'' de Saulmaise le dupplicata de ma lettre, il n’y auroit pas de mal de luy toucher s’il vous plaict un mot de ce que vous en aurez vérifié sur les manuscrits, car il a retenu sa coppie qu’il avoit prinse dans la Bibliothèque et m’en a envoyé seulement un extraict sur lequel il vouldra quant et quant recourir s’il y veult former du contredict. Je suis marry de vous donner tant de peine, mais vous monstrez d’y prendre trop de plaisir, pour ne vous en endosser quelque foys. Si j’avois le loisir d’examiner touts cez extraicts anciens que j’ay recueillis de divers lieux en cette matière, je vous en pourroys assurément dire quelque chose de mieux, mais ce sera quelque jour Dieu aydant.
Il fauldra que je donne enfin une atteinte à M*" Rubens sur le subject de sa cueiller et de sa patere, pour n’y laisser rien en arriéré qui nous y puisse laisser aulcun regret. Cependant je me resjouys avec vous des approches de M'’ le R. P. dom du Puy, et de ce qu’un bon P. Chartreux
m’a (lict qu’il y avoit quelque advis qu’il avoit prins la routte de Paris, ce (|ui me feroit esperer de le revoir icy à sou retour plus tost que s’il s’eu retourne droict de la Grande Chartreuse à Rome, ce qui ne nous seroit pas de peu de mortification , aussy bien que du passage de M*' de Bonneval par Turin droict à Grenoble, à quoy nous aurons un trez grand regret. IVT’ Petit m’escript qu’il feroit scrupule d’emporter quant et soy le manuscrit des Eclogues que M’’ Valoys a données au public, pour le conférer sur son Joseplie, parce qu’il ne le sçauroit faire paisiblement à Paris parmy le tracas de l’édition de ses loix Attiques. Je vous supplie doncque de le retirer de M. Valoys et le luy remettre pour l’emporter chez luy comme bon luy semblera et si vous luy faictes la mesme faveur des manuscrits du Josephe, je m’en rendray volontiers sa caultion, car il aura de la peine de les pouvoir conférer là comme il fauldroit avec loisir. Sur quoy je finis assez en haste, demeurant. Monsieur,
vostre trez humble et trez obéissant serviteur, DE Peiresc.
A Aix, ce XII décembre tG3/i.
J’oublioys de vous dire que j’ay receu une despesche de M"" Boule de tort vieille date à laquelle je luy ay respondu, et luy ay envoyé le glossaire, et olfert mon exemplaire de la derniere édition de l’histoire de leu M*' de Thou; et ay demandé à M‘' de Beaucastel les mémoires des tilires de la maison des Baulx^ pour voir si c’est rien que nous n ayons veu. Vous pourrez voir le tout et me faire entendre voz sentiments, vous recommandant ces pacquets cy joincts pour Bordeaux et pour M’’ d’iVuhery^.
‘ Voir sur ces titres l’important ouvrage de feu le docteur L. Barthélemy : Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, accompagné de quinze
planches de sceaux, cinq tableaux généalogiques, etc. (Marseille, 1882, vol. grand in-8° de xxx-G8o pages).
^ Vol. 7 18 , fol. 1 1 4.
\l \ Filial b: S DU P IJV.
\ MONSIEI R, MONSIEUR DE SAINT-SAUEVEUR,
À PARIS
Aloiisieur,
Vostre relation des bonnes espérances (pi’on faisoit concevoir au bon l\ Cainpanella m’a esté bien agréable, et d’entendre que les parties' qu’on avoit l’aictes pour l’alFronter- ayent esté éludées si facilement, et que le bon P. Alercene ayt si religieusement observé le secret, dont je l’en prixse bien plus <[ue je ne l’aisoys. 11 nous lardera de voir des elTects des bonnes promesses (pie iuy ont laict cez -Messieurs, et qu’il en puisse tirer le rriiicl et le repus (pi’il peull soubaitter.
Je suis trez aise que les nouvelles de la santé de AR de Saulrnaise continuent et qu’il soit si advancédans son ti'aicté de Re vesliana, où il peult descouvrir de si belles choses incogneues à presant. 11 a désiré de voir le livre Arabe de la music[ue, dont le P. Alercene n’a sceu lirei’ le sould de fin^, à <[ui j’escripts pour cet effect de le vous l’emettre en main pour le faire tenir audict sieur de Saulrnaise, mais il sera possilile à propos (pie cela se fasse, s’il vous ])laict, sans bruict et sans laire sçavoir au dict P. Mercene ny cà d’aultres ce que vous prétendez laire de ce iibvre Arabe quand vous le recevrez de sa main. Et quand vous trouverez de commodité de l’envoyer en Hollande au dict sieur Saulmaise, vous le pourrez faire de ma part cpiand il vous plairra. Et luy recommander de le vous renvoyer si tost ([ii’il en aura tiré ce qu’il veult, ou le sieur Golius^ (pii en avoit pareillement envie. Je vous
' Entreprises, complots.
^ Nous avons déjà trouvé \ t. l, p. 90 1 ) le mot affronteur. Affronter veut dire ici tromper, outrager, nuire. Voir les exemples donnés par Littré et tirés de Corneille, de l.a Fontaine et de Molière.
^ Locution déjà rencontrée en cette correspondance et qui, comme nous l’avons remanpié, n’a été ni expliquée ni même mentionnée dans les recueils lexicojp’apliicpies.
* L’orientaliste .lacques Colins (né à la
:ti
iMi>r.iuLnie katioxalc.
envoyé une lettre du sieur Boule que je receus par un marchand qui se chargea de luy porter mon exemplaire de la derniere édition de feu M*’ de Thou. Vous verrez qu’il avoit ja receu le glossaire, de sorte qu’il n’aura plus rien à attendre pour pousser son ouvraige en avant. Pour les pièces particulières justificatives de son apologie, je luy ay mandé que s’il m’en cotte quelqu’une spécialement, je tascheray de la luy procurer et agiray en son endroict selon que vous me le vouldrez ordonner. Sur quoy attendant vos commandements, je vous diray que le cavalier del Pozzo me demande un assortiment des oeuvres du Milor de Verulan Baccon, dont il me demande deux pièces imprimées à Paris et en veult deux exemplaires de chascune : l’une que vous m’aviez cy devant envoyée in de Cramoisy des considérations politiques pour la guerre contre l’Espagne^; l’aultre que je n’ay pas veüe que je sçaiche, que AP Bourdelot luy a dict estre imprimée in 8° en Françoys pour la traduction de l’oeuvre des experiances naturelles^, dont je seray bien aise d’avoir aussy un exemplaire pour moy. Et m’envoye un mémoire des pièces qu’il a desja et de celles c[u’on luy a dict se pouvoir trouver, que je vouldroys bien luy pouvoir faire recouvrer par vostre favorable entremise, et envoyeray de l’argent pour cet effect et pour sujîpleer aux aultres despences et fournitures que vous continuez journellement pour moy.
L’on me demande d’ailleurs d’Italie le volume de l’Histoire naturelle d’Ælian grec latin in fol. que je vouldroys bien pouvoir avoir aussy
Haye en 1 5 9 6, mort en 1Ü67). C’est l’auteur (lu célèbre Lexicon arabico-latiimm ( Levée , iG53, in-fol.). Voir sur GoUus l’article de la Biographie universelle, lequel article est fait demain de maître, car il est de Silvestre de Sacy. Peiresc a écrit plusieurs lettres à Golius, mais il ne nous en reste (ju’une de lui au p,rand oi'ientaliste dans les regisli’es de minutes, à l’Inguimbertine, n" VI, fol. 178.
‘ Considérations politiques pour entre-
prendre la guerre contre l’Espagne, traduit par Maugars (Paris, i634, in-/i°). Ce Maugars avait déjà publié une autre traduction d’un ouvrage de Bacon : Le progrès et avancement aux sciences divines et humaines ( l’aris , 1 6-24 , in-ia ).
^ Je ne trouve nulle part mention d’une traduction de ce genre qui ne peut sans doute pas être identiliée avec ïllistoire naturelle tradidte par Pierre Ambroise, sieur de la IMadeleine (Paris, i63i , in-8°).
[lG3'i]
AUX FUÈHKS DUPUY.
soit de l’edilion Tigiiriiie ^ dont ])arle Gesneriis en sa Bibliothèque^ on d’aultre postérieure et meilleure.
M’’ Saurnaise me renvoyé pour l’AFlUGANYS de Ponderibus^ à une édition qu’en a fait faire Gamerarius sans le nom de raulbeur, laquelle je vouldroys bien voir si je pouvoys avoir cet ouvraige où il l’a inséré de ses commentaires sur S. Alatbieu, et d’où M*' Scaliger en a tiré une bonne partie, si le livre est aisé ti trouver. .le verray de luy faire responce à cez prochaines lestes, ayant trop peu de temps à présent. Cependant le Dictionnaire et Grammaire des Copbtes pourroit arriver sur le navire Anne qu’on dicl ])ouvoir estre party d’Alexandrie au commencement de novembre, sur lequel on le devoit charger, car il estoit achevé de transcrire assez longtemps devant. Excusez moy de tant de peine et disjmsez de moy en revanche comme.
Monsieur,
de vostre trez humble et trez obeyssant serviteur,
DE Peiresc.
A Aix, ce 19 flécembro i63/i.
.le ne vous doibs pas taisre une nouvelle où vous prendrez, je m’asseure, vostre bonne part du contentement comme tant d’aullres bons seigneurs et amys de M'' Gassend, c’est qu’il a eu gain de cause ])our la Prevosté de son Eglise de Digne qu’il a emportée par arrest ])uis vendredy, dont il aura subject d’estre en plus grande quiétude d’esprit dezhormais.
.le viens de recevoir d’une balle de Messieurs Moreaux les livres
* Æliani opéra quæ extaiil oinnia, grœce lalineque e regione, partim niinc primum édita, partim multo qnam antehac emendaliora, in ulraque lingua, cura et opéra Conradi Gesiieri ( Tiguri, apud Gesneros fratrex, i55ü, in-fol.).
^ Bibliolheca universalis (1 545-1 5/19).
^ Julius Africanus, l’auteur de la Chronograpliie , avait aussi composé un ouvrage
en 9 4 livrés intitulé Gestes (Kscrloî), sorte d'encyclopédie où il traitait de ragriculluce, de l’ait militaire, de la médecine, etc., et dont il ne subsiste que des fragments ({ui ont été publiés plusieurs fois, notamment par Tbévenol [Mathematici veteres). Voir le fascicule V ries ('.orrespondants de Peiresc : Claude de Saurnaise, p. i5.
'2'ifi
(l’Elzevir dont vous m’aviez parlé et n’y ay pas trouvé ces exemplaires de la Tartarie de M*' Bergeron, dont j’ay bien esté mortifié; tandis cjue je fermoys mon paquet, j’av dict à mon relieur de faire un bordereau des livres y contenus pour le joindre icy, dont je vous remercie trez linmblement la peine L
À MONSIEUR, MONSIEUR DE SyVINT-SAULVEUR,
À PARIS
Monsieur,
J’ay si peu de vigueur, que quand il me fault satisfaire à mon debvoir d’un costé, je suis constraint de m’en dispencer de touts les aultres, et de les remettre à cbascun leur tour. Car je suis aulcunes foys surcliai-gé de tant de parts, que je n’y sçauroys suffire, et faicts moings de scrupule de me dispencer envers ceux qui sont coustumiers de me pardonner mes manquements qu’envers les aultres. C’est pourquoy je n’ay garde de trouver estrange que mes amys en usent de mesme en mon endroict avec la mesme liberté, que je desire tant de faire excuser en mon impuissance. Et semble que les excuses qu’il vous plaict m en laire par voz dernieres sont bien surabondantes, puis que je suis tous les jours en cette peine et vous en possession de ne le pas dezagreer. A ce coup j’ay trouvé moyen de me sevrer de quelque aultre occupation pour satisfaire à un ])etit debvoir, dont j’estoys en arréragé de si longtemps envers M*' Rubens à qui je me suis enfin bazardé d escrire, a cette heure que les plus grosses occasions de jalousie semblent debvoir cesser^, pour luy demander une relation exacte de sa cueiller et des aultres choses qu il y peult contribuer, beaucoup mieux que tout aultre. Car il est grandement intelligent, et versé en la spéculation des ouvrages anciens. Ce (jue je n ay peu laire si succintement, qu’il ne
Vol. 718. loi. 11/). - Il s!i{’il la di' jalousies polilûiues, d'iin rorroKlisseiiianl entre
les (k‘ii\ vi. ii\ anii< ar.ioiié |'ai- In rivalilé 1 1 la Inde de l'Kspagiif' ri de la Fr, -1100.
AUX FRKUES DUPUY. Viï^
in’aye lallu plus cio temps (jue je u’eusse désiré pour pouvoir eserire à d’au Iti ■es dont je suis pareillement eu reste et dont il fault (pie je coiitiiiüe de vous supplier de m’excuser, entr’aultres au bon P. (iampaiiella, s’il vous vient voir, oultre cpi’il m’a fallu eserire à Rome ])ar uu amy cjui s’est chargé de divers petits fagots de lihvres, et aultres curiositez. De façon f|u’il ne me reste cpiasi plus de temps. Mais je suis bien asseuré (|ue vous ne le trouverez pas mauvais comme je vous en supplie. Non plus que la priere que je vous faicts de vouloir taire mettre au bureau de la poste des Païs bas le paejuet du dict sieur Hubens cpie j’envoye soubs l’envelojipe d’un inareband son allié, de qui je receus (!ez jours passez des lettres où il me disoit cjne M*" Hubens luy avoil faict des petites querernonies^ de voir que le mauvais temps eust interrompu nostre commerce. Et adjoustoit des recommandations de sa part, qui m’ont bien ouvert le cliernin que je cberchoys de luy eserire, ce cpie j’ay faict tant plus confidernent cjue ce marchand me mande cpie M'’ Rubens s’est remis à son travail ordinaii-e plus assidûment que jamais. Ce qui présupposé qu’il a abandonné tout le ministère qui nous avoit touts escortez pendant les tempestes passées, de sorte quedezliormais il y aura moings d’occasion de s’abstenir de luy donner parfoys de noz nouvelles. Et ce marchand est un fort bonneste homme que nous avons veu longues années résidant à Marseille et qui ne sera pas marry que son nom couvre celuy de son parent.
Au reste je vous remercie trez humblement de voz nouvelles. Il n’en fut jamais attendu avec plus d’impatiance cpi’on faict présentement en ce païs, sur le progrez et succez du jugement des con[testations] d’entre le Parlement et le Gouverneur. Et si vous en apprenez par bazardrien de considérable, vous nous ferez grande charité de nous en taire pari à vostre loisir. M" de S‘ Chaumont est de retour de son voyage maritime, où il a trouvé grand applaudissement partout et y a composé toute sorte de différants et divisions ejui sont venus à sa notice inesmes
' Litlni cite sous ce syiionyn)(' (le pliiiiife ' Ce cens <lii tiiolcewpo.se; , ei)i|»loye ici
trois juiteiirs : Cdlvi.'i. Scarroii et Saint- pour rt;r«i;//ec, o/wt-ver, ii a p s é!»^ inditpie
(1 ms le Dictionnaire de l.ittiT.
Siiüoii.
•2/iG LETTRES DE PEIRESC [1G34J
entre les liabitans de Draguignan qui esloient fort acharnez les uns contre les aultres. Et a appuyé en ce faisant des arrests du Parlement qui luy en a sceu fort bon gré. Il se deslourna de son chemin en revenant pour aller revoir à Tollon M" Talion. Et estant arrivé icy, fut visité chez luy par la pluspart des gents du Parlement, par trouppes et en particulier. Il les receut fort favorablement et reconduisit les Présidants jusques à la porte de la rue, à travers la basse cour de son logis alors que ]\P’ le Mareschal ne passoit pas le bault de son degré.
C’est tout ce que je vous puis dire, et que j’ay faict tenir vostre lettre à Toullon où est le régiment de la Tour. J’ay envoyé mon neveu complimenter le Cardinal Biscby à CarpentrasC et par mesme moyen offrir son service et le mien à M'' de Guibeville vostre neveu. Je l’attends dans deux jours. L’evesque de Yaison Suarez est ai-rivé chez luy sans passer par icy, ayant esté chargé de passer à Turin. Il ne m’a pas encor envoyé les lettres dont il estoit cliargé. Nous n’avons poinct eu de nouvelles du R. P. Dom du Puy, ce qui me faict craindre qu’il ne s’en soit retourné par terre. Je regretteray bien de ne l’avoir peu servir icy en passant, et que je ne vous puisse tesmoigner que par de simples vœux combien je suis.
Monsieur,
A Aix, ce 9Ü décembre i6.3/j.
Jenay pas icy ce que Camerarius a faict sur s‘ Mathieu, et vouldroys bien sçavoir s il n a pas faict imprimer de l’Africanus que ce petit fragment que Scaliger en a emprunté et employé dans son De re numaria'^, page 99, dun vieux manuscrit de la Bibliothèque de Bude, au(|uel cas nous nous en passerions bien plus facilement. Et si M*’ Petit
L dvêffue de Carpontras garda de l)oniies pondants de Peiresc. Appendice, p. 19). relations avec son visiteur de iG3/i. Voir sa ^ Dere nummaria dissertaiio , liberposthu-
leltre an baron de Rians, dcriR' de Rome le nins (Leyde, 1616, in-8“).
6 novembre 1 0.87 (fascicule VIII des Corres-
[163i] AUX FRÈRES DUPUY. I)'i7
ii’evSloit encore pariy et cpi’il eusl le loisir d’aller passer (|uelfpie lieure en la Bibliothèque du Roy, je vouldroys bien qu’il y eust regardé touts lez volumes qui traictent de jMensuris soubs les nombres i5G, 17^,
325, 364, 368, 353 ])our voir si touts ne sont qu’en papier et de moderne escritture, et si le Gleopatras n’est pas d’aultre laçon <ju’cn cez deux endroicts que je vous avoys cottez pour vérifier le passage del’AS- SABlOiN dont je vous avoys prié de me faire la collation. Et si vous aviez le loisir de luy faire voir aux exemplaires du Nicander*, soubs le nombre 69 ou aultres, si à la lin on n’y trouveroit jias les deux petits anonymes de Ponderibus qu’on a joincts en l’édition de Paris de l’an i 55G , je vous en auroys bien de l’obligation. Et encores jilus si par mesme moyen, vous luy taisiez voir soubs le nombre 21 6 (juel est ce traicté de Mettallis in Gypro. Gar je pense qu’il s’en pourroil bien tirer (quelques bonnes notices si l’ouvrage est de bonne main et du bon temps, et s’il n’estoit pas de longue teneur, j’en payeroys bien volontiers la coppie.
Et pense que W Holstcniiis seroit bien aise de sçavoir si le traicté de VII miraculis num. 296 est rien des appartenances'^ de ce fragment qu’il nous avoit envoyé des vu miracles du monde, et si 011 y pourroit pas suppléer ce qui mamjuoit au sien. Et si l’aultre de mesme matière qui est en vers, num. 269, y seroit inutile ou non.
J’avoys oublié de vous dire que AP de S‘ Gbaumont, se trouvant du costé d’Aiitibe jusques à l’extremité de la Province, s’entretint durant deux ou troys jours à voir les jardins d’orangers ([ui y sont beaucoup plus faciles àeslever qii’ailleurs. Et cependant envoya complimenter le Gouverneur de Nice, dont il attendit la responce, avant que s’esloigner davantage de la Frontière^.
‘ Nicaiiflre, poète et médecin grec du n' siècle avant l’ère chrétienne, a laissé deuv poèmes, un intitulé &rjpictdi, et l’autre ÀAe|«pâpuaxa. Ces deux poèmes turent publiés pour la première fois à la fin de Dioscoride (Venise, Aide Manuce, 1^99, in-fol.) et séparément dans la même ville (iSaS, in-i"). Henri Estienne les ré-
imprima dans ses Poelœ Grœci. Voir, sur les éditions plus modernes, l'article de M. Léo Jouberl dans la Nouvelle biographie générale.
^ Peiresc a (“crit par distraclion des apparleanccs , comme un peu plus loin il a (‘crit meltalis.
’ Vol. 718, fol. 11 5.