‹ Lettres de PeirescChapitre 21 sur 48 · II. ho · texte numérisé non relu

II. ho

iwrkxiiimii «atioialk.

que dans ce temps lorage devra estre passé plus avant et avoir laissé libre le.païs et le chemin de la poste* Je vous supplie de faire tenir par voye la plus asseurée que vous pourrez les lettres que j'escripts tant à M"^ le Jeune que vous avez veu par fois chez vous, qu à M*^ Engobert qui souloit se tenir à Fontainebleau dans la maison du Roy, à qui je demande un petit dessein d architecture qu il m'avoit promis, dont je vous supplie de luy payer la façon selon sa bonne discrétion, et de ne m envoyer le dessein quil vous remettra que dans quelque livre où il puisse estre tout à plat sans luy faire plusieurs plys ^

À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY

À PARIS

Monsieur, J'ay receu vostre despesche du 5^ de juillet depuis deux ou trois jours et viens de recepvoir inesperement à ceste heure celle du treizième avec la lettre de M** Rigault et celles de M' Aubery dont je vous remercie trez humblement, ne pouvant vous, exprimer combien je me sens redevable à voz honnestelez et mortiffié de ce que>vous ne voulez pas souf» fjTÎr.queJe. vous en rende les foibles tesmoigiiages de recognoissance que je pourrois au moins de bouche, puis que jay si peu de moyen de m'en acquitter par effect, mais .puis que vous le voulez ainsy il fault que je me conforme à voz intentions, attendant si Dieu me voudroit faire la grâce de trouver un jour quelque nmyen de vous dignement servir, à qjuoy je ne m'espa!i^gneray pas. J ay^bien regretté la maladie de M' Saulmaize lors duj premier adyis, mais puisqu'il s'est recogneu que ce n est pas la colique nefretique;, il semble quil âlendoibve grandement resjouir et tous ses amis et serviteurs , qui ont bien plus de subjeofc de regretter avec le public quttu si gDandpersonnage nous soit enlevé de la sorte et que

* Vo). 717, fol. i-3a*

parmi une si grande profusion de finiaaQes il ne se soit pas peu espargner un fonds de mille escus pour son entretien; Je hiy suis grandement obligé de la bonne volonté qu il luy plaiet me tesmoigner et attendray en bonne dévotion tout ce qu il daignera nous mander aprer son arrivée en Hollande lorsqu'il en aura la commodité. Je néusse pas trouvé estrange la retraitte de M^ Grotius s'il eust esté si mal payé de ses appointements comme j'apprehendois, mais puis qu il n estoit en arrérages que de la dernière année ^ je ne pense pas quilfust hors d'espérance de la recouvrer, ne qu'il deusse chercher d'aultre retraitte puis que celle de sa patrie luy a manqué, ne pouvant vous dissimuler que j'ay esté fort scandalisé d'apprendre par voz lettres qu'il y ayé esté si iridignement traitté et persécuté. Je me' resjouis infiniment de voir que M' Rigaultse soit embarqué si avant en l'édition de son Tertullian, et puis que le ballot de livres n'est poinet encore party et qu'il me mande de n'y vouloir poinet répéter les observations qu'il avoit cy devant baillées séparément, je vous supplie de m'envoyer un exemplaire de ses dictes observations sur Tertullian in 8*» par la première commodité que vous en aurez. J'ay esté infiniment ayse aussy d'apprendre que M' du Ghesne se soit enfin résolu de donner tous les historiens François et que M' Bignon luy baille si courtoisement ses observations sur Grégoire de Tours. Je serois bien faschéde luy avoir ïwa reffu2é qui fust en mon pouvoir, mais j'ay bien peur de ne pouvoir pas contribuer chose qui vaille à sa curiosité, principalement s'il ne s'attache aux historiens latins, mon* sieur l'Abbé m ayant retenu tout oe qu'il y avoit de» meilleur parmy les m[anu]s[crit]s que je luy «vois communiquez èfn ceste matière, car si bien il m'en a rendu tjuelques uns, j'ay t^*ouvé , 'quand j'ay pensé les revoir, qu'il en avoit arraché les cahiers et feuilletz principaulx etplus notables ^ et pense que quand il verra faire cette édition , il se résoudra plus facilement de mettre à rançon la restitution de ce qu'il a du tiers et du quart pour l'amour du public, car il verra bien que M' du Ghesne se pourra passer

^ Le manuscrit latàn 691 a de ]a Biblio- Voir L; Delisle, £e Cabinet des manuscrits de thèque nationale est un des manuscritade la Bibliothèque nàtimak, t. I, p. 98Â. Sur Peiresc qui forent mutilés par Charles Labbë. Charles Labbë, voir t. I, p. 168.

ho.

qu'il avait eu de publier les oeuvres de 6a-

de beaucoup de choses quil pensoit ne pouvoir sortir que de ses mains. Je ne pensois pas que M' du Ghesne peusse estre pressé du livre d'Arles, puis que vous en aviez un exemplaire dont je m'asseure bien qu'il se peut servir quand il voudra, en attendant celluy que je luy gardois, mais puis quainsy est je luy envoieray le sien. Dieu aydant, la sepmaine prochaine pour laisser place à ceste fois à la continuation de 1-envoy de vostre fagot de Rome. Pour l'édition des œuvres de Galien du sieur Tarin \ je contribueray de bon cœur s'il s'en veut servir !

un assez gros volume que j'ay m[anu]s[crit] en langue hébraïque contenant un grand nombre d'opuscules de cet autheur traduicts du grec, entre lesquels il y a plus d'une quinzaine qui n'ont point esté imprimez «n aulcune langue que je sache. J'ay bien de lobligation à M' de Cordes du supplément qu'il luy a pieu me procurer de ce passage de l'histoire des papes, mais le public luy en a bien davantage s'il a eu le soing, comme je me l'imagine, d'empescher que ces paroUes ne soient poinct passées dans l'édition de ce vieux in[anu]8[crit], attendu le préjudice qu'elles pouvoient faire aux droicts du Roy et que cëst autiieur tranche trop crûment la décision d'une question qui estoit en controverse de fort longue main et oà il ne manquoit pas de tiltres au contraire des prétentions de ce prince, mais je suis plus redevable que je ne sçaurois représenter à M' le président de Meslay pour la faveur qu'il a tesmoignée me vouloir prouver et voudrois bien le servir en revanche en ^hose de son goust.

Je n'avois pas ouy parler de l'édition romaine des lettres italiennes du cardinal Rentivog^io ^ ; il fauldra attendre que le temps nous en donne la disposition et l'usage. J'ay veu la lettre que vous escript M*" Chifflet,

* lean TariD , ne à Beaufort-^n- Vallée lien. L'édilion des iBuvres complètes de ce

(septembre i59o),fut recteur à TUniversité raëdecio et d^Hippocrate allait être donnée

de Paris en 1696 et 1696, devint, en par Renë Ghartier (Paris, 1689 et années

1699, professeur d*âoquence grecque et suivantes, in-fol.).

latine au Gollè^ de France et mourut en * RaceoUa di kttere del car. Benûvoglio

janvier 1666. Tarin ne réalisa pas le projet (i63i , in-&*).

laquelle je vous renvoie. Il m escript en mesmes termes et je seray bien aise de le servir en ce qu« je pourray, mais à vous dire la vérité, j'avois espéré de pouvoir faire imprimer ce quil me demande \ avec le livre des Tournois de nostre roi René que le sieur Tavernier avoit enlreprins*. Il est vray que si le dict sieur Tavernier ne se resoult d'y faire d'aultres diligences, il vaudra bien mieux que je baille à M' Chifflet ce que j'ay que de le laisser ainsy périr.

Il me reste à vous remercier du soing que vous avez pris de mes livres dont j ay veu le rooUe, oii je n ay garde de rien trouver à redire d aultant que je ne sçaurois faire de meilleur choix que le vostre, et que je n'en puis pas avoir la cognoissance que vous avez, n y en ayant aulcun de ceux que je ne vous demandois pas lequel je ne vous eusse demandé, si j'en eusse eu connoissance, plus instamment que tous ceux que je vous ay demandez. J'ay envoyé à ce matin à M' de Gastines la lettre de change que vous aviez laissée suranner, que je vous renvoyerai raffraischie Dieu aydant par le premier ordinaire. Vous m'avez obligé de m'envoyer des exemplaires redoublez d'aulcuns de ces livres plus curieux, et eusse bien désiré qu'en eussiez faict de mesme de l'opusculus de Lansbergius de terrse motu et que n'eussiez pas oublié une coupple d'exemplaires que je vous demandois Samuelis Petiti miscellaneorum in-û^^del'an 1 63o comme vous me les mettez en rooUe de ces églogues seulement^. Je ne trouve point trop cher le Petrus de Natalibus^ à dix livres pour un homme qui en a affaire, non plus que le Democares^ à 8 livres et le

^ Encore un projet que Peiresc devait abandonner!

* Ce livre a ëtë luxueusement publié (Pans, 1 6a6-i 6117, librairie F.-Didot, grand in-fol. ) : Les tournais du roi René, d'après les numuserits et les dessins originaux de la bibUothique royale. MM. GhampoUion- Figeât soignèrent le texte et les notes; M. L.-J.-J. Dobois se chargea des dessins et planches coloriées.

' Eelogœ chronohgieœ (Paris, i63i, in-4*).

* Pietro de Natali, hagiographe du xv* siècle , né è Venise , publia dans la ville de Vicence : Catahgus Sanctorum etgestorum eorum ex diversis volumùiibus eollectus (i^gS, infol.). Le Manuel dm libraire signale une édition de Venise (1 5o6) et une de Lyon (1 5o8 ) , Tune et Tautre in-folio.

' Antoine de Monchy, dit Démochai^ès, naquit à Ressons^ur-Matz (Oise) en 169^, fut docteur de Sorbonne , chanoine de Noyon , inquisiteur de la foi, et mourut à Paris en 1576, doyen de la faculté de théologie. Le

318 LETTRES DE PEIRBSC [1682]

Martyrologium Petri Gaiesiûi ^ à 7 livres. C'est pourquoy je vous prie de les faire prendre pour les faire mettre .dans mon ballot quand on Tenvoyera et d'y faire joindre s'il vous plaict une couple d'exemplaires de ce Jean de Bourdenave des Cours ecclésiastiques in-&^de l'an 1636 S que je pense estre ce que l'on me demandoit, sans oublier le Martyrologium Monasticum en blanc de la meilleure édition qui se trouvera avec l'Aristote grec-latin in-fol° rellié en bazane verte '• Et les oeuvres de Malherbe in-&^ semblablement relliées en bazane verte S ensemble praxis medicinae nova ratio Johannis Heurnii, Baphelengius, 1609 en blanc et, s'il se trouvoit, un Ferrandus diaconus Cartbaginensis de Bornée qui a faict un breviarium canonum et des epistres ^ ; mais pour lés œuvres de s* Tomas^, advertiray ce mien amy qui les desiroit pour en suivre ses ordres.

Excusez moy ce pendant, je vous supplie, Monsieur, de tant d'impor-

Moréri rappelle frqa'il composa divers ouvrages, dont le plus considérable est ceiuy de sacrifieio musœn. Voir la liste de ses antres ouvrages dans la Bibliotkèque francoite de Du Verdier (au mot AnUme de Mouchy),

^ Pierre Galesini, de Milan, prolonotaire apostolique , donna une nouvelle édition du Martyrologe romain, avec des notes (Milan, 1577), édition dédiée au pape Grégoire XIII.

* Estât des cours ecclésiastiques, ou de l'autorité et juridiction des grands vicaires et des offieiaux et juges de V Église. Les biographes et bibliographes ne citent de cet ouvrage qu'une édition de 1 655. Jean de Bordenave fut chanoine de Lescar, grand vicaire d'Auch.

' Opéra omnia, grœce et latine, veterum ac recentiorum interpretum studio emendahS" sima. . . Huic editwni accessit brevis ae perpe^ tuus in omnes Aristotelis libroscommentarius» .. authore Guili Du Val (Paris, i6a9,iû-fol.).

C'est la i^production de l'édition de 1619.

* Nous avons déjà vu que les Œuvres de messire François de Malherbe parurent in^A"" en i63o et reparurent dans le même format en i63i.

* Fulgenlius Ferrandus , diacre de l'Oise de Carthage, mourut vers le milieu du vi* siècle. Ce fut un disciple de saint Fufgence. Ses œuvres complètes parurent par les soins du P. Pierre-François Chifflet (Dijon, 16&9, in-i**). Le breviarium dont parle Peirescavaitété publié par Pierre Pithou [Fulgentii Ferrandi Carthagimensis eecUeiœ Diaconi Breviatio Canonum, et Criscomii Breviarium GifiofiKm( Paris, 1598, ia-S**).

' Voir dans le Manuel du libraire (t. V, col. 8a& ) , rénumération des principales éditions des Œuvres complètes de saint Thomas d' Aquin antérieures à 1 63 s , éditions qui sont celles de Rome (1570-1571, 18 vol. in-fol.), de Venise (1 593-1 5 9^, 18 voL iu-fol.), d'Anvers (161 i, 19 yoLin-fol.).

[i632] AUX FRÈRES DUPUY, 819

tunité. Je feray chercher à Rome le Mombritius* et le Lippomannus^ pour vous descharger d'aultant et demeureray à jamais, Monsieur,

vostre trez humble et treàs obéissant serviteur, PB Pbirbsg.

A Boy^gency, ce a5 juillet i63a.

Si vous avez appris que le sieur Henricus Spelmannus d'Àng[leterre], qui a fanct le glossaire de l'Archaiologie , soit encore vivant ou non , je vous prie de m'en escripïre ce que vous en sçaurez'. M' Vignon en sçaura sans doubte des nouvelles.

Vous me dictes que Quentin est dans la nécessité. Si cela estoit et qu'il se peiisse resouldre de vivre sans dësbauche, je luy donneray tottsjours de quoy vivre avec moy, 8*il veut venir depardeça, mainte* Aant que Je ne me puis pas passer avec un seul homme qui escripve soubs moy, depuis la foiblesse qui m est demeurée au bras droict aprez la grande enflure et inflammation que j'y eus durant ma dernière ma-ladie, et s'il se resolvoit à venir, faictes qu'il vous dise à quelle condition il pretendroit le faire *.

' Bonino Monbrixio naquit h Milan eu 1 ia A et mourut vers i /i8a. Son plus oëlèbre ouvrage est : Sanetuarium sive vitœ Sancto^ rum (a vol. iu-fol.). Voir le Manuel du libraire, t. III, col. 1818.

* Aloisio lippomani,, né vers i5oo à Venise , évéque de iM odène , de Vérone , de Bergame, nonce en Allemagne, en Pologne, en Portoga), mourut le i5 aoât iSSg. 41 est

auteur de plusieurs ouvrage» parmi lesquek on remarque : Sanctorum priscorum vitœ (Rome et Venise, i55i-i56o , 8 vol. in-4'). Voir sur cette édition et les éditions suivantes , nolammoit celle de Venise, 1 58 1 , en 6 vol. in-foL , le Maiwildu libraire, t. III , col» 1099.

' Henri Spelman , comme nous Pavons déjà vu , ne mourut que le a& octobre 1661.

* Vol. 717, fol. 1 34.

À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY

À PARIS

Monsieur

Je viens de recepvoir fort opportunément vostre despesche du 1 9* de ce mois assez à temps pour vous pouvoir faire responce par cet ordinaire, vous remerciant trez humblement du soing que vous avez eu de mes lettres et du Golumela et des nouvelles dont il vous a pieu nous faire part, dont nous sommes plus affamez et affiriandez que jamais, à cause des bruicts qu'on faict courir tous les jours sur cez mouvements de Monsieur que Ion faisoit desja embarrassé parmy les dames d'Avignon tandis qu'il estoit encores en Rouergue, mais j'ay esté grandement affligé d'apprendre la grande maladie du pauvre M' Saulmaize , priant Dieu qu'il le veuille bien guérir et préserver de ce danger et donner loisir à noz ministres de le retenir dans le Royaulme et de le recognoistre comme il mérite ^

Monsieur l'Abbé a grand tort de ne fia ire imprimer sa collection des glossaires puis qu'elle est tant advancée, et les imprimeurs ont encores plus de tort s'ils font difficulté sur la grosseur de l'ouvrage , attendu qu'il n'y a guieres de livres d'un plus gênerai débit que ceux là par tous les endroicts de l'Europe. Je pense qu'ils ne craignent si ce n'est que cela soit contrefaict à Genève ou en Allemagne, pour eslre de trop grand usaige partout. Mais leur édition ne laisroit pas pourtant d'estre bien tost enlevée, et si ceux de Paris sont si delicatz de ne le pas vouloir entreprendre, il vaudroit bien mieux que M' l'Abbé se resolust de le laisser faire à ceux de Genève qui sçauront bien y trouver leur compte mieux que ceux de Paris. Je faicts responce au bon homme Jacques de Bié^

* Voir sur les démarches faites plus tard * On conserve cette réponse, datée du

pour retenir Saumaise en France )e fasci- 3i juillet i639 , dans le registre II des mi-

cule des Correspoudantg de Peirese qui est nutes de la bibliothèque de Carpentras,

consacré à cet ërudit, n"* V, 1883, p. ôs. foi. 35q \\

sur l'édition des portraicls au naturel de noz Rois de France et ne tiendra qu'à luy qu'il n'aye tout ce que j'en ay recueilly, ne pensant pas que d'aultres luy en puissent fournir d'assortiment comparable au mien; mais il fauldroit qu'on prist la peine de les venir desseigner devant moy, aultrement il seroit fort malaisé de rien faire qui vaille, à cause des advis que je puis donner au peintre pour suppléer aux manquements qui se trouvent souvent en telles pièces et pour ne rien faire sans fondement de bonne authorité et qui ne soit bien conforme aux divers usaiges selon la diversité des siècles, car je ne voudrois poinct, s'il estoit possible, que des choses si fîdelles et légitimes comme sont toutes celles que j'ary mises ensemble fussent meslées indifféremment avQc celles que le dit de Bié a desja gravées, qui ne sont forgées que depuis hier bien qu'elles ayent leur relation à d'aultres siècles plus anciens, et voudrois en toute façon une édition séparée de toute la suitte des portraicts de noz Roys, selon que je les ay trouvez en lieux irrepro-. chables avec quelques unes des principalles médailles de leur temps , sauf par aprez, s'ils en veuUent tirer quelques pièces pour les mesler parmy les leurs, de le faire, si bon leur semble, pourveu que j'aye une édition à part où il n'y ayt rien de supposé et qui ne soit examiné et advoîié pour légitime. Vous le pourrez envoyer quérir et luy rendre ma lettre chez vous afin que vous voyez si j'ay raison ou si j'ay tort, pour me conformer à ce que vous trouverez bon en cela comme en toute aultre chose. Monsieur Menestrier est encores céans ^ et n'attend plus rien de sa malle que ce peu qu'il a recouvré selon la discrétion de deux des voUeurs qui luy ont rendu ce que bon leur a semblé et rien plus. N'ayant poinct esté possible de rien tirer des aultres qui avoient participé au butin, bien que Monsieur le General des galieres en aye faict mettre deux des principaux à la chesne, mais on n'a point eu d'acquest à tout cela, et le pix est que lorsqu'ils firent leurs partages, pour se préparer un prétexte d'ignorance concernant ce qui m'appartenoit à moy, ayant trouvé quantité de lettres qui m'estoient adressées et qui accom-

^ Gassendi parle ainsi (liv. IV, p. 87 A) du séjour à Beigeotier de Menestrier :, frUsnsque est jaeundissima per aliquet hebdomadas oonsuetadine Menetrii . • . n

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