‹ Lettres de PeirescChapitre 26 sur 48 · II. 5o · texte numérisé non relu

II. 5o

IHPtlHBlMI «ATlOIkU.

LETTRES DE PEIHESG

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piaîn de belles pièces d'ESsevir que je n avois pas eocores yefies, avec cesté barangue du Roy de Pologne, doot je vous remercie pareillement de tout mon coeur. Il m envoya par mesme moyen un petit livret du P. Tbeopbile Jésuite S imprimé à Lyon pariCardon, où il vedl prouver que S^ Âmbroise estoit né en nostre ville d'Arles ^ en.quby il faict grand honneur à nostre paiLs^ J avois! escript à M' de Tbôu, sur la lettre que M' Menestrier m'apporta l'aultre jour de sa part» où il tesputigoe de* sirer de sçavoir ce qui s'est passé «» nos Eatatz, et d'aultant que je n'en sçais pas tant comme je: m'asseure que mon freire y<mis en a m«idé, possible ne trouveroit il pas mauvais qu'il vous pleust de luy envoyer la lettre de mon freré» mais je vous prie d^en faire retenir une eoppie par Quentin ensemble de celle qui concerne l'entrée de M' de Victry à Marseille, et vous me les pourres faire tenir par la première commodité. Au reste vostre Gaxetan ne vous veut pas confesser la vérité, quand il vous veut faire accroire que sa gazette ne se tire que la nuictda ven-^ dredy au sabmedy, ce que je croîs bien estre véritable pour:le grand nombre qui se doibt distribuer à tout venant^ mais asseurement il s'en tire quelque petit nombre d'exemplaires dez le vendredy asséx à temps pour les envoyer par l'ordinaire qui vient du costé de deça^ car celle du 3^ de ce mois de décembre ^ que uQus n'avons remue qu'à ce soir sabmedy 18® du mesme. mois soubs vostre. enveloppe du i% fut recetie à Brignolle par l'ordinaire de. la sepmaine passée, où mon' frère k vit, comme vous verres par la leitret qu'il m'en escript* en mesme

^ Il s'agit là de Thëopliile Raynaud, né en i583 k Sospdlo, qui entra dans la Compagnie de Jésus à dix-neuf ans, professa successi venant à Avignon , à Lyon , à Rome , et mourut dans la seconde de ces villes le 3i octobre i663. Mention a été déjà faite de Toriginaietf^ond écrivain à YAppmiiiee du tome I, p. 776.

* TheûfUURagfuiudiSoeiêtatiêJeêUfAmhronuê, suceua eabstà, ubi Gallianm expresius, seu hieubratio de tuUali 9qIo SancU Amkr^iii in GallU (Lyon, Jacq. Cardon,

i63â, in- 19). Cette dissertation a été reproduite sous un titre différent dans la collection des. OEwi^ cmplèlu de Th^ Rey* naud (t. VIII, in-fol., f, 107-13&); De SancU Ambrosii nataU wlo diêsertatio ex qua Hjudicatut an artufuerit Lufdunensis.

' Le pèredesaintAmbroîse, étant préfet des Gaides, résidait tantôt à Arles, tantAt à Lyon , tantAt eniin à Trêves, mais fdiM souvent dans cette dernière villev.ee qai a feif croire que là vint «u jnonde.fe:fiitarévéque de Milan.

[1&32] AUX FRÈRES DUPDT. 395

temps qoe celle 'que je lay avois envoyée de la prœedente sepmaine, et y a des gens de Marseille qui en reçoiveùtquhsi toutes les sepmaînes 8 jours plus tost que nous icy, mais nous ne'sommestpas si reeommande2 au prosnéS et toutefois quand ils desireroient de nous qu'efies ne fussent point publiées plus tost qu'ils ne veuUent, nous sçau* rions bien observer nostre promesse aussy religieusement que les aulfres, atuxquels ils s^en confient par préférence^ Sur quoy me remettant h la despesche dé mardy et vous recommandant le sieur du Puy pre^ sent porteur, Ytn des commis audianciers du Greffe de nostre Parlement,mutais qu'il eu»se debesoîngde vostre bonne assistance, je finiray, demeurant, Monsieur,

vostre trez humble et trez obéissant serviteur,

DB PEnussc.

A Aiz, ee 18 décembre i639.

M' Gassendi a envoie en ceste ville au sieur Gaultier, Prieur de la Valette, un livre in 4® de Philippus Lansbergius que je n'avois pas encore veu, intitulé Progynmasmatum Âstronomi» restitutsê de motu solis 1619 MidddburgiVdont je payerois volontiers deux ou trois exemplaires, 's'il s'en trouvtMt, et pour le moins vouârois je bien en avûir un pourmoy, s'il estpitposâble, commeaussy d'ùnJivre de Skikardus dejure Hd>rcwrum ^ dont me parle le mesme sieur Ga^endi ; au reste j^ay esté ravi d'une demande qu*il ma faictepoùr le steur de Meseriac qui se tient à Bourg en -Bresse, afin que je ïuy fasse tenir mon exemplaire de l'Eusebede Scaliger in fol*' de Comelin^ qu'il n'a peu trouver ailleurs

' Littrë, soas le taotpréne, n'a cite, au in-i*'; Und., 1639); Profymnasmaimn m-

snjet de cette location, qde Voltaire et Bé- tronamiœ restitua; lib. I: De motu soUs (Mid-

ranger. ddboarg, 1 6a8 , in-4*).

' WdsB {Bkgfé^^ wik&rÊ^) indiiiiae ' Jm regium Hebmmtm e t^i^ri* rab-

deux onvrageadé Ph. Lambergildi piortent Unkiê erutum {Stjmàiéorg, iftsS, in-^*).

à peu près le même titre : Prûfymnamata * nuaurus temporum : EnsMi PtmqfUli

oêtrtmomÙB m&Mm (Middelbonrg, 1619, C^tor^vr Pdbafm« J^jpîMp^^

396 LETTRES DE PEIRESG [1632J

à prester non plus quà acbepter; or par disgrâce mon pauvre Eusebe est tellement gasté d'importunes apostilles que j ay mises à la marge pour mon usaige en divers endroictz que je séries honteux que cela parust devant des gentz de cette sorte là. Ceist pourquoy si la biblio^ theque de M'' d'Aux erre n est point sans ce livre là, et m'en poùvoit fournir un exemplaire pour me redimer de l'exhibition du mien, au mauvais estât qu'il est, je le payerois volontiers le doublé plus qu'il ne peut valloir, auquel cas je vous prierois de le faire tenir de ma part au dict sieur de Meseriac à Bourg en Bresse où il est S croyant bien qu'il se trouvera à Paris des marchànb^ qui auront des itabitudes à Bourg en Bresse et assez de commerce pour y pouvoir faire tenir ce livre là seurement. Excusez moy de ceste importunité^.

À MONSIEUR, MONSIELR DU PUY

A PARIS. j.

Monsieur, Je vous eacripvis hier par l'un des commis du Greffe de hbstre Par* lemént qui a nom du Puy et qui est fort de mestaittis, lequel partit en poste aprez disner, et debvra. arriver sand doubte plus tost que cet ordinaire. Je vous respondis sur les piîncipaux diefs, au moins sur les plus pressaus de vostre lettre du x. Tay depuis receu à ce soir le Diogene Laerttus que M' Gassendy m'a renvoyé de Digne. S'il fust venu à temps, le dict sieur du Puy euist esté trez âyse d« le vous porter. Ce sera par la première commodité d'amy que vous l'aurez, Dieu aydant. J'ay enfin escript ceste aprez disnée à M' de Saulmaize, et vous envoyé ma lettre à cachet volant où vous pourrez voir si bon vous semble à

Honum omnimodœ kistoriœ libri duo.,, opéra Peîresc à Bachet de Méâriac, les nonibreux

et studio Josephi Juêti Sealigeri, etc. (Leyde, dëtaik donaés par Gassendi (p. 89 1). 1606, in-fol.). * Vol. 717, fol. 178.

^ Voir, BUT tous les services rendus par

[1632] AUX FRÈRES DUPDY. 39?

quoy je reduicts laes demandes S vous suppliant d'intercéder pour moy en son endroiçt si ne le trouvez pas mauvais, car s il fault attendre qu'il fasse un traitté ex professo, je crains qu'il ne tire plus long trajet ^ que je ne voudrois, et possible luy fourniray je, s'il me commuiiique ce qu'il a tiré des vieux ra[a»iu]$[(crit]$ dont il est question, quelque chosette de plus que ce qui peut estre dans ses livres. Cet Itinerarium Benjamini de version nouvelle^ ne pourra estre que trez bon. Monsieur de Léon m'a dict avoir tout plain de bons livres m[anu]s[crit]s. Il fut hier plus de deux heures dans ma petite estude;,,et me parla dune chronique de Cypre qui meritoit bien d'estre veûe par personnes intelligentes et d'un psaultier en six langues bien ancien , qui ne debvoit pas avoir esté caché à M'^ le Jay ne au P. Morin, à qui je ne sçaurois escripre d'aujourd'huy non plus qu'à tous cez aultres Messieurs qui me pardonneront, s'il leur plaist, pour ce coup. Si Burlamaqui^ entreprend de vous faire avoir cez extraictz d'Ahgleterre, il en viendra à bout indubitablement. Je vous remercie trèz humblement des belles pièces qu'il vous a pieu me communiquer et particulièrement de ceste relation du Roy de Suéde que je ne sçaurois assez plaindre. Vou5 n'aurez pour à ceste heure en revanche qu0 les daux* Arretz que vous me demandiez concernant le président Garriolis, dont la maison s'en va par terre '^; la

* Cette lettre, datée du ao d&iembre 1 63â , noU8 a ëtë conservée dans le rentre VI des Hmutes de ringraimbertine (fol. 35). J'ai rintention de la publier, avec la plupart des autres lettres de Peiresc k Sâumaise, dans un des voiuines qui saivroat cdui-ci.

' Littrë et nos autres lexicogpraphes n'ont pas recueilli cette expression figurée.

* C'est ritinëraire de Benjamin de Tudèle : Itinerarium D, Benjmnms eum venione et notiê Omstatîtini L'Empereur ah Ofpyck (Leyde, EIzevier, i633, in-8''). Voir le Manuel du libraire ( 1. 1 , col. 7 7 4 1 ) ; fc« EIzevier de M. Aiph. Wil]ems(p. 96); la Notice historique de Carmoly «ur Benjamin de Tu-

dile, suivie Je l'examen géographique de ses voyages, par J. Lelewel (Bruxelles, iSSa, in-8*).

* Est-ce au même personnage que Peiresc adressa, de Paris, le ^9 septembre «616, une lettre qui Ggure dan» le registre V des Minutes de Tlnguimbertine (fol. 332)?

* En même temps que les commissaires chargés de faire le procès du pr^ident Tavaienl condaniDë à mort ( 9 9 octobre 1 639 ) , ils avaient ordonné que ses biens seraient conGsquës au profit du roi et que sa maison serait rasée. Cette maison était située dans la petite rue Saint-Jean {Les rues d'Aix, par Roux-Alpheran , t. 1, p, 94^).

398 LETTRES DE PEIRESO [1632]

desmolition en avoit esté interrompue durant quelques jours à cause des grandes pluyes, nmis on a recommaucé. Et sur ce je finis demeu^ rant, ' Monsieur,

vostre trez humble et trez obéissant serviteur, M Pbirbsc.

A Aix, ce ao* deoembre i63t.

Si vous ne communiquez pas la lettre que j'escrips à M' Sauimaise, je pense cpi'ii ne sera que bon ^

À MONSIEUR, MONSIEUR. DU PU Y

k PARIS.

Monsieur, Vostre despesche du 17 de ee mois nous a appris uae infinité 4e belles curiositez qui ont bien augmenté les anciennes obligations que nous vous avions, dont je vous remercie trez humblement de tout mon coeur, et mesmes du seing que vous avez daigné prendre des livres que vous avez joints à ceux de M' THuiltier, lesquels j'attends Dieu aydant la sepmaine prochaine, par les mains mesmes de M' de Rossy de Lyon qui doibt faire un voyage icy bas pour la prochaine feste des Roys. M'.Gassendy m'a renvoyé le Laertîus par ce qu'asseurçment il en trouva un à vendre à Lyon, dont il se pourveut, de sorte que vous ne debvez pas avoir de regret de ce costé là ; je le vous envoyeray par le despart des députez de nos Estatz qui ont leur rendez vous icy aprez les festes. Et par mesme voye je tascheray de vous envoyer quelques pistolles pour l'achapt de ce que vous jugerez nécessaire, et pour esviter les changes. J'ay de l'obligation à M'^ Victray de l'ofiipe de ses

' Vol. 717, fol 181.

Evangiles en Arabe que j accepterois bien plus volontiers si c eust esté du reste de la bible, comme il me sembloit avoir ouy dire que T Arabe y estoit séparé en volume à part des aultres langues, mais il faùlt dire que j'avois mal entendu, et possible que celluy qui me Tavoit mandé lavoit ainsy jugé en voyant travailler les Evangiles. Pour l'édition de Gennes, je crois bien que ce n'est pas de la Bible toute entière, mais, si je ne me trompe, le Possevin dict en avoir vèu quelque volume ^ Gelluy pour qui je demandois ceste bible entend fort bien la langue Arabique, mais oe n'est pas homme qui puisse aller sesjourner en Gonstantinople chez M" l'Ambassadeur'; celluy pour qui je voutois l'Aleoran est un aultre bien différend de celluy là, qui n'est pas non plus en estât de faire le voyage et séjour de Gojistantinople, dont je suis bien marry pour l'amour de M' Victray et de son filz. Un gentilhomme de ceste ville que j'avois introduit chez M"" l'Ambassadeur a eu tant d'envie d'apprendre la langue Arabique qu'il s'eisi est allé exprez au mont Liban ^, d'qik il nous a esjQript dç pardeça du Ifefu de HedinS oiïK il dtct ayoir rencontré le sieur Evesque Amira ^rt célèbre pQur la gr^mmaii'e qu'il a imprimée ^, lequel s'est charitablement offert de luy moûtr^r. ladicte langue Arabique; ilnpii^ n^^aiàde ^aussy que le peuple de ce lieu là parle pius.cofpectemeQt le Syriaque qii^'ien aulçun aultre lieu du Levant. Je seray bien ayse que par le moyen du dict sieur Victray vous ayez ce Pentateuque Arabe d'Erpenius que j'attendray en bonne dévotion pour luy faire passer la mer^ conjornctement avec les Evangiles que vous m'envoyez dans le ballot de M' l'Huiliier. Je viens d'a)>prendre

^ Ant, Poêiémi Manfmmi Sodeiaiiê Jem Apparaius sacer ad Ser^tores veterh et nom Testammti, etc. (Venise, 1606, 3 vol. info!.).

' Noos avons vu que cet ambassadeur était le comte de Mardbeville:

' Fr. Galaap de Chasteuil. Voir pins haut (lettre XL).

* Cette locditë est appelée Hedem par Galaap de Chasteuil dans une lettre du

6 octobre i63», imprimée dons le livre d'Augeri : Le Provençal solitaire au Mont Liban, ou la Vie de iV* François de Gahup, sieur de Chastueil, etc. (Aix, i658, in-ia, p. 97). On trouvera plusieurs lettres du même personnage, datées du même lieu, dans un prochain fascicule des Correspondants de Peiresc,

* Grammatiea Syriaca , sive ChaUaica , par Geoiges-Micb. Amira (Rome, lâgG, in-i**).

l'arrivée à bon port d'un navire qui m'apporte ce Pentateuque Samaritain en lettre Arabique dont je vous parfois dernièrement, et que je le pourray avoir pour le plus tard la sepwaine prochaine. Je voudrois bien qu'il vint à temps pour me pouvoir prévaloir du voyage* de voz députez en court. Pour les globes, si vous rencontriez fortune ^ de ceux de M' d'Anxerre ou autre pareille qualité avec quelque bon advantage au prix, je n'y plaindrois pas fargent, mais s'il les fault achepter au prix courant tout entier, il vaudra mieulx fen prendre des médiocres, à cause que le transport sera de fort grande constance de Paris icy. Pour les petits volumes des Respubliques d'Elzevir, ce n'est qnepour un de mes amys et non pas pour moy; cW pourquoy je né ra'estois pas soussié d'une rellieure si exacte; toutefois je laisse le tout à vostre discrétion , n'estimant pas que i o ou i 2 quartz d'escus de pîus ou dé moins puissent estre considérables pour avoir èfez chosies làf'plus propres et plus commodes, lîiàlsi sUrtkmt je vous supplie dé^ me les faire avoir le plus tost iqu'il vous sera possible et les mieux asisortisf sans espargner d'en charger ceux de nos àmisqui vous irOnt demander qlielque chose pour moy. Les bonnes festes <)ù noluîs sominés ont èmpesché M"^ Gassendy de nous envoyer des lettres à temps pour cet ordinaire à cause de la cessation du Palais 'durant icellés{ je b'ay^àsmesmes peu loy faire tenir le dernier pacqu^l'qi\e'j'ay eu pouï* liiy pftr cest ordinaire. J'envoye à M*" de Thou uri pacquet dë.Hierusalem avec le verbal et articles de noz Estatz et la harangue d^' Monseigneur le Mareschaï de Victry, lequel irfayant eiivoyé- la Gâiêtte qu'il venoit de recepvoir pAv l'ordinaire plus fraische de 8 jours que la nostre, je me suis dispensé de la retenir pour avoir moyen de la vous envoyer comme je faicts présentement, afin que vous la puissiez faire voir à vostre Gaze tan pour le convaincre de la supercherie dont il use en nostre endroict puis qu'il est si asseuré à vous nier la vérité. J'auray bien de l'obligation à M' Rigault s'il prend la peine de m'envoyer quelque bonne collation de ce petit feuillet du Marcellus de medicamentis comme aussy à M' Saul-

^ Je ne crois pas que cette locution ail étë recueiffie par nos divers lexicographes.

maize s'il vous fournit ce qu'il peut sur la matière de ponderibus et

mensuris, sur laquelle, depuis la lettre que je luy escripvis lasepmaine

passée, j'ay descouvert encore d'excellentes choses que je voudrois

bien avoir peu adjouster à ma lettre, mais le départ de M' de Léon

ma faict perdre aujourd'huy toute la matinée. Et on ne m'a guieres

laissé de repos tout le reste du jour. C'est pourquoy je suis contraint

de clorre attendu l'heure tarde , de crainte que mon paquet ne demeure ,

estant toujours,

Monsieur,

vostre trez humble et trez obéissant serviteur,

DE Pbibesg.

A Aix, ce 97 décembre i63a.

Vous oubliastes dernièrement de nous envoier la Gazette et relation du mois de novembre et vous prie de nous envoier les dictes relations doubles aussy bien que la Gazette ^

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