‹ Lettres de PeirescChapitre 3 sur 48 · II · texte numérisé non relu

II

tMmiXClUK «ATIOIALE.

9ont eeux que j'avois par devers moy de plus longue maia, d(»t quelque amy sera bien aise de s'accommoder. Je n eu retraoeheray que ce nont* yeau Testament grec iSôg que fai desjà double ovtripple, au lieu du quel je vous prie de prendre la petite bible hebraïcque in 1 6 , si le prix en est modéré, pour la donner à un de mes amys qui a ce gouat là, qui la sçait qua^ toute par coeur, lequel ea a une enooves en moindre forme (je pense que c'est le a A) en plusieurs volumes, qu'il a contiQuellement dans ses pochettes, que je vouldrois iHen luyrenouveUer, car elle est fort sallie et engraissée. Mais j'ay oublié la datte. Ce Mystagogus Cresolii ^ swa tousjours bon à avoir, puisque vous le trouves bon , voire en fin papier^ si le prix nea est pas excessif.

Le sieur de Gastines m'escript de Marseille qu'il avoit renouvelle le crédit à la dame de Lignage pour ûoo l[i]b[vres] selon qu'il vous pdairra d'en oixlonner, et envoyer prendre chea elle pour mon compte. Je n'y regrette que la peine que ce vous est

Nostre ordinaire de Rome n'est poinct encores passé de ee jourd'buy^ nomplus que le vendredy de la semaine passée, et craignons qu'il ne soit retenu, avec toutes ses despesches, où je courtois fortune de perdre quelque petite anticaille qu'on y debvoit bazarder. Mais ce qui me le £aict attendre plus impatiemment est d'apprendre des nouvelles de M^ de Thou. On m'escript de Marseille qu'à son exemple le fiJz de M' Mangot ^ qui estoit à Rome s'est résolu au voyage du Levant et s'en va par Gonstantinople.

' Ludoviei CresolUi Armorki e Societate Jèsu Mystagogus desaenrum hammum OscipUna, etc. (Paris, Sebastien CramoÎBy, 1699, in-foL). Ce recueil, dont on peut voir le titre complet dans Ja BibUothique des pères de Backer et Sommervogel (t. I, col. ]66â), reparut èi Paris, 1 638, en a volumes i&-Â^ Le père Louis Crésd, né en i568 dans le diocèse de Tréguier, mourut en i63A.

^ Claude Mangot , seigneur de Villarcean , DreviUe , Orgères et Vilieran , fui tour è tour

maître des requêtes, procureur général en la chambre de justice, ambassadeur en Suisse, premier président du parlement de Bordeaux, secrétaire d*État, garde des sceaux, etc. Si Ton connaît bien Claude Mangot, on connaît très peu le fîls dont il est ici question. D'après la généalogie donnée dans le Mariri, Qaude eut do sa femme Marguerite Le Beau, quatre fils et quatre filles. Je ne sais lequel des quatre fils (Claude, Anne, Jacques, Mathurin) fut le voyageur en Orient.

[1629] ACX FHÈRES DUPUY. 59

J «y esté lÀm inarry de l'incontinance du sieur du Mon^tier ^; lap* preheMian que j*ea avois eu à ladvance mavoit iuduict à luy escrire, pettsant qiïe pour 1 aœoor de moy il fîst quelque vioiance à son mau* vais naturel, mais il ne fault pas trouver estrange que la uature ayt vaincu , nomplus qu'envers laultre que vous me nommez. Si le sieur de Vri^ peuJt faîr e quelque autre pièce esgalement elabourée sur per- «one vivante, il Cauidrabien qu'envie se taise. Quoy qu il en puisse estre, touajours en £aiet il assez pour avoir de quoy me contenter en mon paiv ticuiier, et pour mériter qu'on en £ace cas, et qu'on ne le tienne pas dtn$le commua. Je suis bien aise qu'il ayt si bien rencontré au por^ Iraict que vous dictes de M' xiostre jadis archevesque ^ et vouldrois qu'il en eust aultant faict de celuy de M' de Saulmaise. Il fauldrà avoir pa* tiauce, pour attendre sa commodité, ce ne sera jamais trop tard pourven qu'on ayt les pièces qu'il a promises.

La lettre de M' le Cardinal au Roy ^ sur son reffus des abbayes de M'' de y^ndosme \ est généreuse et digne d'une grande loiiange à Monseigneur^ en cette conjoncture principalement, qu'il n'a pas trop de revenu pour les fraiz extraordinaires qu'il est quasi constraint de faire ^.

Je vouldrois bien que le traicté de M"* de Rohan dont on vous a parlé fust véritable et bien conclu, pour esviter le passage des trouppes de l'armée, qui ont eu commandement de repasser dans cette province pour aller au siège de Nismes et Usez qu'on dict debvoir estre faicts en mesme temps, car ce pauvre païs estoit quasi ruiné de leur allée, et s'en va

* Le célèbre peintre Daniel du Monstier.

* C'était Alphonse de Richelieu, devenu en 1 698 , d'archevêque d'Ai^, archevAque de Lyon.

^ Cette lettre du cardinal Armand de Richelieu à Louis XIII (i3 février 1699) estdansle U>melïidnre0teilAvenel{p» â3o- 939).

* Les abbayes deMarmootier et de Saint- Lacien-de-Beauvais, les deux meilleures des

quatre que possédait le grand prieur, mort prisonnier au château de Vincennes, le 8 février précédent.

^ D'après les Mémotres de Richelieu , beaucoup eurent pour la générosité de ses sentiments la même adaûration que Peiresc exprime ici: «Ce refus, dit Richelieu, fut très bien pris de Sa Majesté et loué de toute la Cour, oè semblables actions ne sont pas vues d'ordinaire. >»

estre désolé tout à faict à leur retour. Les gents du païs ont député mon frère de ce costé la malgré luy, pour voir s'il s'en pourra faire embarquer une partie et il s'y en est allé par un trez mauvais temps de pluye.

La consolation que nous pouvons espérer en ce mal quasi inesvitable gist en l'espérance et au bien que l'on nous promet que nous verrons icy le Roy dans peu de jours, et par mesme moyen quelques uns de nos amys qui suyvront à la file, entr'autres M' le Pelletier et M' de la Hoguette, puis que vous nous asseurez leur despart, dont je tressaillis de joye, en m'imaginant desja de les gouverner un peu céans et d'y faire des voeux pour vostre santé et de toute l'Académie en cette bonne compagnie là.

J'oubliay la semaine passée de voir si mon homme n'avoit rien laissé sur ma table en fesant l'enveloppe de vostre pacquet, et quand la staffette fut partie je Irouvay qu'il n'y avoit rien mis de cez petites relations de la cour dont je vous parlois. Vous m'en excuserez, s'il vous plaict, comme de chose où vous ne pouviez pas aussy rien apprendre qui vous fust nouveau, et sur ce, aprez vous avoir conjuré de me conserver l'honneur de voz bonnes grâces, je finiray demeurant,

Monsieur,

vostre trez humble et trez obligé serviteur,

DB Peiresg.

A Aix, ce vendredy au soir aS mars 1629 ^

k MONSffiUR, MONSIEUR DU PU Y,

ADVOCAT m LA COUR DE PARLEMENT DB PARIS, À PARIS.

Monsieur, Depuis avoir envoyé mon pacquet à la poste, estant au palais, on m'y a faict appeller par un huyssier pour me rendre un pacquet de * Vol. 717, fol. 37.

M' de Thou; aussy tost j'ay envoyé requérir mon pacquet à la poste, et conjurer le postillon qui debvoit porter la staffette de différer encore un quart d'heure, pour joindre ce pacquet au mien et cependant j'ay prins la plume pour me conjouyr avec vous de l'heureux succez de ses pérégrinations jusques à ce poinct là qu'il n'attendoit plus que le bon vent pour s'embarquer et s'en revenir depardeça, comme j'ay veu au bas de sa lettre en la parcourant laquelle je ne laisray pas de vous envoyer, afin de ne vous pas faire attendre d'y voir les particularitez qu'il m'escript, auxquelles il ne se sera possible pas amusé dans les vostres. Seulement vous supplieray-je de ne pas faire sçavoir ce qu'il m'escript concernant la négociation d'Algers qui pourroit ruiner ce pauvre Sançon ^ tandis qu'il est encore engagé de pardelà. Mais qu'il soit de retour et qu'il ayt achevé de ramener tous les esclaves, il n'y aura pas de danger d'en dire chascun librement sa rastellée ^, sans appréhension de nuire à la liberté et à l'interest de tant de pauvres gents. Encor un coup je vous félicite de cez bonnes nouvelles, estant de toute mon affection , Monsieur,

vostre Irez humble et trez obligé serviteur, DE Peiresg.

A Aix, ce dernier mars 1639.

Si le pacquet d'Alexandrie fust arrivé quelqu'heure plus tost, j'eusse peu faire part de cette bonne nouvelle à Rome, où les amys de M' de Thou eussent esté grandement consolez.

Vous prendrez plaisir de voir, je m'asseure, la lettre de M' Holstenius. Il n'est pas si desgousté que M' Rigault, et monstre bien plus

' SurSansonNapollon, voirt. I,p. 3i8. * Peiresc emploie quelqaefois cette ex- Depuis que ladite page a été imprimée, pression figurée que le Dictionnaire de Tré- M. Léon Boui^ès a inséré, dans six livrai- voux signale dans Saint- Amant et au sujet sons de la Revue de Marseilk et de Provence de laquelle Littré cite, outre divers auteurs (mai-juin 1886 à mai-juin 1887) une ex- du xv* et du xvi* siècle, Scarron et J.-B. odlente étude biographique sur cet ami et Rousseau, correspondant de Peiresc

d'ardeur aux M[anu]fl[crit]s Greca doat je vous avois envoyé Tindice, mais j'ay grande peur qu'ils ne m'eschappeut; j'y faicta ce que je puis pour en venir à bout.

Tandis que j'estois au palais, mon homma avoit entreprins la eoppie du catalogue des opuscules m[anu]s[crit]s de Cardan que je venois de recevoir; il s'en va faict, et j'espère le pouvoir encores mettre dane le pacquet. Il en fauldra envoyer aultant à M"* Deodati.

Nous ferons demain chanter un T^ Deum à l'église métropolitaine pour les heureux succez des armes du Roy en Italie, sans (eu de joye, selon les mandements de Sa Majesté ^ Je vous prie de trouver b^a qwe j« prie icy M' vostre frère d'essayer s'il pourroit avoir quelques exemplaires des vers de M"" Sirmond ^ sur la Rochelle ^, car j'ay perdu le mien qui m'a ei^ retenu et en vouldrois bien garder un dans mon recueil et en envoyer delà les monts. Quand on luy en iroit demiandep pour moy, il est assez galant homme pour en donner s'il ne s'en trouve plus à vendre*.

^ Défaite du duc de Savoie au pas de Suze (6 rpars); c^pln^ion de la paix avec le vaincu (ii mars); levée du siège de Casai (i8 mars). On conserve à la Bibliothèque nationale (Lb^* aySa) : Lettres du roi à sa cour de parlement de Provence, sur l'heureux progrés de ses armes en Italie, ok les Espagnols ont été contraints de laisser ravitailler Cazal, et d'âter le sihge, dont ladite cour a fait rendre grâces à Dieu par un Te

Deum , chanté solennellement en Valise métropolitaine {^o mars). Aix, par E. David, 1639^ in-8'.

' Voir, sur Jean Sirmond, 1. 1, p. aSa.

^ Bvpella capta, seu deJeliciLudovici XIll ad perduelles hœreticos expéditions, auctore Joanne Sirmondo , hiskmographo regio ( Puris , i629,in-4°).

* Vol. 717, fol. 39.

À MONSIEUR, MONSIEUR DUPUY

ADVOGAT BN Lk COUR DB PARLEMENT B0B i^ IH>1€TIVI1» PIBX DB SAINT ANDRé DBS ARTZ, ÛHBZ U' M THOd,

A PARIS

Monsieur, Je vous escmis fort à la baste par la dernière staffelte^ laquelle partit par un si mauvais temps de pluye, que je ne sçay si elle aura peu arriver au temps accoustumé. J'avois destiné cette matinée à vous entretenir, mais un présidant de la cour m'est venu surprendre , et ma de vive force enlevé et faict perdre le meilleur du temps, mais je vous envoyé tout ce que nous avons eu du costé de nostre armée, et de Constantinopie, qui est tout ce dont je vous pourrois entretenir. Le sieur Guez de Marseille ^ y adjouste que M' du Thou iuy escript du a 5 febvrier, d'Alexandrie, qu il estoit presi à s embarquer sur le navire du cappitaine Roubau ^ qui n attendoit que le temps propre pour prendre la routte de Malte, pour de là s'en revenir par l'Italie et par ce pais icy, qui nous sera un grand heur. B me mande qne M"* Maur got * estant à Venise eust une bien favorable rencontre pour son passage en Constantinopie avec le sieur Gedoin sur les galleres de la republique qu'elle a baillées au dict sieur Gedoin jusques à Cataro^ ou Corfti ^.

^ Jean GaeB fat an des oenreBpoodaatB de Peireflc. On conserve à Gurpentroa pkisieu» de» lettres qoe ce dernier lui adressa (Minâtes, l'egistn» UI, IV, VI) et aae lettre écrite de MacseiHe, le 17 mai i63^, par Gués à Peiresc, en ki envoyant la relation des derniers troublas de Constantinopie (rqpstre VIII).

' Voir deux lettres de Peîrese an d^taine Roobau, da a6 juillet 1619 et du 1*' août

de la mèflae année (Miaules, rc^pstre VI).

' le n'ai trouvé qn'aae smle lettre éerite par Peiresc ff àMangoi,à Parift» le ^^ février 161 3 (Minutes, registre iV).

* Cattaro est une viUe de la Miaatie, cheHiea de district, à 70 kilomètres de Baguée, au fond du gotfe appdé Bouches de Cattaro.

^ C'est Gorfeu, une des plus grandes des Iles Ioniennes (royaume de Grèce).

Je vous renvoyé avec mille remerciements la lettre de Valkenbourg ' que j ay veûe bien volontiers aussy bien que les autres curiositez que vous y aviez daigné joindre, bien honteux de n'avoir de quoy user de revanche. Les vers de M' Borbonius* à part du livre de Bouguier ne seront que les bien venus pour en pouvoir envoyer de là les monts, et les joindre au recueil de ceux de la Rochelle. Vous remerciant encores de ceux qu il vous a pieu me retenir du sieur de S^ Amand, et surtout de ceux de ce jeune Jesuitte dont je voudrois bien sçavoir le nom ', à la lecture desquels j'ay prins un grandissime plaisir, et s'il y a moyen d'en avoir d'autres exemplaires vous m'obligerez infiniment pour en faire part aux amys. J'ay veu avec grand plaisir les livres dont vous m'avez daigné retenir l'assortiment, entre lesquels j'ay esté bien aise de trouver le Typus orbis terrarum du bonhomme Bertius in fol® * que je luy avois autres foys voulu mettre en teste **, et luy proposois de le représenter en différantes cartes, selon la differance des suppositions des divers aultheurs principaulx, comme Pline, Strabon, et autres dont nous n'avons pas des carthes. S'il y a moyen d'avoir de ces vers de Barldçus ^ 8® pour les faire passer en Italie par la poste, vous m'obli-

^ Le gouvemenr d*Orange déjà mentionne dans le tome L Voir notamment p. 390.

' Sur Nicolas Bourbon, voir une note de V Appendice du tome I, p. 768. On trouve presque toutes les poésies de cet académicien réunies dans un volume intitulé : PoemaHa eœposita, etc. (Paris, i63o, in-ia).

^ Ce jeune jésuite n'est autre que le père Pierre Le Moyne qui , né le 5 mars 1 609 , n'avait que vingt-sept ans au moment où Peiresc écrivait ceci. On sait qu'en 1639 parut un recueil de vers de ce poète sons le titre suivant : Les Triomphes de Louys le Juste en sa réduction des Rocheloi* et des autres rèbeUes de son royaume. Dédiés à Sa Majesté, par un religieux de la Compagnie de Jésus du collège de Reims (in-A*). Voir la complète et excel-

lente monographie : Étude sur la vie et les œuvres du P. Le Moyne , par H. Chérot (Paris, 1887, in-8*).

* Sur Pierre Bertius, voir tome I, p. 5. Le bon homme avait alors soixante-quatre ans et allait mourir six mois plus tard. Le baron Walckenaer (article Bertius de la Biographie universelle) cite sous un titre quelque peu différent un recueil qui doit être le même que l'ouvrage mentionné par Peiresc : Variœ orhis universi et ^us partium Tabula geographicœ ex andquis géographie et historicis confecUB, per Petrvm Bertium, in-4' oblong.

* On voit que l'heureuse influence de Peiresc s'exerça sur les travaux du géographe flamand comme sur tant d'antres travaux de ses contemporains.

* Rappelons que les vers latins de Bar-

gérez. Je vous envoyé un duplicata du sieur de Gastines à la dame de Lignage pour le crédit et vous supplie en toute summission d excuser Fimportunité que je vous donne à toutes heures et le temps qui s'est perdu sans vous renvoyer voz vers du dict Barlœus , avec vostre m[anu]8[crit] du Mareschal Gervasius ^ et des papiers que je vous debvois avoir envoyez si long temps y a, mais j'espère que les chemins ne tarderont pas de s'ouvrir, Dieu aydant, mesmes si le Roy vient en ce païs. Monsieur de Lusson^ m'oblige infiniment de me vouloir si libéralement communiquer les extraicts qu'il a de ses registres, et je rechercheray tous moyens de le servir en revanche. Si j'estois résidant à Paris comme luy, où j'eusse moyen d'avoir la veiie du registre entre deux aiz*, toutes les foys qu'il se presenteroit occasion d'y aller vérifier quelque article, je ne me mettrois pas tant en peine d'en faire faire une coppie entière. Mais en estant esloigné comme je suis, et hors quasi d'espérance de retourner de là , avec mes infirmitez *, il ne fault pas trouver si estrange que je voulusse avoir faict la despance de cette transcription , s'il estoit loisible, pour y pouvoir avoir recours au besoing au cas que je puisse rédiger par escript ce que j'ay observé des monoyes de noz

lœus (Gaspard van Baerie) ont été plusieurs fois recueilUs sous le titie de Poemata, notamment en i665 (Amsterdam, 9 volumes io-ia).

^ Gervais de Tilbury, maréchal du royaume d* Arles, auteur des Oûa Imperialia. Voir sur lui le tome 1 , p. 638.

* Lusson ou Lauson. Rappelons que le pr^identde Lauson, déjà mentionne, fut un des plus cëlèbres bibliophiles et coUéetionneors de Paris. Voir Tarticie que lui a con-* sacré M. Edmond Bonnaffë dans le Dicimn noire des amateurs français du ivif siècle (188&). Je dois ajouter que Peiresc, en ce passage comme en plusieurs autres, a écrit très distinctement Lusson et non Lausmé Quoique le président de Lusson soit inconnu et quoique, au contraire, le président de

Lauson ait été célèbre et ait eu, de plus, des relations avec Peiresc, je n'ose donner la substitution du nom de Tun au nom de l'autre comme évidente : elle est seulement assez probable.

^ Le registre entre deux ais était un registre de la Cour des monnaies, dont, comme veut bien me le rappeler M. L. Delisle , il y a une copie aux Archives nationales Z^ 35o-35 i . Ce rostre devait son nom à sa reliure faite avec deux planchettes. Littrë cite, au sujet de cette sorte de reliure, une phrase dû. Gymbaban mundi de Bonaventure des Périers : ff Je ne sçay s'il le demande [rdié] en aix de bois, ou en aix de papier. »

^ Peiresc ne devait, en eflet, jamais revenir k Paris.

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