II
bien avoir en son temps. Cette édition du Pétrone dont parle Doni du Puy, avec des Notes de fen M* vostre père, ineriteroit bien d'estre veûe et le libvre dont le P. Mercene escript à M' Gassendi, faict conire le Galilée en latin à Pise * où je l'ay envoyé demander^.
XGVII À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY
À PARIS
Monsieur, J'ay receu vostre dcspesch^du ii5* avec U response de du Moulin à Balsac^ et ce petit mémoire ou li$t« des trouppes françoises du bureau des addresses du 1 5* febvrier que j'ay prins plaisir de voir et encores plus le mémoire qui est en teste portant que moyennant deux pistolles par an ilz se chargeront de faire tenir les gazettes et relations chaque sepmaine, ce que j'accepterois bien volontiers s'ils se vouloienl charger de me les addresser au mesme temps qu'iiz les adressent à M^ le Mareschal et payerois icy le port des pacquetz à proportion du reste que je reçois icy par chaque ordinaire. Ce qui vous'deschargeroit du soing de les envoyer prendre et de les envoyer à la poste à heures extraordinaires et peut estre indeûbes pour les faire arriver à Lyon au temps qu'il fault pour venir de là icy par nostre ordinaire qui ne part de Lyon que le mer^redy sur les lo à onze heures, qui est quatre ou cinq heures aprez le despart de vostre ordinaire du vendredy, dans le-
^ DMMienes tu dkhgvm tlrnUbei lAfneei de Padoue.) — Oa trouvera plus loin quel-
in Ggmnano Puano maihematiei tuprajerii-' qaes renaeignemenls sur le professeor
narii, audore Claudio Bengardo in eadem Claude Berigard (noies de la leUreCXXXV). Academia phUotophiam profitentû. Fbrentia, * Vol. 717, fol. «09.
ex typ. Pétri Nesti sub signo soliê mdcxxxii. ' Réponse à la lettre de M, Balzac (1 633 ,
Le livre a élé imprÎMë à Florence, mais, in-8*). Sar k mimstre Pierre d« Moulin,
comme Técrit ?éftèc,fiùt à Piêe, oà B^ voir t. I, p. 916. Confierez ks Lettres de
rigard était professeur. (GounfiunkMion de Jean diapekiD , t [ , p. 5 , 1 d , 1 3 ^ etc. M. Antonio Favaro, professeur à raniversitë
Googk
quel temps il passe afforcç courriers extraordinaires sur le chemin de Paris à Lyon, par lesquels cez geniz là trouvent assez de moyen de faire tenir leurs despesches soubs les enveloppes de M^ du Lieu qui tient particulière correspondance avec leur bureau , comme l'on m*a dict , tellement qu'il suffiroit que celluy d'entr eulx qui se chargeroit de ceste commission mit les feuilles de ta Gazette soubz une enveloppe addressée à moy, jointe aux aultres depesches qu'ils envoyent à M' du Lieu soubs Taddresse d'icelluy, lequel ne feroit que les joindre au fagot que l'ordinaire porte de Lyon en ceste ville, et je me contenterois d'en avoir un exemplaire de ceste façon là; mais parce que cez feuilles se perdent la plus part du temps entre les mains des amis qui prennent plaisir d'en avoir la communication, il fauldroit m'en reserver là un exemplaire de chaque feuille au net, et en faire liasse pour me les faire tenir par après quand il y a commodité de fagot d'auUres livres ausquels cela pourroit estre joint. Et quand il se presenteroit quelque occasion pressante de nous escripre hors du temps du despart de l'ordinaire, il n'y auroit pas de danger de tenir la mesme vôye, et en un besoing envoyer une petite lettre à cez gentz là, pour la joindre à leur gazette, de quoy nous nous serions bien prevaluz cez jours passez, si vous nous eussiez peu donner advis des changementz qu'on dict estre advenuz à la cour le samedy a 6^ du mois passé *, dont la nouvelle fut apportée en ceste ville des jeudy au soir par un courrier extraordinaire qui disoit n'estre party que de lundy dernier, mais par ce qu'il n'apporta des lettres qu'à une seuUe personne ou deux et qu elles n'estoient pas trop bien circonstanciées, on ne croyoit guieres les aultres particularitez qu'il y adjoustoit de bouche, et le pix est que l'ordinaire qui arriva deux jours aprez n'en apporta du tout rien. J'ay prins grand plaisir de voir la déclaration de cez relligieux du 1 9^ febvrier et ay apprins que l'année passée il en avoit esté faicte une quasi pareille, où estoit intervenu le gênerai des Jacobins, laquelle meriteroit bien d'estre jginte à celle cy.
' Destitution et arrestatioo du garde des sceaux Charles de TAubespine, marquis de Châteaunenf. Ce fut le s 5 février, à sept heures du soir, que Ghftteauneuf fut arrêté. Voir Recueil Avenel, t. IV, p. 4q8.
Mais j'en ay bien pris davantage à la lecture de la lettre de M' de Saulmaise, où j'ay trouvé de trez belles choses à apprendre, et qui augmentent bien mon désir de voir la coppie de cez m[anu]s[crit]s de la bibliothèque du Roy que M' Bigault me faict espérer, afin de voir s'il y aura moyen de concilier toutes ces contrarietez ou diversitez qui se trouvent en cesle matière dans les anciens autheurs. Il allègue un vieil autheur imprimé avec le Nicandre ou un certain fragment qu il dîct estre derrière le dict Nicandre qui ne s*est point trouvé en deux éditions que j'ay de cet autheur, l'une Grecque et Latine in U^ de Paris de l'an i557\ l'aultre qui n'est que Grecque seulement avec un petit scoliaste Grec qui est en petit 4® de datte un peu plus vieille*, dans lequel scoiiaste j'ay trouvé quelque chose des mesures en quelque endroict, mais je ne pense pas que ce soit ce que M' Saulmaise allègue; c'est pourquoy, s'il y avoit moyen de trouver cette édition à Paris, sinon à achepter, au moins à emprunter, vous me feriez un singulier plaisir de m'en procurer l'acquisition ou communication, afin que j'eusse plus de moyen en voyant cet autheur de juger du temps qu il a vescu, pour pouvoir mieux resouldre les difficultez de M' de Saulmaise, à qui j'ose me promettre de pouvoir donner quelque petite satisfaction qui ne sera peut estre pas des plus communes. Je vous envoieray sa lettre avec la responce que je luy feray, mais je crains bien qu'il ne me faille attendre les prochains feriatz de Pasques, attendu le peu de relasche que nous avons maintenant au Pallaix, dans lequel temps je pourray escripre un mot à M' Galand si vous et M' Bely le trouvez à propos, car je tiendray fort reiligieusement sub sigilio ce que M' Galland^ trouvera bon de m'en communiquer, et ne m'en vanteray nullement, vous asseurant que je suis grandement punctuel en telles occasions et grandemelit jaloux d'observer tout ce que mes amis peuvent désirer de moy en
^ Theriaea et Akxipharmaea, gr. et lat. resc et qui ne contient que du grec inteffr. Jo. Gorrœo, eum qtuiem annot, ' Le mot Galland, écrit en ceUe ligne
Paris, Guill. More! , iSSy. avec deux l, est écrit avec un seul /dans la
' Ce devait 6tre Fédition de Cologne, ' ligne précédente. t53o, qui est du format indiqué par Pci-
tout ce qui se trouve à ma disposition comme peut estre cela. Pattendois la commodité des prochains feriatz pour pouvoir un peu fouiller dans mes papiers et y chercher certaine chartre que me demande M"^ Bely, dont je suis asseuré d'avoir la coppie bien que je ne laye pas sceu trouver cez jours passez lorsque le dict sieur Bely me la fit demander, à qui je ne manqueray pas d'escrire aussy, ensemble à M"^ du Ghesne; que sy ce pendant le dict sieur de Bely se donne la peine de m'escripre de ce que vous me mandez, je luy en seray encores plus obligé, et luy pourray par mesme moyen faire une plus exacte responce aux aultres choses qu'il vouldra de moy; cependant je seray bien ayse que vous envoyez à M' de Saolmaize mon registre du Roy de Gypre. Il me demande des livres Gophtes, que je tascheray de retirer des mains d'un bien honneste homme qui en a bien faict son proflBct depuis le temps que je luy prestay les trois volumes que j'ay, mais il faudroit avoir ceux du cavalier Pietro délia Yalle, et particulièrement le Lexicon qu'il a tout entier, lequel il a remis entre les mains d'un bon Gordelier qui n'en sçaura pas faire son proffict comme feroit M' Saulmaize et aultres. Nous attendrons en bonne dévotion la venue de tous cez petits volumes des Republiques et cez deux de vostre Aurelius que vous avez joint aux Arabes, et qu'il vous plaise me mander quel party on voudra faire des œuvres de Goltzius à ce mien amy qui désire les avoir, pour qui je vous en avois escrîpt cez jours passez, bien marry des fréquentes importunitez que nous vous donnons à toutes heures; n'ayant rien maintenant à vous envoyer en revanche et me trouvant entre les mains la commission du conseil souverain eslably par le Roy à Ghambery tandis que la Savoye estoit entre les mains de Sa Majesté, ensemble des articles particuliers et des lettres des Ambassadeurs de Sa Majesté, en vertu de quoy ceste compagnie se retira, n'ayant pas eu assez de temps pour les faire transcripre à mon homme comme c'eust esté de mon desseing, j'ay creu qu'il valloit mieux vous envoyer les minuttes que j'en avois , sur lesquelles vous pourrez prendre , ou bien M*" de Lomenie, tout ce qui vous pourroit estre eschappé. On nous avoit voulu dire icy qu'il s'estoit formé trois advis dans le
462 LETTRES DE PEIBESC [1633]
Parlement aux chambres assemblées en délibérant sur la déclaration du Roy pour la restriction du terme de cinq ans à purger la contumace et que Messieurs les gentz du Roy mesmes avoient apporté quelque modiffication à leurs conclusions sur ce suhject, mais vous en debvez bien avoir de meilleurs avis et plus asseurez que nous. Il s'est aujourdhuy faict un baptesme bien célèbre en ceste ville d'une fiUe du comte de Bourbon ^ tenue par Madame la Mareschale de Victry, dont vous aurez une petite relation cy jointe, avec quoy je finiray par les souhaictz de vous pouvoir obéir et servir comme le doibt de tout son coeur. Monsieur,
vostre trez humble et trez obéissant serviteur,
DE Pbibesc.
A Aix, ce 7 mars t633.
M' Saulmaize prend ses principaux fondementz sur ce qu'il a vu d'Affricanus de Mensuris qui est celluy que j avois jugé des principaulx et que j'avois prié M' Bigault de me faire transcripre tout le premier, tellement que vous m'obligerez beaucoup si vous me l'envoyez si tostquil sera transcript, principalement si je le pouvois avoir avant que les feriatz de I^asques nous eschappent afin de m'en pouvoir pre^ valloir en escripvant à M" Saulmaise ce que j'avois envie de luy escripre sur ceste matière; que s'il ne peult venir si tost, je vous supplie de m'escripre pour le moins de quel temps M*^ Rigault pense qu'ayt vesca ^et escript le dict AfTricanus, comme aussy en quel temps peut avoir vescu et escript à peu prez cet aultre autheur anonyme de mensuris que M' Saulmaise dict avoir esté imprimé derrière le Nicandre , pour voir si cela me pourroit ayder aux inductions que je voudrois faire des passages que M' Saulmaise m'a alléguez tant de l'un que de l'aultre.
^ Ce comte de Bourbon devait être Ciaade mourut sans laisser de postérité , mais Fende Bourbon, comte de Busset, né en 1689, faut dont il est ici question mourut peutmort en i6&5, qui avait épousé Louise de être en bas âge. ^ ia Fayette. Les généalogistes . disent qu'il
[1633] AUX FRÈRES DDPUY. 463
Je n oublieray point le chat pour M' de Beliievre ^ si tost que ia saison pourra le permettre ^.
XGVIII À MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY
ÀPABI&
Monsieur, Voatre despesche du i n'est point venue plus tost ne par aultre voye que par celle du U^^ par nostre ordinaire qui part de Lyon le mer^ credy à dix heures. J'ay esté infiniment aise d'y apprendre tant de belles particularitez sur cette occurence, que nous n avions pas sceues la plus part, ne avec tant de certitude, dont je vous rends mille trez humbles grâces', marry de ne vous pouvoir rien mander en revandie, n'y ayant rien icy, pour le présent, que le passage du Genturionne^ Ambassa* deur de Gènes, qui se mil en littiere à Marseille au sortir de la ga* 1ère, sans attendre les compliments de M' le Maresehai de Victry. Les pages de M' de Brassac^ avec le reste de son train s'y est desbarqué depuis deux jours, et l'un de ses pages, filz de M' de Moostter ^, qui m'est venu voir à ce soir, m'a dict que Madame de Brassac'' estoit desja à Florence en littiere , lorsqu'ils estoient encores à Givita Yecchia. On nous dict icy que le Roy a desja revocqué Tédict des V ans des con* tumaces, et que Monseigneur le Garde des seaux d'Autry^ parle de
^ Un fib du préftîdflQt Nicobs de Bel* Hftvre, président mentioniié dans le tome I , p. 6&6.
* Vol. 717, fol. ati-
' Loecurenee était rarreststioB du marquis de Châleaaneaf.
* Augustin Geatarionne, à^k pins bnnt mentionné.
* Jean Galard de Béara, comte de Bras* sac, ambassadeur à Rome.
' S*agit-sl là d'an fik du lameox peintre Daniel du Mousliert
^ Le comte de Brassac avait ^pousé^ le 1 6 avril 160a , Gaiheritte de Sainte-4ifa«BW, éBie de François de Sainte-Maure, baron de Montaïuier.
' Pierre Seguier, le successeur de GhAteauneuf, était, comme Jean S^ier, son père, seigneur d*Autry, et fut longtemps connu sous ce dernier nom. Il avait ^HMisé
revocquer l'augment du seau. Ce seroit un bien digne commancement. Au reste j'ay receu le Ferrandus ^ dont je vous remercie trez humblement, ensemble le Lanzbergius, au lieu duquel j'eusse bien voulu avoir les canons de Mayance, ou sur Tedition de Mayance, pour avoir ce qu'il y a du dict Ferrandus sur le subject que je vous en avois, touché, J'ay veu le petit bordereau des livres de Drouard et Gamusat que vous avez retirez, où il n'y a rien à dire que de louer vostre bon mesnage et vous supplier d'excuser mes importunilez trop fréquentes. Quant aux livres de Gorlaeus et de l'Erizzo^ il vault mieux les laisser que de les prendre à un prix si desraisonable, et fauldra attendre quelque occasion moings dezadvantageuse. Mais pour ce Golzius, je vouldrois bien sçavoir le nombre des volumes, et s'ils sont aussy bien complets de la nouvelle édition, comme de la vieille, à cause de ce volume des Empereurs qui y manque souvent en taille de boys, et à cause du petit volume de Tibère, et du supplément de la Graecia, qui n'est pas avec la vieille édition, si on ne l'y joinct séparément et à part'. Sur quoy j'attendray, s'il vous plaict, vostre responce pour choisir par aprez celuy qui sera plus agréable à ce mien amy. Gar pour les figures, la vieille édition vault mieux, mais il y a de bonnes additions en la nouvelle, qui ne peuvent estre en la vieille. J'ay honte de la peine que vous donnent si souvent mes importunes commissions des livres, où je vous supplie de ne pas oublier cez petites pièces en langue Bas bretonne et Basque. Je félicite M' du Ghesne de
une cousine de Peiresc, Madeleine de Fabri, née le sa novembre 1697, fille de Jean de Fabri, trésorier général de Textraordinaire des guerres, seigneur de Romeville, de Champauzé, etc. On a plusieurs lettres de Peiresc à son parent Pierre Seguier : une autographe, à la Bibliothèque nationale (fonds français, vol. 17873, fol. 99), les autres à Tétat de n^inutes à Carpentras (registre I de la Correspandanee).
^ Fulgentins Ferrandus. Voir plus haut (lettre LIX).
' Sébastien Erizzo, né à Venise le 1 9 join iSqS , mourut le 5 mars i58S. Voir la liste de ses ouvrages dans Tarticle de Gingnené {Biographie univerêeUe). Conférez le Mmuiel du libraire (t. II, col. 10/17). '^ suppose que le livre d'Erizzo demandé par Peiresc était le Discorso sopra le medaglie d/egU anticki (Venise, i559, in-^**) dont la 4* édition, fort augmentée , est de 1 67 1 ( Venise , in-d*).
"^ Voir rarticle déjà cité sur Golii (Huber),dnManuelduKbraire (tU^ooliiSS),
la rencontre de ce beau registre de Loys le jeune qui méritera bien d*estre examiné par M' du Puy, vostre frère K II y debvroit bien avoir quelque notable pièce pour les pairries. M' d'Aubray doibt avoir tiré de beaux extraicts de sa recherche pour ies registres du conseil, qui meriteroient bien de n'estre pas tenus en lieu d'où il ne se peusse tirer quelque coppie pour les conserver mieux que Ton n a faict les originaulx des registres, puis quil s'en est tant perdu. Car aultres foys j'ay cherché un Arrest célèbre du conseil pour M' de Janson , qui ne se peut jamais trouver non plus que ceux de François II bien qu'il fusse beaucoup moings ancien. Je pensois que M' de Lomenie deubst avoir celuy de François II. J'attends vostre responce avant que m'oser dispenser d'escripre à M' Holstenius ; il y a plus d'un an qne je nay poinct eu de ses lettres^. Il m'a envoyé faire des excuses, et M*" de Fontenay Bouchard m'escript qu'ils ont tous deux faict une grande recherche au Vatican pour l'amour de moy des Autheurs m[anu]s[crit]s de ponderibus et mensuris^ et qu'ils en ont attaqué d'aulcuns de leur main dont nous debvons bientost voir quelque chose. Je vouldrois bien qu'ils y eussent trouvé le Marcellus et le Fannius.
M*" le Mareschal m'a dict que c'est M*" du Lieu qui luy envoyé maintenant si règlement la gazette anticipée de huict jours. Si vous acceptez le marché dont je vous escripvis l'aultre jour, je croys que nous les aurons de mesme datte sans vous en donner le soing, et qui plus est que soubs l'enveloppe de cez intendants du Bureau d'adresse, on pourroit faire parfoys passer plus viste que de coustume quelque petite
^ Le registre de Louis* le Jeune trouve p^r cet ërudit est celui d'après lequel la correspondaûce de ce roi a été puUiëe daos le tome IV des Scriptores de Duchesne et le tome XVI du Recueil des Histmene de France. (Communication de M. Lëopold Delisle.)
* Peiresc se trompait quelque peu, car il y avait cinq mois à peine qu'il avait reçu de Holstenius la lettre du U octobre i63a (citée plus haut), où le docte humaniste lui
rendait compte de son voyage en Allemagne et en Pologne.
' Voir cette lettre, du 18 février i633, dans le fascicule III des Correepondante de Petite (1881 , p. 9-1 1 ). J.-J. Bouchard dit (p. 1 1) : (tNous avons commencé, M. Holstenius et moy, à chercher dans le Vatican tout ce qui traite de ponderibus et meHsuris. . . 'ï
ramxHiui «ATfOXALc.
466 LETTRES DE PEIRESG [1633]
lettre lorsque les occasions s'en presenteroient comme celle du i* tnars
dernier si elle eust esté mise dez le d6'' febvrier à la poste. Il est un
peu tard, ce qui me constraint de finir par mes protestations ordinaires
des voeux que je faicts journellement pour vostre service, comme
Monsieur,
vostre trez humble et trez obéissant serviteur,
DB Peirbsc.
A Aîx, ce lâ mare i633 K