II. 8i
IVPBUUUI IAT10aAl.t.
J'envoyai hier à M^ le lieutenant Valbelle par un de noz laquais exprez le pacquet que vous me recommandiez tant de M' de Bellievre, qui fut rendu en main propre, croyant bien qu ii n'aura pas manqué d en accuser la réception par cet ordinaire, ayant remis à m'en escrire par mon frère qui vient demain.
J'envoye à M^de Valloys la responce de M"" Godefroy qui luy accorde non seulement cez pièces du Libanius qu'il demandoit, mais de luy déférer pour l'édition de l'Ammian ce qu'il vouldra, soit de haster la sienne ou de la reculer pour attendre que luy l'aye faicte s'il veult. Sur quoy je l'ay prins au mot, et ay stipulé pour M*^ de Valloys toute deferance réciproque. J attendray sa resolution, et suis marry de ne luy pouvoir envoyer à ce coup un meilleur dessein du Goulfe de Smyrne que celuy que je luy envoyé S mais on me le faict espérer entre cy et le prochain ordinaire^.
k MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY,
À PARIS
Monsieur, Depuis avoir faict ma despesche j'ay veu ce matin le sieur de Valbelle, sacristain, qui m'a apprins une nouvelle que je n'attendoys pas, à sçavoir que parlant à M*^ le Mâreschal de vostre affaire, le sieur d'Aspres le vint salluer revenant d'Avignon oà il a mené son filz aux estudes', aagé de i/i à i5 ans, qui neantmoings a faict la guerre, et l'ayant enquis de Taffaire du Prioré, dict qu'il avoit obtenu toutes les bulles et provisions nécessaires dez le 28 juin, un moys avant le decez
* Je publierai dans un des fascicules de aYoirenvoyëun<rcrayondngolfedeSinyrnef). la coUectioQ des Correspondants de Peiresc ' Vol. 717, fol. 298.
( Lettres inédite» de Henri de Valois) une lettre ^ Ce synonyme du mot eottègt a éié né-
de cet éradit , du â a novembre 1 633 , où il re- glig<ë dans ia plupart de nos recueils lexico-
mercie le grand archéologue provençal de lui graphicpias.
du résignant, qu'il estoit à Casai et qu'ayant advis du refus de la dispance il print la poste pour aller à Rome, et trouva que M' le Mareschal de Grequy avoit desja faict son affaire et obtenu la dispence tant de l'aage ratione studiorum que de l'irrégularité encourue par la milice. Ce neantmoins il dict qu'il ne partit de Rome que le 9 septembre, ce qui m'est un peu suspect, car quelques autres divertissements qu'il peusse avoir à Rome, pour sa persone, tousjours estoit il obligé d'envoyer les bulles dez qu'il avoit sceu le decez du resignant pour les faire exécuter et faire prendre possession du bénéfice qui estoit si friand. C'est pourcpioy je tiens asseurement qu'on a antidatté la dispance au jour de la présentation de la résignation, mais je prevoys bien de la peine à le vérifier. Le dict sieur sacristain de Valbelle dict qu'il se trouva de cognoisçance avec le dict sieur d'Aspres, lequel en suitte d'icelle luy a promis de luy envoyer les propres originaulx de toutes les bulles et tiltres de son filz pour faire apparoir qu'il est bien et deuement pourveu en temps et lieu. Il fauldra les voir et les examiner, et particulièrement la possession ou datte d'icelle et avoir le Missa de Rome, estimant que si l'on y estoit bien servy on verifieroit par le payement des droicts et desbourcement des deniers et quittances de diverses persones qui les reçoivent la postériorité de l'expédition. A quoy il fauldroit perscme bien active et hardie sur les lieux. J'en ay receu une bastonnade la plus sensible que j'aye eu de longtemps^ et ay bien de la peine à me rendre en si beau chemin^. Il fault vouloir tout ce qu'il plaict à Dieu, et tousjours suis je de tout mon cœur, Monsieur,
vostre trez humble et trez obéissant serviteur,
DE Peiresg.
A Aix, ce 8 novembre i633, enhaste^
^ Le mot hasUmnaâe, pris dans un seule forme nsiiëe dans i*aneien français, sens métaphorique, n'est pas indiqué par ' Location à rapprocher de ces locutions
Littré qui, du reste, ne cite aucun écri- de deux autres contemporains : ne le laissent
vain sons le mot pris dans le sens propre pas en si beau chemin ( Balzac) ; ils ne demeu-
et se contente de rappeler que Charles rèreot pas en si beau chemin (Bossuet). d'Oriéans a employé le mot bMkmnée, * Vol. 717, firf. 3oo.
6àà
LETTRES DE PEIRESG
k MONSIEUR, MONSIEUR DU PUY, À PARIS.
Monsieur, J ay receu par le dernier ordinaire vostre despesche du xi avec une lettre de mesme datte de M" Bignon accompagnée d'une du sieur Gailhard dattée du xn comme la Gazette et comme si le courrier n estoit party que le sammedy, dont je seroys bien aise de sçavoir Tordre et règlement au vray. Tay eu par mesme moyen ce livret de Gunaeus^ que je faicts relier pour voir ce que c est, en attendant ce beau Panégyrique de Heinsius au Roy de Suéde ^ auquel je feray fort volontiers passer les monts, aussy bien qu'à cez feuilles séparées des poèmes de Barlaeus' que j'estime quasi plus que les recueils plus accomplys qui pourroient estre faicts des œuvres de cet autheur, attendu que tels recueils ne se font qu'en petit volume et fort chetif charactere auquel on ne gouste nom plus la délicatesse des vers que les perdrix sans orange ^, oultre que ce sont ordinairement les plus dignes pièces et les plus recommandables qui s'impriment en si belle forme, et que ceux qui ont tant soit peu de divertissements d'affaires ont de la peine à se mettre à la lecture de tels volumes entiers de recueils, mais pour des feuilles ou cahiers séparez il n'est pas si difficile d'en desrober le temps et le loisir.
* Ce livret était la satire dtëe dans la lettre CXXXIX : Satyra Menippea, ete.
* DanielùHemsnpanegyrieut, GustavoMagno, Sueeorwn, Gothormn, Vanialorum etc. , régi eatueeratus, (Leyde, Elsevier, i63a, in-fei.). QEttinger {BibVagrafîUe hiogror pUque, p. a 60) n'indiqae point le nom de Tauteur de ce panégyrique et lui attribue le format in-&*.
' Goêparit Barlmi poemattm edàio nooa, priare eastigafiar et altéra parte atictwr
(Leyde, Elsevier, i63i, pet in-ia). M. Willems {Let Elzemer, p. 88) dit que le principal mérite de ce recueil consiste dans sa bdle exécution typographique, car il y a diverses réimpressions beaucoup plus complètes , parmi lesquelles on recherdie surtout celle d'Amsterdam, i645, 9 vol. pet.in-ia. ^ L'orange dont on se servait en Provence pour assaisonner les perdrix était cette orange amère que Ton appelle Ugarade et qui a quelque chose de Taigreur du citron.
Cependant j ay receu par les sieurs Moreaulx troys fagots tout d'un coup, dans lun desquels estoitun exemplaire du Tertuliian accompagné de deux exemplaires du Seldenus de jure hereditario Hebreorum qui passeront les monts Dieu aydant; en laultre y avoit un aultre exemplaire du mesme Tertuliian tout seul; au troisiesme, qui estoit soubs Tenveloppe de M' Lhuillier, y avoit le volume des poètes Grecs d'H. Estienne et des livres et papiers dudict sieur Lhuiilier tant pour M' Gassendi que pour moy ; sur Tenveloppe des fagots on avoit cotté qu on les avoit envoyez le i et le & octobre de vostre main ou de celle de M' Lhuiilier, mais il y avoit esté adjousté d'aultre encre un tiret devant le U pour faire i/i, et en aultre endroict le 16 d'octobre, tellement qu'à ce compte ils n auroient pas du tout tant tardé par les chemins comme nous croyons. Je pensoys y trouver les figures des instruments de musique du bon P. Mercene, dont il avoit accompagné une lettre que vous m'envoyastes à part du 1 du mesme moys d'octobre» mais ils auront esté oubliez par mesgarde hors des dicts fagots quand on les a faicts, soit chez vous ou chez M^ Lhuiilier.
Je vous remercie donc trez humblement de tant de peine et de soing que vous continuez de prendre pour l'amour de moy. Et vouldroys bien qu'il vous pleut de vous en descharger de tout ce que pourra faire soubs voz ordres M' Gailhard, qui est jeune et a besoing de tels divertissements en ses occupations, où il acquerra tousjours quelque notice des libvres non inutile à un homme de sa profession et de son humeur. Et comme il vous va voir souvent, il vous y pourroit rendre raison de voz commissions, et tenir bordereau des fraiz, car je ne sçauroys souffrir en façon du monde que vous vous donniez cette torture, que je sents aussy douloureuse que si l'on m'y mettoit moy mesme. Or, pour sortir enfin de cette matière des libvres avant que respondre au restant de vostre lettre, je vous diray que le livre des yeulx que vous aviez négligé ne sera pas moings de ma curiosité que tout aultre, s'il vient de bonne main, quand ce ne seroit que pour le style ou pour les figures, car c'est une des plus grandes merveilles de la nature à mon gré, et dont l'effect est si difficile à comprendre qu'il fault escoutter
toute sorte de preuves et d'observations et en tirer le peu de fmiet qui s en peult avoir, principalement aprez avoir veu ce que le P. Scheiner en a escript et demonstré dans sa Rosa ursina \ où il semble mener le iecleur comme par la main^ se promener dans son œuil, pour y voir recevoir les images des objects et les rayons d'icelles se reunir par les effects de l'optique tout de mesmes que dans une chambre obscure où Ton les introduisit à travers un verre convexe (qui faict le mesme eflfect que nostre humeur crystalline, pour grossir plus ou moings les objects selon sa convexité plus ou moings grande) et y trouver son secours aux courtes veiies en la conçu rrance d'un concave» pour raccourcir l'assemblage des rayons qui ne se pourroit faire que plus loing que ne porte le diamètre de nostre oeuil, qui est la vraye raison de l'usage des verres concaves aux courtes veûes, ce que persone n'avoit jamais imaginé devant luy que je sçaiche. Et quand il n'y auroit que cela de bon dans son gros volume, on ne le sçauroit assez prinser à mon gré. J'avoys perdu la souvenance de ce Bizzarrus frippé de l'Histoire de Gènes que vous dictes m'avoir envoyé ci devant, et le feray chercher. Pour le Foglietta, puis qu'il n'est imprimé qu'à Gènes, je tascheray d'y en envoyer trouver un. Vous avez fort bien jugé que ce n'estoit pas trop de cent francs pour le coppiste d'une quinzaine de Harangues de Libanius, qui est à une coupple d'escus la pièce. Car celuy mesmes qui les avoit transcrittes demandoit 5o escus pour une seconde transcription. Je pense que ce soit quelque bon homme qui ne soit pas trop accommodé, et qu'il n'est possible qu'un pauvre pédant à qui le temps est bien court s'il doibt norrir de son travail quelque grosse famille. J'avoys creu que les libraires qui feront l'édition voulussent faire la despence de la coppie, mais si cela n'estoit je la payeray plus tost moy mesmes trcz volontiers, pour ne pas laisser cela sur les coffres de M' de Valloys, ne de M' Godefroy, nom plus qu'en pure perte à ce pauvre Ehingerus^. Vous pourrez bien vous en informer soubs main, discre-
^ Sur le P. Scheiner et sur sa Rasa ' Ne croyait-on pas Texpression plus mo-
ursina voir les notes & et 6 de la derne? page 989. ' Élie Ehioger, ne en iSyS en BaYière,
tement, sans en rien faire cognoistre au dict sieur de Yalioys, comme je vous en prie, de peur qa'ii ne voulusse faire cérémonie là dessus. Quant au m[anu]s[crit] des Âstix)nomes Grecs, vous avez eu grande raison de dire que cette affaire doibt avoir esté bien mai concertée, puis que je vous en ay envoyé ce me semble aultres foys une lettre escripte de la main de M" de Thoulouse (à qui il appartient) , qui me mandoit l'avoir laissé à M' Rigault pour me l'envoyer si tost qu'on en auroit retenu une coppie. Et toutes foys c'estoit à M"* Aubert^ et non à M' Rigault, et les ordres n'en avoient esté gueres formels, puis que, à ce que je puis comprendre par voz lettres. Ion n'a pas encores cornmancé de le transcrire, et ne sçait on pas si l'on le fera ou non. Cependant, puis qu'on a voit faict entendre à M' Holstenius qu'on le luy
fat ministre protestant, conservateur de la Bibliothèque publique d'Augsbourg et mourut à Ratisbonne le 38 novembre i653.
Voir la biographie de ce savant par Jacques Brucker ( Augsboorg, 179^, in-8*, en latin). Weiss, qui indique ses principaux ouvrages, notamment le Catalogue de la bibliothèque d'Augsbourg (i633, in-fol.), dit: tr On a conserve des lettres qui lui étaient adressées par André Schott et Peiresc, par lesquelles on voit que Ehinger avait fourni au premier des copies plus correctes de différents ma* nuscrits, et au second des recherches sur les poids et mesures en usage parmi les Hébreux.» Deux lettres de Peiresc i Ehinger (du 3 janvier i633 et du 5 septembre de la même année) ont paru dans les Amœnitates Uuerarùe ( t III , Francfort et Leipsick , 1 7 s 5 , p. a66-a7&). On a conservé h la Méjanes d'Aix (ms. loaâ, fol. 1 1 7-1 ùo) trois lettres latines d'Ebingerus h Peiresc, deux de Tannée i633, une du a6 avril i634. La première de ces lettres accompagnait Tenvoi de vers latins et du catalogue de la bibliothèque d'Augsbourg. Ehinger donne à son correspondant, dans ses trois lettres, les
titres de Reverendissme fnwsul, Reveren-dtssime in Christo pater.
' Comme on chercherait en vain le nom de cet érudit dans nos recueils biographiques anciens et modernes (Moréri, Michaud, L. Lalanne, etc.), je vais reproduire le passage de la Vie de Peireie dans lequel Gassendi nous fait connaître les travaux de JeanAubert(p. 39a), ce qui complétera ma note de la lettre CXXXIX : irAddo quod exscribi curavit, ex Bibliotheca Auguslana, opéra quœdam B. Gyrilli , docto viro Joanni Auberto ad complendum editionem sacri auctoris necessaria:obquam etiam caussam, evolvi curavit Bibliothecas varias tam Hispanas quam Sicnlas, ac prœ omnibus Vaticanam, e qua nonnulla adeptus est, quœ ut Holstem'us percenseret corrigeretque lubentius, procuravit ut Aubertus Parisiis vicissim censeret et corrigeret aliquot Grœcos astronomos, quos expetitos Holstenio ipse Peireskius ex Bibliotheca oplimi Archiepiscopi Tolosani curarat exscribi. » Je n'ai trouvé ni à Paris, ni en Provence, aucune lettre de Peiresc à Aubert, aucune lettre d'Aubert n Peiresc.
6d8 LETTRES DE PEIRESG [1633]
livreroit, sinon en original, au moings en coppie, moyennant les livres de S* Cyrille qu'il avoit offert aultres foys, il ne fault pas trouver estrange, ce me semble, s'il a creu quon luy pouvoit bien con6er l'un comme luy l'aultre. Ce n'est pas que j'en aye depuis eu de nouvelles de sa part, mais c'est de crainte que l'on ne luy aye donné subject de prendre cet ombrage puis qu'on ne s'est fié de luy ne d'un tiers. Car pour ce qui me pouvoit concerner, je ne double pas que ce que vous en a dict M' Aubert ne soit trez véritable, et M' de Thoulouse me l'a confirmé avec promesse de m'envoyer le volume où est ce que je demandoys, lorsqu'il sera de retour de la cour. où il faisoit estât de s'acheminer de son Abbaye (d'où il m'escript) avant qu'aller à Thoulouse, mais tout cela est aisé à rajuster et y a de beaux remèdes, car je pense que si j'avoys mandé à M' Holstenius que j'ay les Astronomes, il envoyeroit bien tost son m[anu]s[crit] de S^ Cyrille et romproit bien tost son silence, s'il ne tient qu'à cela.
J'oublioys de vous dire que par cet ordinaire j'ay receu deux pacquets de la part du sieur Renaudot, l'un soubs le cachet ordinaire de son enseigne, que j'ay jugé avoir esté envoyé par l'ordinaire du mardy, comme le commun, où il n'y avoit que l'assortiment complet de la Gazette de la semaine précédente avec la relation du moys, l'aultre soubs le cachet d'un 3E contenant un sien billet du xi, la Gazette et nouvelles du xu que je n'ay faict voir à aulcun aultre que ceulx de nostre maison , et pour mieulx le faire croire , j'ay envoyé demander à l'imprimeur Roise^ la coppie qu'il en avoit de sa part pareille à la mienne, luy renvoyant touts ceux qui me la faisoient demander. Le dict sieur Renaudot vouldroit que je luy escrivisse d'ordinaire. Je vous prie de luy dire ou faire dire que j'ay trop peu de santé pour m'assujettir à cela, et que je me priveroys de beaucoup plus grande commodité que ne peult estre celle de voir la Gazette, pour esviter de me soubsmettre à telle subjection. Quand je vous envoyeray des nouvelles que vous jugerez de son goust et dont la publication soit indifférante,
* Voir plus loin (p. 670, note) une notice sur rimprimeor Roixe.
je ne trouveray pas mauvais que vous les iuy laissiez voir, comme vous pourrez faire à cette heure de celles de Gonstantiuople, où il trouvera peult estre des particularités qu'il na pas veûes, mais que je me puisse captiver de Iuy escrire ne de Iuy en envoyer règlement, c'est ce que je ne sçauroys faire, pour rien du monde. Au reste il ne m'a poinct faict de responce cathegorique, si les pacquets que j'ay receus de sa part, soubs le cachet d'un double Tournoys, et puis d'un chiffre du 3E sont ainsin partis de son bureau ou non. Car j'avoys interest de sçavoir si on me les ouvroit à Lyon, à son desceu, ou bien s'il les y adresse à quelqu'un, qui aye de Iuy permission de les voir, et cachetter d'aultre cachet que le sien propre.
Je vouz supplie de faire mes excuses pour ce coup à M^ L'Huillier et à M^ Gailhard, estant trop pressé pour leur pouvoir escrire. Ce sera Dieu aydant par le prochain \
À MONSIEUR, MONSffiUR DU PUY,
Monsieur, Après vous avoir accusé la réception et rendu mes humbles remer-* ciments de vostre despesche du 4"^ de ce moys, je seray contrainct d'en remettre la responce à l'ordinaire prochain Dieu aydant, et par consequant à touts les aultres amys auxquels je vous supplie trez humblement d'en faire mes excuses sans oublier de les accepter vous mesmes, attendu que ce que je vous reservoys de temps aprez avoir escript à M' de Saulmaise m*a esté heureusement desrobé par M' de Vosberg qui m'a apporté une lettre vostre du i5 octobre, et tenu en trez doulce conversation une bonne partie de la journée, non sans quelque morti-
* Vol. 717, fol. 3o3. Cette lettre ne porte pitf&iteineDt cooeervë. Jacques Dopuy a mis
oi date m signature. Elle est tout entière au doe: Du aa novembre i633. M' de Pei-
de la main de Peiresc et le cachet en est resc. Aix.