‹ Lettres de PeirescChapitre 40 sur 48 · II · texte numérisé non relu

II

fication de ce qu'il disoit ne pouvoir différer à demain tant ii estoit pressé de partir, et pour m'achever de peindre, dez qu'il m'a quitté j'ay eu mille antres persones qualifiées sur leabras, et des dames parmy lesquelles je ne suis pas si volontiers que d'aultres S et enfin on ma apporté de Rome des fagots de livres et cassettes de vases et despescbes du 1 7 septembre tant de M' vostre frère le rev[erend] P. Dom du Puy, qui vous envoyé ie P. Ferrarius* et un- aultre livre de Scboppius, ce dict il, que de i'eminentissime Cardinal et aultres, entre lesquels il y a un vase de crystal de roche antique duquel j'ay bonne opinion, mais il fault clorre cette despescbe veuille je ou non, avant que d'en pouvoir faire l'examen et mezurage. Pour toute revanche de voz nouvelles ne vous pouvant envoyer qu'une relation de cet embrasement de Gonstantinople que vous avez desja sceu, et qui seroit bon à M^ Renaudot s'il n'a voit esté prévenu. J'ay à ce coup receu de sa paçt, soubs aultre cachet que le sien, à sçavoir d'un chiffre d'un double 3E, une sienne lettre du U avec la relation du moys, la feuille séparée de la Gazette sans celle des nouvelles et une aultre petite relation de Turin. Vous priant de le faire asseurer que persone que moy n'en a rien veu , et que pour mieux exclurre toute curiosité d'aultruy, puis que j'avois desjà passé deux ordinaires sans gazette, et que je m'èstoys contenté de voir celle du libraire qui en imprime parfoys des fragments, je l'envoyay demander publiquement et ne la voulus avoir veue que de sa main , de sorte qu'il n'a rien à appréhender de ce costé là. Et vojis supplie de m'aymer tousjours comme , Monsieur,

vostre trez humble et trez obéissant serviteur, DE Peirbsc. .

A AUr ce i& novembre i633.

Je vous supplie que ma lettre à M' Saulmaise n'aille pa» hors de voz

^ Peiresc avoue donc qu'il ne se plaisait pas dans la société des daines , ou du moins qu'il s'y plaisait moin» que d'autres. — * G'est-k-dire le De fim'um eubwra du j^iie J.-B. Ferrari.

[1633] AUX FHÈRES DUPUY. 651

mains, et de m'ayder à en faire excuser le desordre et les défFectuositez. Mais pour la feuille à part qui est imprimée, je vous prie que persone ne sçaiche que je la vous aye faict voir et au dict sieur Saulmaise, pour garder crédit.. Nous envoyons des RemonstraacQS au Roy par cet ordinaire que M' le Premier Présidant vous pourra faire voir ; vous les trouverez dignes de vostre curiosité, je m'asseure.

M' L'Huillier, M' du Mesnil Aubery, le R. P. Mercene, M^ Gailhard et aultres me pardonneront, s'il leur plaict, pour ce coup si je diffère mes debvoirs en leur endroict.

Je viens de recevoir le m[anu]s[crit] Copte de la part dé M' Petit avec uQe sienne lettre tout à poinct pour le joîfidre â cette des^sche et pour en faire la comparaison avec i'espreuve imprimée ; dont j ay esté infiniment aise.

Je ne pense pas que le pauvre M' Petit s en soit g«eres servy, attendu quil tomba maladie quasi incontinant après son retour de Paris el quil nen estoit pas trop bien guary à ce moys de septembre quand il nous vint voir icy, ayant esté depuis contraint de faire un voyage à Montpelier pour procez, tellement que si lots que M' Saulmaise en aura faict il trouve bon de le vous renvoyer et vous à M** Petit, je pense que vous loy ferez grande faveur; il ne m en dict rien par sa lettre à moy, mais je le juge aiusini. Et crois quil en fera fort bien eon proQit. Da 1 5"** fiûvembre.

Le sieur de Vosberg m avoit dict qu'il vous escriroit, mais r«yânten« voyé semondre à ce matin, mon homme la trouvé qu'il montoit à cheval pour Marseille, s'estant excusé sur la compagnie qui l'en avoit empesché et sur la presse de partira

* Vol. 717, fol. 3o9. Lefoiio de la prëcédente lettre est marqué 3o3.

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