‹ Lettres de PeirescChapitre 47 sur 48 · II · texte numérisé non relu

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UrttaCHIB lAtlOBAU.

mains. Cela meriteroil bien d'estre imprimé, el la lettre cja'il voim «sent ser* viroit de préface. Vous en feres comme il vous plaira, oar ce aW pas choae qu'il aflfeete, ne noas en ayant teamoigné auleune enWe, et crois meame qu'il n'en a retenu copie. Mon dit sieur de Roumoules a acquitte les parties de Gramoisy et Drouard qui montent à i3& livres, ainsy quo venret par leun quittances qu'il a retirées, de façon que vous estes quitte envers nos libraires. Je vous eiivoye le livre intitulé Uranologiura du P. P^n, qui vous contentera plus à cause des auteurs anciens qu'il y met, que pour les invectives contre M' de Saqlmaise et autres. Encore que M' Petit aye demandé k vous faire présent dç son livre, neàntmoins cette voye estant foit longue et mal assvrée, j'ay creu qu'il valloit mieux en charger M** de Roumoules. Nos libraires ont reimprimé l'Œcumeniusqui estoit si rare auparavant, le grec et le latin en deux volumes in folio ^. Je n'ay voulu vous en retenir un sans vostre advis , ne sçachant s'il sera de vostre goust, et si la première édition vous suffit, vous me ferez sçavoir vostre volonté U dessus. Il y en a de grand papier. Le P. Sirmond entreprend l'édition de Théodoret^. Nos libraires, nonobstant le mauvais tems, ont envoyé à la foire ; nous verrons ce qu'ils en apporteront. Je ne vous mande point de nouvelles publiques , en ayant connoissance aussy tost que nous. Dieu veuille que cette trefve de six semaines soit suyvie de l'effet qu'on s'en promet. Cette restitution actuelle de Casai, ville et chasteau, fait bien mal au cœur, et Dieu veuille que celle de la citadelle ne s'en ensuyve, ainsy quil est stipulé par la capitulation, au cas qu'elle ne soit secourue quinze jours aprez la trefve expirée. Le marquis Spinola, par les derniers advis de Lion, estoit tenu mort, mais on en attendoit la confirmation'. Le Valestein a esté désapointé par l'Empereur â l'instante priere>.de8 électeurs qui refusoient absolument de luy accorder aucune grâce, s'il ne leur donnoit cette satisfaction. Le duc.de Bavière est fait giénécal dç Ja lÀffim oatbtJique et le conte de Tilly son lieutenant, ie-

tine, fîil publié pMr b^ première fois perifenri de Valois, dans les Eaxmrpta Pàiffhii, Digd&ri, aU. (Paris, i63â, in-ti"). On sait que les Fragmtnti de Nicolas de Damas ont repara avec additions par les soina d*OreHi (Leipsîck, i9o't et t8ti) el avec noavellas additions par les soins de C. Mûller (tome Ul des FragmetOa histarie^yrum ffracorum de ia AiW^lUfiia grecque de Didot). ^ Oo voit par là q^e ie« GQmmenimr$$ aur les livres^aaiots^de «et éciivaia byMotin avaieit'd^

para dans raotooÉoe de i6do el <{ae\ par èKofquent, c'eat à tort ye la NoumUê 6wyrii|ifcM générale attribue k cette éditioQ la date de i63i.

' Le Théodoret du P. Sîrmood ne parut <[ae douie ans plus lard : Bsalt Thêodoreti Epiêc. Cyri op$ra cmma m quatuor fomat diêtrQmta (Paiii, Sébaalieii et GAritk Gnunoiay, 16&9, in-fol.).

^ Ambreise Sjpîaola* maimt onq joan après que cette lettre fut écrite.

quel s^aeheinme en Poméranie contre le Roy de Saède qui y continue ses progrès. Valestein preste cinq cent mil «sent à l'Empereur qui le fait son lieutenant en Bohême et Hongrie, protinoes qui ne depemlent de TEmpire et sur lesquels les Electeurs, aux Diètes d'Allemagne, n'ont que voir. On dit qu'il iuy demeure des restes de la guerre, tant en fonds qu'en argent, plus de neuf millions d'or. Celle que nous faisons en Piémont ne nous vaudra pas tant. Vous allez voir un nouveau gouverneur en Orange, qui est le baron de Dona, qui a ëpousë la sœur de la princesse d'Orange et par conséquent beau-frère du Prince ^ Il a passé par icy et doit saluer le Roy à Lion devant que de prendre possession de son gouvernement. On dit qu'il est brave gentilhomme et d'esprit modéré. Une partie du train de Madame de Valkembourg, veuve du Gouverneur, est en cette ville et elle doibt bientost suyvre, faisant estât de passer iCy l'année de son deuil, devant que de se retirer en Hbllande. W de Thou se porte fort bien et m'a commandé de vous faire ses humbles baise-mains , tomme aussy W Aubri. Tout le reste des amis est en bonne santé et vous sahte, èomme je fais de mon costé, désirant' demeurer à jamais, Monsieur,

vostre, etc.

J. D0 PcY.

De Pwû, M «o septembre 1630. >

J'oublîois à 1C0U8 dire que M' de Roumoules m'a baillé huit pistolês d'Espagne pour eetre employéeaselion les occurrences aux livres et transcriptions et autres choses que désirera. Il me reste, outre çda, quelque chose de qliatre cent francs que je receus au mois d'avril i6âg. Que M' de Valavez trouve icy, s'il vous piaist^ mes humUes recommandations* Nostre nouveau fermier de la poste, qui est on Gasoon, Loignac, auparavant maistre de la poste de.BourdeauK, fait telle exaction sur les pacquets qu'il en a excité une plainte gèneratte ; mds je ne vois pas enoore ^qu'elle soit pour produire aulcun règlement. Il meoaeede feire payier le bon homme de Lomeoie et W Le Pelletier. Nostre amy nonsditiqn'auderoier orttinaire, on vouloît' exiger de Iuy le port, mais qu'il paria de si bcmne sorte au valet, ^'on ne luy donnera plus cette comnûsfiion; Je se vous oenaeîlfo pas d'envoyer d'hors en avant des pacquets excé-

^ Henri-Frédéiic de Nmaa cvait épomé Emilie de Solms, fllle de Jean-Àliiert, comte de Solim- Bronsfeids. '...•..'.

dants la gt*osseur ordinaire, sans qu'on sache ce que tout ceoy deviendra. M' Ferrand part demain pour aller k Lion , mais je le vois tout résolu de ne penser plus à cette affaire. Néantmoins il est un peu vindicatif et aura de la peine à digérer Taffront que lui a fait M'' de Bauve et il ne manque pas d'amis. M' Du Lieu par sa dernière du 1 3 me tesmoigne force courtoisie et désir d'aider nosf re correspondance ^

LETTRE DE JACQUES DUPtJY \ PEIRESC.

Monsieur^

Nous n'avons pas esté moins mortifiés à l'ouverture de vostrè lettre du i3 jùing que vous le fustes à celle de vos quaisses, nous imaginant tous qu'il se trouveroit dans ce grand amas quelque pièce d'importance pour recompenser le travail de vostre ami qui avoil tant peiné pour les reeo«|yrer et satisfaire vostre curiosité, mais il se faut consoler sur Tespérance qu'il se pourra rencontrer quelque chose de meilleur. Peut estce qu'avec ces poésies d'Orphée il y pourra avoir quelque pièce qui n'a point encore esté veue, mais ces choses ont, comme vous dites, besoin d'un peu de temps pour les examiner à loisir.

Pour venir au particuUer.de vostre de^pesche, vous avies bien jugé que M' de Roumoules seroit party quand elle arriveroyt. "J'ay receu une de ses lettres d'Orléans avec une qui y estoit joinctc pour M' de Valaver que vous trouverez icy. M' Gaillard a distribué toutes vos lettres et n'a pas eu peu d'affaires; il est tout plein de bonne vobnté pour vous servir pendant son séjour en cette ville. J'ay fait tenir à mon dit sieur de Roumoules ce qui s'addressoit à luy et tout ce que je receVray ou pour luy ou de sa part y je né manqueray pas d'en avoir soin. Vous m'eslonnez de dire que n'eussiez point encore veu cette édition de l'Anthologie en lettres majuscules , y ayant fort long temps que nous en avons ^. Ce livre mérite d'estre gardé, par curiosité des premières éditions, car pour l'usage il n'est pas lant commode. Nous avons receu aussy une lettre de vostre part par les mains de Mvde Berulles qui est fort honneste homme et qui nous

* Bibliothèque Méjanes. CoUection Peircsc, édition d« V Anthologie de IHanode, donnée par vol. \y fol. 377. Copie. J. Lufearifl à Fiorence en ihgk (m>&*) et qui

* Jacques Diipuy veut-il parler de la première fut exécutée en lettres cipitaiesT

faira singulière faveur de nous visiter. Nous sommes dans un me^me voisinage, ce qui doil encore faciliter Tamitié. Je n'ay point veu d'autre volume Cophte parmy les livres de M' de Thou venus du Levant que celuy des Litui^es, qui est maintenant entre les mains de M' Petit, tout le reste estant Arabiques.

M ons' Diodati est icy de retour qui vous faira venir dé Genève sa copie de la lettre du seigneur Galilei que vous deinandez. Nostre Epistre de S^ Clemeifit ne s'imprime point encore,' et ne sçay ce qui en succédera. J'ay escrit en An-gleterre pour en faire venir demy*-douzaine d'exemplaires, car tousjours celte éditbn, quoyqu'on la refasse, sera meilleure et plus authentique. Quand nous donnasmes k M' de Roumoules la peau de chagrin verd , ce n'estoit i>as à des^ sein d'en avoir une autre et avec telle usure que de doubla nostre capital en si peu de temps ; mais vous accablez vos amis de courtoisie qui sont bien marris de ne s'en pouvoir revencher.

Quand M' Viaz sera icy, je luy rendray vostre pacquet, comme aussy celuy pour M' Bordier qui n'est pas encore arrive.

J'ay fait rendre vostre lettre à Mons' de Bellièvre et M' de Thou l'a appuyée de sa recommandation qui n'estoit pas grandement nécessaire, estant fort informé de vostre mérite et qualité, estant fort assuré qu'il fera tout ce qu'il pourra en vostre recommandation.

Pour ce qui est des nouvelles, je crois que la Gazette vous en apprendra plus que je ne vous en sçaurois mander. Le Roy est à Forges ^ où il boit des eaux : M' le Garde des Sceaux^ ne suyvra point à cause de l'incommodité des logemens et du peu de séjour que la Cour y fera. M' le Comte fust mercredy à la chambre des Comptes, oili il fit vérifier 99 Edita de créations d'offices, vente de domaines et autres semblables. M' de Lorraine crie au meurtre et à Tayde sur ce que les Suédois sont- entrez dans ses terres, ont ravagé quantité de villages et le menacent de prez. Je ne sçay si ceux auxquels il s'adresse pour faire ces plaintes luy en feront grande raison , car l'orage luy pourroit bien venir de ce costé là pour se venger de tant de contreventions de sa part au dernier traitté de paix avec luy, l'année dernière.

L'Ode d'Alcippe que je vous envoyé est faite par un de mes amis nommé M' PeHans et m'assure que vous trouverez la pièce bien poHe. Quelqu'un l*a nommée assez à propos l'adieu sans adieu, comme vous jugerez mieux ayant leu la dernière stance. *

* Poi^-left-Eaux, chef-iîeu die canlon de la SeiDe-lnférieure, ârr. de NeufckAtel, à 65 kilométrée de Rouen. — • Pierre Sëgoier était garde des sceaux de)>uis le mois de février i63^.

Je, vous envoyé la copie de la Prophétie An Roy de Suède ^e rvous U9U8 feites tenir longtemps avant sa mort. On m'a prié de sçavoir de vous d*où cda est tiré et s'il y a moyen d'en avoir quelque preuve authentique , car la plus part du mondid croyent et bien souvent avec raison que ces choses se font aprez coup. Je vous envoyé les titres de deux livres de Dausquius, que Cramoisy a reeeuz de Flandres, qui semblent mériter et donner dans vostre goust Néantnmns je ne les ay voulu mettre par les chemins sans avoir auparavant vostre advîs.

11 a oouru on bruit fort gênerai que nostre bonne ville debvoit abimer cette nuit dernière et cdia fondé sur une prétendue révélation de Capucins. Plusieurs ont .esté, si iota que de quitter la ville; mais Dieu ofcercy tout est en mesrae estait que devant. Mes humbles recommandations à M' de Valavez vostre frère. Je vous baise les mains et suis de tout mon conur,

vostre, etc.

J. DU Pur.

De Parif, ce ^k juin i633 '.

LETTRE m CHRISTOPHE DUPUT k MONSIEUR DE PEIRESC,

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