‹ Lettres de Philippe II a ses filles les infantes Isabelle et Catherine, ecrites pendant son voyage en PortugalChapitre 11 sur 17 · I,ETTRES DE PHILIPPE II · texte numérisé non relu

I,ETTRES DE PHILIPPE II

y agora se le ha buelto à ir, a dos dias, y no sabe délia; pero sospechase mal délia. Grec que ello os lo deve cscrivir. Y mucho mejor me parece el lacrc Colorado qu'el blanco, qu'este, sellado, no me parece esta bien V esta mas quemado. Bolviendo a}'er â corner, dada la una, de Nuestra Seiïora de Gracia, qu'es el monesterio de los Augustinos, qu'es muy bueno, porque voy estos domyngos â los monesterios por despedida, halle vuestras cartas, en que m'escrivis el mal de vuestro hermano, v espero en Dios que no sera mucho; y con que asf fucse, no me pesaria que fuesen viruelas, pues scri'a mejor que las tubiese agora que no mâs adelantc, siendo mayor. Todadîa no podré dexar d'estar con cuydado hasta saver en lo que havrà parado el mal, que creo se sabra el myércoles; y con el cuydado que vosotras teneis d'él, espero cstara bueno. Antier fué my hermana y mis sobrinos à Belen por tierra, y partieron à las once, aviendo ya comido, y oyeron visperas, y vieron la casa. Yo sali â las dos y fuy alla por el rio en una de dos galeras que \inieron aquî, los otros dias, de Ndpoles, que no creo que os lo he escrito, y son muy hermososnavîos, de manera de galeras, sino que son mucho mayores; }' traen tambien remos, y traen mucha artillen'a, y nunca avîa podido entrar en ellas. Y asî fuy en la una d Belen, adônde halle d m}' hermana, y con intencion de que bohiéramos todos en la galeaça, porque la \ieran por dentro : mas ténia muy ruin entrada para my hermana. Y asî nos venîmos juntos por tierra hasta aquf, qu'es una buena légua. Y no ay mis nuevas que deciros, ni aun

A SES FILLES. îoq

pense que fuese tan larga esta carta. Y Dios os guarde como desco.

De Lisboa, à 8 de novicmbre 1 582.

Vuestro bucn padre.

{Parafe du Roi.)

AUX INFANTES MES FILLES

Lisbonne, 8 novembre i582.

Je suppose que maintenant vous croirez ù mon départ d'ici, puisqu'avec ce courrier (je le crois du moins) on envoie des ordres pour qu'il soit préparé des chariots. Il y en a qui pensent que le départ aura lieu le i" décembre'; je doute que ce puisse être avant la Noël; alors je crois bien que oui; du moins je m'arrange pour qu'il en soit ainsi, et j'espère que ce sera, quoiqu'il y ait encore beaucoup à faire. J'ai la confiance que mon neveu s'acquittera fort bien de la charge que je lui donne, ainsi que vous, ma fille aînée, vous le dites. J'apprends avec satisfaction que les cuisines sont achevées, avec ce que vous me dites de plus du palais^. 'Vous aurez, je pense, visité le reste. Faites hâter les

' Le cardinal de Granvelle écrivait, le 12 novembre, au secre'tairc Salazar, à Venise, que le Roi avait fixé son départ de Lisbonne au 5 décembre, et que déjà le duc d'AIbe, en sa qualité de grand maftre d'hôtel, avait prévenu tous les officiers de la maison royale qu'ils eussent à se tenir prêts pour ce jour-là. (Documentas incditos para la historia de Espana, t. XXXV, p. 349.)

' Les infantes , qui avaient passé tout l'été aux Descal^as , étaient rentrées au palais à la fin d'octobre. (B. N. P.)

Page 1