I2G LETTRES DE PHILIPPE U
OS escrivf, y teniendo crecimientos cada dia, que le duravan lo mas de la noche, y asî le sangraron otra vez, y ayer se purgé, }• le han faltado ya los crecimientos, y la calentura es poca, aunque todadia tiene alguna, y va estando mejor, y espero en Dios que lo estarà presto del todo. Yél os guarde como deseo, que no puedo decirmâs, y tanpoco no ay. que no ha avido cosa de nuevo estes dias.
De Lisboa, à 3o de ot' i58i '.
Vuestro buen padre.
'Parafe du Roi.)
AUX INFANTES MES FILLES
Lisbonne, 3o octobre k58i.
II est fort tard : c'est pourquoi je ne pourrai que vous accuser la réception des deux lettres de chacune de vous, accompagnées de celles que ma sœur vous a adressées. Vous ne sauriez certes vous plaindre de la courtoisie dont elle use en vous écrivant. \'ous lui aurez, je le suppose, répondu par don Antonio de Castro -. Je désire beaucoup
' .\u dos il est écrit, d'un caractère du dix-huitième siècle : 5. M. Cai", 3o X" i5S I. Celui qui a tracé cette indication aura mal lu les lettres ot .
^ Don .\ntonio de Castro, seigneur de Cascaes, avait été envoyé par Philippe II pour complimenter l'impératrice, sa sœur, à son arrivée en Espagne, en son nom et en celui des princes ainsi que des infantes. (B. N. P.)
Ce gentilhomme portugais avait, dès le principe, embrassé avec ardeur la cause du Roi. Le duc d'Albe, dans sa correspondance avec
A Si:S FILLES. 12-/
apprendre qu'elle soit débarquée. Une des dernières nuits il y a eu ici une tempête, et un courrier s'est noyé : cela m'a mis dans une grande inquiétude. .l'espère toutefois que la tempête ne se sera pas fait sentir là-bas; la Méditerranée n'est pas aussi terrible que l'Océan. Il paraît que vous aviez deviné, vous, ma fille ainée, que ma sœur vous écrirait afin qu2 vous la recommandassiez à Dieu, quand vous m'écrivîtes qu'on le fît ainsi. J'eus une lettre d'elle un jour ou deux après avoir reçu les vôtres ; depuis je n'ai plus eu de ses nouvelles. Elle était alors encore assez loin. Le mal de mon neveu s'augmenta depuis que je vous écrivis: chaque jour il avait des redoublements de fièvre qui lui duraient la plus grande partie de la nuit : c'est pourquoi on le saigna ime seconde fois, et hier il s'est purgé. Les redoublements ont cessé, quoiqu'il ne soit pas encore tout à fait délivré de la fièvre, et son état va en s'améliorant. J'espère qu'il sera bientôt entièrement rétabli. Que Dieu vous garde comme je le désire! Je ne peux vous en dire davantage, et il n'y a d'ailleurs pas matière, car rien de nouveau n'est arrivé ces jours-ci.
De Lisbonne, le 3o octobre i58i.
Votre bon père.
son maître (Dociimcntos incditospara la hisloria de Espaha, t. XXXIII), fait de lui le plus grand éloge; il le recommande tout particulièrement à la bienveillance royale.
A LAS INFANTAS MIS HUAS.
Lishoa, d 20 de noviembre i58i.
Mucho he holgado con estas vuestras cartas, aunque cortas. Y ya avi'a savido coino d vos, la menor, os avîa faltado la quartana: de que holgue mucho, y creo que no lo deviô de ser. My sobrino esta ya bueno, y ayer fuymos a misa â un monesterio de unos fra3'les que andan de açul oscuro, que se llama Santaboya, y tiene muv bucna vista. Yo creo que my hermana no se embarcaria quando cscrivieron de Génova, mas espero que presto sabremos qu'es desembarcada, porque haze agora muy buen tiempo para venir, y tcngo's mucha cmbidia â que lo sabréis primcro que yo. Aquy haze agora muy lindo tiempo, aunque frio, que no pense que hazîa tanto aquî, y asi tengo ya fuego. Y porque me dicen que le haze en el aposento de vuestros hcrmanos, me parece que os bolvais al alcaçar, y asî lo escrivo al conde. Escrivi'réisme como hallais las obras y lo demds, después que lo dexdstes de ver. Quando se partie el legado qu'estuvo en Badajoz, de Elvas, me hizo un présente de cuentas de perdones y agnus Dei, y creo que me di.\o que partiese con vosotras; y como me parti de alli lucgo, no lo pude iiazer ni se me acordô hasta agora; y asî os embio agora parte dcllo; y en los papeles que van alli verdis los
perdones que son; y con cada quenta de aquellos y de los coloradillos se ganan aquellos perdones ; y los coloradillos pueden ser para repartir, y los rosarios para vosotras y vuestro hermano y para que comyence à reçarle. Otras qucntas van alli que no son destas, sino de la India, como veréis en ellas, y estas podrîades dar â vuestra hermana la chiquita, que no ha menestcr agora perdones, y podrâ las traer como ospareciere; y poneldes otro cordon mejor, porqu'es muy bellaco el que tienen, qu'es el mysmo con que las compré. Y porqu'es muy tarde y estoy muy cansado , no digo sino que os guarde Dios como deseo.
De Lisboa, â 20 de noviembre i58i.
Vuestro buen padre.
(Parafe du Roi.)
AUX INFANTES MES FILLES
Lisbonne, 20 novembre inSi.
Vos lettres m'ont fait beaucoup de plaisir malgré leur brièveté. Déjà j'avais appris que vous, la cadette, vous étiez libre de la fièvre, et je m'en étais réjoui : je crois que ce que vous aviez n'était pas réellement la fièvre. Mon neveu est rétabli. Hier nous fûmes à la messe à un monastère de religieux qui sont vêtus de bleu foncé; ce monastère s'appelle Santaboya; on y jouit d'une très belle vue. Je crois que ma sœur ne se sera pas embarquée quand on l'a écrit
i3o LETTRES DE PHILIPPE II
de Gènes '; j'espère que bientôt nous apprendrons son débarquement, car le temps est excellent pour la traversée. Vous le saurez avant moi, et Je vous en porte grande envie. Ici le temps est maintenant très agréable, quoique froid : je ne pensais pas que le froid y fût aussi vif, et j'ai déjà du feu. Comme Ton me dit qu'on ressent le froid dans Tappartement de vos frères, il me parait à propos que vous retourniez au palais, et j'écris en conséquence au comte ^ Vous me marquerez comment vous avez trouvé les ouvrages qui y ont été faits et le surplus, depuis que vous l'avez quitté.
Quand le légat ' qui vint à Badajoz partit d'Elvas, il me fît présent de chapelets de pardons et d'agnus-Dei, et je crois qu'il me dit de les partager avec vous. Comme je me mis en route bientôt après, je ne le pus faire, et depuis je l'oubliai. Maintenant je vous en envoie une partie. Dans les papiers qui vont là-bas vous verrez ce que sont ces pardons : on les gagne avec chacun de ces chapelets et de ceux qui sont coloriés*; ces derniers, vous pouvez les distribuer, en gardant les rosaires pour vous et votre frère, afin qu'il commence à s'en servir dans ses prières. D'autres chapelets vous sont expédiés, qui ne sont pas de la même sorte, mais viennent des Indes, comme vous le verrez; ceux-ci, vous pourriez les donner à votre petite sœur, qui, pour le présent, n'a pas besoin de pardons; elle les porterait ainsi que vous le jugeriez convenable. Mettez-y un autre cordon qui soit meilleur; celui qu'ils ont et qui y était quand je les achetai est très-mauvais.
' D'après une lettre de Madrid, du 1 5 novembre, l'impératrice avait écrit de Gènes, le 22 octobre, qu'elle s'embarquerait le 28. (B. N. P.) - De Barajas.
■" Le cardinal Alexandre Riario, Bolonais, patriarche d'Alexandrie. * Nous ne savons si nous avons bien compris ce passage.
A SES FILLES. i3i
Comme il est tard et que je suis fatigué, je ne dis rien de plus, sinon que Dieu vous garde comme je le désire. De Lisbonne, le 20 novembre i58i.
Votre bon père.
A LAS INFANTAS MIS HUAS.
Lisboa, â 23 de diciembre.... (i58i).
No pude escrîviros cl lùncs pasado, ni agora podré responderos, porqu'es tarde y no se çufre trasnochar esta noche, porque la pasada me acostc â las très, porque se acabô poco ântes la misa del gallo que oy y las maytines desde una ventana que tengo por acâ dentro sobre la capilla, como os lo escriviré el lunes, si se me acordâre, y de una tormenta que huvo aquî la otra noche, con que se perdieron algunos navîos y se ahogô gente, y estuvo harto cerca de ser mucho mayor cl daîio ; y diérame mucho cuydado, si no supiera ya que hcra llegada my hermana, aunque no por carta suya; ni la he tenido hasta esta noche, que ha poco que recivî una suya de Colibre, de otro dia despucs que se desembarcô; y creo que se quicre venir desde allî por tierra hasta Barcelona, aunqu'es muy ruin camyno, por no bolverse â embarcar; y diz que vino muy mareada, que tubo gran tormenta la noche ântes que llcgô, de mancra que tubieron peligro algunas
i32 LETTRES DE PHILIPPE II
galeras; pero yaestavan sin él. Ya creo que lo sabréis alla todo csto, y Dios os guarde y os dé â todos tan buenas Pasquas como os las deseo.
De Lisboa, â 23 de deziembre.
Vuestro bucn padre.
(Parafe du Roi.)
AUX INFANTES MES FILLES
Lisbonne, 23 décembre i38i.
Je ne pus vous écrire lundi dernier, et maintenant je ne pourrai vous répondre, parce qu'il est tard et que je ne saurais veiller cette nuit, m'étant, la nuit passée, couché à trois heures, à cause que la messe de minuit s'acheva peu auparavant, laquelle j'entendis, ainsi que les matines, d'une de mes fenêtres donnant sur la chapelle, comme je vous l'écrirai lundi, si je ne l'oublie pas. Je vous parlerai aussi d'une tempête qu'il y eut ici l'avant-dernière nuit et dans laquelle plusieurs navires ont péri et des personnes se sont noyées : il s'en fallut même de peu que le dommage ne fût encore plus grand. J'aurais été fort inquiet si je n'avais su l'arrivée de ma sœur, non c^u'elle me l'eiit écrit, car c'est seulement ce soir que j'ai eu une lettre d'elle. J'en avais reçu une, il y a peu de jours, datée du lendemain de son débarquement à Collioure. Je crois qu'elle veut aller de là à Barcelone par terre, quoique le chemin soit très mauvais, pour ne pas s'embarquer de nouveau. On me dit qu'elle est débarquée fort incommodée du mal de mer; que, la nuit qui précéda son arrivée, il y eut une tempête
A SES FILLES. i33
qui mit en danger plusieurs galères, mais qu'elles y échappèrent. Je crois que tout cela, vous le savez lù-bas. Dieu vous garde et vous donne à tous d'aussi bonnes pàques ' que je le désire!
De Lisbonne, le 25 décembre.
Votre bon père.
A LAS INFANTAS MIS HUAS.
Lisboa, â i5 de enero i582.
Muy buenas nucvas son para my saver que todos lo estais; y pareceme que se da mucha pricsa vuestra hermanica en salirse los colmillos : deven de ser en lugar de dos que se me andan por caer, y bien creo que los llevaré menos quando ba3'a ay; y con que no sea mas que esto se podrâ pasar. Bien temprano se acabaron las maj'tines de los Reyes. Tambien acd las dixeron temprano; mas yo no los 03^, por tener mueho que hazer. Y todos los dias las dicen aqui en la capilla, ytodas las horas mayores, loscapellanes. Las vispcras de las fiestas principales las dicen las noches ântes, y los otros dias d las mai'ianas : mas nunca las oyo. Estoy espantado de no saverse nada de mj' hermana, y aun con mucho cuydado, porque desde otro dia
' En Espagne on dit les pàques de Noël comme les pàques de Résurrection.
que se desembarcô, no he savido mds délia, y no se que pueda ser. No puedo créer sino que se a ahogado algun correo. Tambien es terrible el tiempo que haze aquf y lo que llueve, y algunas vezes con muy grandes truenos y relâmpagos, que en este tiempo no les he visto. Y esto séria bueno para vos, la mayor, si no les aveis perdido ya el myedo. No haze frio, que todo es Uover, y agora a gran rato, que parece que se cae cl cielo de agua; y ha avido grandes tormentas, y no se han perdido tantas naos como Luis Tristan os escrive, ni aun creo que ningunas, sino algunas varias pequeîias, y no muchas. Y el correo pasado, que llebava una carta mya para vosotras, creo que tardaria en llegar, porque por andar el rio tan bravo, no pudo partir el correo el mdrtesde mafiana, que suele partir, sino cl myercolcs; y asf no creo que llcgaria ay àntes que partiese el ordinario de ay. Ya creo que Madalena no esta tan enojada comygo; pero ha dias qu'esta mala, y âse purgado y quedado de muy mal humor, y ayer vino acii ; y esta muy mal parada y flaca y vieja y sorda y medio caduca, y creo qu'es todo del bcver, que por esto creo que huelgad'estar sin su j-erno. Oy no la he visto, y creo no os escrive, por andar de tan mal humor; y ayer me dixo que no estava enojada con la que os escriviô, que Uaman Mariola, y se llama Marifernandez, y asf lo creo, porque dntes huclga de uirla cantar, y con razon, porque canta muy bien, sino qu'es tan gorda y tan grande que casî no cabe por la puerta. Y creo bien que doîïa Anna de Mendoça deve servir tambien â vuestros hermanos chicos como vos.
A SES FILLES. i35
la menor, me lo cscrivîs. Dicronmc cl otro dia lo que va en csa caxa, y dixcronme que hera lima dulce; y aunque no crco qu'es sino limon, os la he querido cmbiar, porque si fuere lima dulcc, no he visto ninguna tan f^rande. No se si llegard alla bucna. Si lo llegârc, probalda^y avisadme lo que fuerc, porque no pucdo créer qu'es lima dulce, por ser tan grande ; y asi holgaré de saver lo que es y que me lo cscrivais. Y un limoncillo que va allî no es sino por henchir la caxa. Tambien van allf unas rosas y a/.ahar, porque veais que lo ay acâ; y asf es que todos cstos dias me trae el Calabrds ramilletes de lo uno y lo otro; y muchos dias ha que los ay de violetas. Junquillo no ay acâ : que si le hubiera, creo que ya hubiera salido, pues ajf estotras cosas. Segundo que llueve, creo que le habrâ ay presto y para quando venga a}^ my hermana, 6 poco después. Y Dios os guardc como deseo.
De Lisboa, à xv de cnero i582.
Ayer fuymos a misa â una iglesia que se llama la Conception, y es declérigos de la orden de Christo.
Vuestro bucn padre.
iParafe du Roi.)
AUX INFANTES MES FILLES
Lisbonne, i5 janvier ibSi.
Ce sont d'excellentes nouvelles pour moi que d'apprendre que vous vous portez tous bien. Il me paraît que les dents
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canines viennent vite à votre petite sœur : ce doit être à la place de deux que je suis à la veille de perdre, et je crois que je ne les aurai plus quand je retournerai là-bas. Si je n''ai pas d'autre sujet de me plaindre, cela pourra passer. Les matines du jour des Rois se sont achevées bientôt. Ici aussi on les a dites de bonne heure : je n'y ai pas assisté, ayant beaucoup à faire. Chaque jour, à la chapelle, les chapelains les disent, ainsi que toutes les grandes heures. Les veilles des fêtes principales, on les dit la nuit d'auparavant, et les autres jours le matin : mais jamais je ne les entends. Je suis étonné et de plus fort inquiet de n'apprendre rien de ma sœur depuis le lendemain du jour où elle débarqua ; je ne sais quelle en peut être la cause : Je suppose que quelque courrier se sera noyé. C'est aussi une chose terrible que le temps qu'il fait ici et la pluie qui tombe, et quelquefois avec de grands coups de tonnerre et des éclairs: ce qu'en cette saison je n'ai jamais vu. Ce serait bon pour vous, ma fille aînée, si vous en avez encore peur. Il ne fait pas froid, mais il pleut sans cesse, et en ce moment avec force, tellement qu'on dirait que le ciel se fond en eau. Il y a eu de grandes tempêtes , mais il ne s'est pas perdu autant de navires que Luis Tristan vous l'écrit; je crois même qu'il ne s'en est perdu aucun, mais seulement quelques petites barques. Le courrier passé, qui vous portait une lettre de moi, aura probablement été en retard, parce que le Tage était si furieux que ce courrier ne put partir le mardi matin, comme de coutume, et qu'il se mit en route seulement le mercredi : je crois donc qu'il ne sera pas arrivé avant le départ de l'ordinaire de là-bas. Il me semble que Madeleine n'est plus si fâchée contre moi ; mais il y a quelque temps qu'elle est malade : elle s'est purgée, et elle est restée de très mauvaise humeur. Hier elle vint
A SES FILLES. iSj
ici : elle est dans un triste état, faible, vieille, sourde et à moitié caduque. Je crois que tout cela provient de ce qu'elle boit, et que, pour cette raison, elle est enchantée de n'avoir pas son gendre auprès d'elle. Aujourd'hui je ne l'ai pas vue; je pense que sa mauvaise humeur l'empêchera de vous écrire. Hier elle me dit qu'elle n'en voulait pas à celle dont elle vous a parlé, qu'on appelle Mariola, et qui se nomme Maria Fernandez: je l'en crois, parce qu'elle a, au contraire, du plaisir à entendre chanter Mariola, et avec raison, car celle-ci chante très bien; seulement elle est si grosse et si grande qu'elle ne peut quasi passer par la porte. Je crois volontiers que doua Anna de Mendoza sert vos jeunes frères' aussi bien que vous, ma fille puînée, vous le dites. On me donna, l'autre jour, ce qui est renfermé dans cette caisse, en médisant que c'était une lime douce; Je crois que c'est tout bonnement un limon, et néanmoins j'ai voulu vous l'envoyer : si c'était une lime douce, je n'en aurais jamais vu d'aussi grande. Je ne sais si elle arrivera bonne là-bas; si elle l'est encore quand vous la recevrez, goûtez-la et faites-moi savoir ce qu'il en est, car je ne puis croire qu'une lime douce soit d'une telle grandeur; c'est pourquoi je serai charmé d'en être éclairci par vous. Le petit limon qui y est joint n'est que pour remplir la caisse. Je vous envoie aussi des roses et une fleur d'oranger, pour que vous voyiez qu'il y en a ici. Tous les jours le Calabrais m'apporte des bouquets de ces deux fleurs, et depuis longtemps il y a des violettes. Des jonquilles il n'y en a pas ici; s'il y en avait, elles se seraient montrées déjà, puisqu'on a ces autres fleurs. D'après le temps pluvieux qu'il fait, je pense que là-bas il y en aura bientôt et pour quand ma
' Le texte porte : viicstros hcrmanos chicos. Mais il est évident que le Roi veut parler du prince Philippe et de la princesse Marie.
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sœur V arrivera, ou peu après. Dieu vous garde comme je le désire !
De Lisbonne, i5 janvier i?82.
Hier nous allâmes entendre la messe à une église qui se nomme la Conception; elle est desservie par des prêtres de Tordre du Christ.
A LAS INFANTAS MIS HUAS.
Lisboa,â 2(j de enero i582.
Mucho holgué con vuestras cartas en que respondeis ;i todo In que os escrivî; y por scr en respuesta de la mva. tendre poco que responder â ellas. Y esta muy bien que vuestra hermana la chiquita lo este ya-, y asf me parece que se ha continuado la salud, segun lo qu'el conde me ha cscrito después con dos correos que han venido. Y el une venia de Barcelona, aunque no me truxo carta de m}' hermana : pero poco dntes avia rccivido una suya larga con el que supistes, que estaba va en Barcelona; y agora escriven que partia de alli el lunes pasado, 22 deste; y con todo este creo que no llegarâ hasta fin de hebrero ô principio de março. que lo es tambicn de quaresmu : digo qu'el postrer dia de hebrero es el primero de quaresma. Y bien creo que holgaréis de ver a my hermana : lo que me decis y que nos soli'amos parecer algo y mas que
A SES FILLES. i^o
todo en cl bcfo, no se agora lo que sera. Y ella creo que se holgarâ mucho con vosotras y con sus nietos, aunquc con todo esto creo que se quiere ir d las Descalças; y tambicn creo que quiere ir d Sant Lorenço ântes de entrar ay. Y yo andava por cnbiar d Herrera d dar una buelta d las obras, porque no hubiese falta en ellas, y agora le doy mds priesa, por, si my hermana fuere d Sant Lorenço, adereze el aposento de allf qu'estaba ya desbaratado, como hera de prestado, y porque me parccc que querrd mds posar my hermana donde yo suelo posar, por estar cerca de la iglesia, que no en lo nuevo que deve estar ya acabadb; y lo que os han dicho de la iglesia no deve ser cierto, porque no me lo han escrito. Buenas nuevas me days de my aposento de ay. Si my hermana ubiere de posar ay, hiziera que posdra en él : mas creo que quiere mds las Descalças. Muy bien esta que le salgan los dientes d vuestro hermano, y querria que le saliesen mejor que los que ténia, y paréceme que le salen temprano; pero mejor es agora que quando yo lo vca, aunque no podré dexar de ver parte dellos, d lo ménos si le tardan tanto en nacer como d vos, la menor, que j'o pensé que ya no os nacieran. Y no se aun que deciros cosa cierta de my.ida, sino que la deseo mucho, asî por ver d my hermana como por veros d vosotras y d vuestros
hermanos. El que canta con los ôrganos deve ser ,
que conocerd mejor my hermana, que fué su3'o, que vosotras, y no es maestro de capilla, aunque con los Espanoles lo ha hecho algunas vezes, pero los que lo han sido todos son flamencos, y tienen un tcniente