M. Gilles, supérieur de la maison de Crécy
trouvé convenable. J^en ai sondé d'autres, parmi ces messieurs de notre conférence, mais je n'en ai trouvé ni d'assez résolus, ni d'assez propres : il me reste seulement à voir M. Brandon; si celui-ci manque, je me vois obligé d'entrer dans la Compagnie pour en prendre un. Priez Dieu pour cela, s'il vous plaît ; quand le choix sera déterminé dedans ou dehors, je vous en donnerai avis; cependant j'attendrai le mémoire que M. de Montheron vous a promis au sujet de ce voyage. Je suis, etc.
io6. — A M. BLATIRON,
SUPÉRIEUR^ A GÈNES
Il remercie Dieu qui lui conserve la santé et le bénit en ses emplois.
8 mars 1647.
Monsieur,
Trois de vos lettres me sont arrivées en même temps ; je les ai reçues comme de vous, Monsieur, c'est-à-dire avec joie et consolation, et certes avec reconnaissance envers Dieu de ce qu'il vous conserve parmi tant de travaux, et qu'il bénit toujours ces mêmes travaux, nonobstant les empêchements que l'esprit malin s'efforce d'y apporter. Vous pouvez penser si de tout cela j'en remercie souvent son infinie bonté, et si, en lui offrant les fruits qu'elle opère par vous, je lui présente aussi les désirs et les affections de votre charitable cœur, et même tout ce cher cœur, afin qu'elle le détrempe dans les suavités de son amour ; car me trouvant rempli de tendresse pour votre personne et d'appréhension qu'elle succombe à ses pénibles emplois, je me trouve aussi sans cesse sollicité d'invoquer sur vous le secours divin, encore que mes péchés me fassent craindre l'inefficacité de mes prières, etc.