‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 14 sur 267 · A M. DU COUDRAY · texte numérisé non relu

A M. DU COUDRAY

Il demande des nouvelles de la Compagnie et parle de trois conversions dues à sa

douceur, à son humilité et à sa patience.

Bcauvais, 1628.

Comment se porte la Compagnie, chacun est-il en bonne disposition et bien content ? Les petits règlements s'observent-ils ? Étudie-t-on, s'exerce-t-on sur les controverses ? Y observez- vous Tordre prescrit ? Je vous supplie, Monsieur, qu'on travaille soigneusement à cela ; qu'on tâche de bien posséder le Petit Bécan ^, il ne se peut dire combien ce petit livret est utile à cette fin. — Il a plu à Dieu de se servir de ce misérable pour la conversion de trois personnes depuis que je suis parti de Paris; mais il faut que j'avoue que la douceur, l'humilité et la patience, en traitant avec ces pauvres dévoyés, est comme l'âme de ce bien. Il m'a fallu employer deux jours de temps pour en convertir un, les deux autres ne m'ont pas coûté de temps. J'ai bien voulu vous dire cela à ma confusion, afin que la Compagnie voie que, s'il a plu à Dieu de se servir du plus ignorant et du plus misérable de la troupe, il se servira encore plus efficacement de chacun des autres.

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