Armée soulevée à Toccasion des troubles de la Fronde
2. M. Liebbe avait pu trouver un asile dans cette ville^ que le comte d^Harcourt avait prise sur les frondeurs. Il trouvait là une maison de la Mission^ fondée en 1644^ par les soins de Pévéque Jacques Raoul, avec la contribution du clergé de ce diocèse, pour les missions et l'œuvre capitale des séminaires.
3. Ce séminaire ne tarda pas en effet à être c mis sur pied 1. Une vingtaine de jours avant sa mort, saint Vincent passait avec Tévéque, Pierre de Berthier, un contrat de fondation portant cet établissement ,à Montauban (3 sept. 1660]. Le chapitre concéda le terrain moyennant dix-huit livres quin2e sols de rente et un sol d'hommage. (Cf. le procès- verbal, Arch. de Montauban, 2* série. Livre Cœur, f* 46.) Voici ce qu'on lit à ce sujet dans un livre de comptes, conservé aux archives de Saint-Lazare, écrit en 1720 : « Établissement de Montauban, — Notre demeure fut d'abord à Notre-Dame-de- Lorm. Mais comme Péloignement de la ville de Montauban nous était incommode, nous achetâmes une place où Mgr Berthier fit bâtir le séminaire; en sorte que la maison est à nous, aussi bien que le fonds, que nous avons remboursé au chapitre. On ne peut rien dire ici de ce qui s*est passé de considérable dans cette maison, sinon que la Congrégation a toujours été en grande estime dans cette ville et qu'elle a beaucoup travaillé à la réforme du clergé de ce diocèse, aussi bien qu'aux missions, tant que cette maison a pu les soutenir. > Cet établissement s'élevait sur l'emplacement occupé présentement par la maison des missionnaires du diocèse presque en face de la vieille cathédrale de Saint-Théodard, brûlée par les protestants en i56i-i563.
4. Jean d'Agan, chanoine de la collégiale de Saint-Étienne de Tescou, devint second archidiacre de la cathédrale de Montauban, et, le 3 mai i658, fut nommé doyen de la collégiale, pour concilier les deux chapitres. Il remplissait déjà sous Anne de Murviel la charge de grand vicaire, qu'il posséda jusqu'en 1678, époque de sa mort.
pagnie. Je me donne la confiance de l'en remercier par une lettre qui accompagne la présente. M. Cuissot ne manquera pas de vous donner copie de l'établissement de Cahors, si vous lui demandez, sinon je la vous donnerai d'ici ; mais il me semble qu'il y a plus de sûreté à suivre celle de Xaintes, à cause que toutes les formalités ont été gardées en l'union de la cure.
Le reste de votre lettre ne requiert autre réponse que des remerciements à Dieu de vos bonnes conduites; je le prie qu'il en soit lui-même son remerciement et qu'il vous continue ses bénédictions, et par vous à votre famille et au peuple Nous nous en allons dix ou douze commencer quatre ou cinq missions à la fois, à l'occasion du jubilé qui est en ce diocèse. Vous voyez comme je me compte du nombre; ne faut-il pas que je fasse quelque chose ' ? Tout va assez bien de deçà, grâce à Dieu. J'espère après ce jubilé de vous écrire plus souvent ; faites-en de même, et me croyez, en l'amour de Notre-Seigneur, etc.
P. S. J'embrasse M. Bajoue avec toute l'estime et l'afFéction que je puis avoir pour un vrai serviteur de Notre-Seigneur, et le salue, prosterné en esprit à ses pieds et à ceux de sa famille.
PRÊTRE DE LA MISSION
11 lui rappelle qu'il ne faut pas confondre la tentation avec le consentement. <- Raisons qui lui doivent faire regarder comme tentation la pensée de se faire capucin.
4 juin i653.
Monsieur,
Pour réponse à ce que vous me mandez, je vous dirai premièrement, qu'il ne se faut pas étonner si vous avez des mouvements d'impatience dans les confessions, et de vanité