‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 49 sur 267 · VICAIRE-GÉNÉRAL^ A RAYONNE · texte numérisé non relu

VICAIRE-GÉNÉRAL^ A RAYONNE

Réponse à quelques avis importants touchant les religieux.

14 janvier 1640.

Monsieur,

Je rends grâces à Dieu de toutes celles que je vois, par la vôtre du lo décembre, que sa bonté fait à monseigneur de Bayonne ', et le prie qu'il les lui continue. O Monsieur! que ce peuple-là est étonné, à mon avis, de voir son prélat vivre en vrai évêque, ensuite de tant de siècles qu'ils ont été privés d'un pareil bonheur. Certes, Monsieur, j'ai une parfaite confiance en la bonté de Dieu, qui a appelé Monseigneur au ministère d'une manière si éloignée d'apparence, qu'il lui donnera toutes les grâces requises pour continuer et se perfectionner en la manière de vie qu'il a commencée, et que les bons anges corporels qu'il a mis auprès de lui en feront de même. Hélas! Monsieur, que ne doit-on pas espérer en faveur d'un prélat qui a si bien réglé sa vie, celle de ses domestiques, qui fait tant d'aumônes corporelles et spirituelles dans son diocèse, qui a tant de soin des pauvres prisonniers, qui a bénédiction à la conversion des hérétiques, qui n'admet point les femmes en sa maison ni ad proximiora sacri altaris^ qui a composé son conseil du mieux qu'il a pu, et veut agir avec ses avis ; que ne doit-on pas espérer, dis-je, de grâces et de bénédictions sur un tel prélat et sur ceux quos pocavit in sortent operis ejus? Certes, il n'y a point de bien ni de concours, du côté de Notre- Seigneur, que lui et vous ne deviez espérer.

Hélas ! Monsieur, que vous rendez confus le fils d'un pauvre laboureur, qui a gardé les brebis et les pourceaux,

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