Supérieure du monastère de la ville
monde, je n'ai jamais vu ni senti en moi une si grande soumission de Tentendement et de la volonté qu'en cette occasion ; ô ma chère et très aimable Mère, que vous êtes souverainement notre digne et très aimée Mère ! Non, cela €st à un tel point qu'il n y a point de parole qui vous le puisse exprimer : il n*y a que Notre-Seigneur seul qui le puisse faire sentir à votre cher cœur. ,
La mère de la Trinité ' écrivait ces jours passés, je pense •qu'il n'y a que trois jours, qu'elle juge la chose nécessaire, «t qu'elle espère qu'elle se fera; et je dirai seulement à l'oreille "du cœur de ma digne Mère, qu'elle mande que Notre-Seigneur lui a fait voir quelque chose de cela.
Voilà, ma très digne et plus aimable et aimée Mère que je ne puis exprimer, ce que je dirai pour le présent à votre charité. O Jésus! je me souviens que j'omets de répondre à ce que votre charité me dit que nous aspirons à joindre la perfection ecclésiastique et la religieuse ensemble. Oh ! non, ma chère Mère, nous sommes trop chétifs pour cela ; mais il est vrai que nous sommes en peine de trouver un moyen pour nous perpétuer dans notre vocation ; j'en dirai une autre fois les raisons à ma chère Mère, et les diverses pensées qui nous viennent sur cela, pour en avoir ses bons «t saints avis. Je suis cependant, en l'amour de Notre-Seigneur, etc.