SUPÉRIEUR DES PRETRES DE LA MISSION, A ANNECY
Au sujet de la mort de M. de Sillery.
Paris, i5 novembre 1Ô40.
Monsieur,
Je vous ai écrit très amplement, il y a environ un mois ; il me reste peu de chose à vous dire pour le présent.
J'ai fait envoyer les quatre cents livres aux deux jeunes hommes d'Annecy qui étudient à Orléans, et les ai fait bailler aux filles de Sainte-Marie de la maison de Paris à cet effet.
M. Duhamel m'a écrit de Lyon qu'il me désirait voir à deux lieues de Paris, il y a huit ou dix jours de cela; je n'en ai pas oui parler depuis.
Je vous ai mandé, ce me semble, le décès de feu M. le commandeur de Sillery ' : sa mort a répondu à sa belle vie.; il est allé au ciel, comme un monarque qui va prendre possession de son royaume, avec une paix, une confiance, une douceur et une force qui ne se peuvent exprimer. Oh ! Mon-