‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 174 sur 294 · A M. JOLLY · texte numérisé non relu

A M. JOLLY

SUPÉRIEUR, A ROME

II lui fait savoir que, loin de s'opposer à la fondation d'une Compagnie faisant des vœux et donnant des missions, il sera heureux de voir le nombre des ouvriers s'augmenter.

14 mars lôSg.

Mgr le nonce m'a fait l'honneur de me venir voir et de me dire que les pères de la Doctrine chrétienne , ayant obtenu de faire des vœux simples, comme nous les faisons, voulaient aussi faire des missions comme nous, et qu'il venait pour me demander si nous trouvions à redire à cela. Je lui ai répondu que tant s'en faut que cela nous fasse de la peine, que nous serions bien aises que tant eux que beaucoup d'autres religieux et prêtres s'employassent de la bonne sorte à l'instruction et au salut des peuples. Sur cela, il m'en a de-

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mandé une déclaration par écrit, et a ajouté que ces bons pères seraient bien aises que notre Compagnie leur communiquât les privilèges qu'elle a. Ce qui m'a donné sujet de dire à monseigneur que, si ces bons pères nous donnent par écrit ce qu'ils prétendent de nous, nous verrons ce que nous aurons à faire. J'ai cru devoir vous donner connaissance de ceci pour en avoir votre avis, etc.

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