‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 178 sur 294 · CLERC, A ROME · texte numérisé non relu

CLERC, A ROME

Il lui indique à quelles conditions il consent à le recevoir de nouveau dans

la Compagnie.

Paris, 18 avril lÔDg.

Monsieur,

J'ai reçu la lettre que vous m'avez écrite, qui m'a été envoyée par madame votre mère. Je suis tout attendri des

sentiments que Dieu vous donne, et je remercie sa divine bonté de la disposition où vous êtes de rentrer en la liberté des enfants de Dieu, c'est-à-dire, de n'avoir point de volonté, ainsi qu'il est nécessaire en notre vocation. Je vous prie de me mander si vous êtes bien établi dans le renoncement de vos propres sentiments pour vous soumettre en tout et toujours à vos supérieurs,* et si vous êtes prêt à rentrer au séminaire, parce que cela est nécessaire pour vous lier solidement à la Compagnie, à cause que vous en êtes sorti. En ce cas-là vous pourrez en assurer M. JoUy, qui vous recevra en sa maison, ou bien vous pourrez vous en venir à Richelieu, selon la première lettre que je vous ai écrite, qui est encore à Lyon entre les mains de M. Laforcade. Je laisse ces deux maisons à votre choix, afin que vous trouviez moins de difficulté à suivre Tattrait de Dieu. Mais cela suppose que vous soyez bien déterminé à vous laisser conduire à regard de vos études, et à recommencer les exercices du séminaire. Moyennant cela. Monsieur, vous jouirez d'une grande paix et recevrez mille bénédictions de Dieu pour le service de son Église, vous ayant déjà prévenu de beaucoup de grâces pour cela. Je prie Notre-Seigneur qu'il accomplisse en vous sa sainte volonté. Je suis, de toute mon affection, en

son amour, etc.

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