‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 191 sur 294 · SUPÉRIEUR, A MONTMIRAIL · texte numérisé non relu

SUPÉRIEUR, A MONTMIRAIL

-Il lui expose les démarches qui sont faites pour lui offrir le pèlerinage de Bétharram.—

11 lui demanda son avis et lui en offre la supériorité.

Paris, 19 juin 1659.

Monsieur, Je vous écris pour savoir l'état de votre santé et quelle est

alia ratione, tôt piis vîrtutum officiis respondere me valere intelligo, quam profîtendo, me tuis meritis satisfacere nullo modo posse, precor omnipoten— tem Deum illustrissimae Dominationi Vestr<£promerito gratias référât, atque animam majoribus in dies divins gratis ' charismatis ditet; eumdemque supplex rogo pro sua providentia vuta tua secundet, virtutes augeat et nobilissimam atque illustrissimam familiam excellentioribus suis donis cumulet. Haec sunt quotidiana nostra vota, assidaaeque preces, quas pro sua animi exiguitate fundet,

Illustrissime Domine, tui humillimus atque obsequentissimus in Chrîsto servus.

I. M. Guillaume Cornuel, né à Bar-sur-Aube^ diocèse de Langres, actuellement diocèse de Troyes, en 1621 ; reçu à Paris le 29 novembre 1644.

la pensée que Dieu vous donnera sur la proposition que je vais vous faire. Il est question d'un établissement » de la Compagnie dans un lieu de grande dévotion, et si ce n'est le second, au moins le troisième le plus fréquenté du royaume, où il se fait souvent des miracles. Nous y sommes appelés par Mgr l'archevêque de Lescar et le parlement de Navarre. Il y a un gentilhomme de cette ville du Béarn qui a été chargé de nous en faire la proposition. Il y a huit prêtres qui ont consenti à nous céder leurs places. C'est feu M. Charpentier qui les y a mis, et qui a relevé cette dévotion. Il y a plus de vingt ans que ce bon serviteur de Dieu nous y voulait établir, et de temps en temps il m'en a parlé ; mais Dieu n'a jamais conduit ce dessein au point qu'il est. Toutefois ces propositions éloignées ont beaucoup servi à nous persuader que la résolution prise vient de Dieu, et que nous devions nous offrir à sa divine Majesté pour le servir en ce pays. Il s'agit donc d'examiner si nous sommes en état d'y envoyer quatre prêtres et un frère. Nous avons pensé à vous, d'autant plus que vous y êtes connu. Le pays est près des Pyrénées, la situation en est très belle et même porte à la dévotion ; l'air y est aussi très salutaire, et je me persuade que ce pays vous sera plus favorable que celui de Montmirail. Reste à vous donner à, Dieu, Monsieur, et à écouter ce qu'il vous dira sur ce sujet. Il y a dans cette maison quatre mille livres de revenu. Outre ce revenu, pour ceux qui desservent la chapelle, il y en a encore quelque autre. Les emplois de nos prêtres seront de confesser et de prêcher dans la maison, d'avoir soin d'un séminaire et de faire des missions dans le diocèse. Je vous prie^ Monsieur, de me mander au plus tôt votre disposition de corps et d'esprit pour cette entreprise. Il y a sujet d'espérer que la sainteté du lieu, les miracles de la glorieuse Vierge et les grands biens que vous pourrez y faire, attireront sur votre

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