‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 21 sur 294 · A M. CHRESTIEN · texte numérisé non relu

A M. CHRESTIEN

SUPÉRIEUR, A LA ROSE

J] rengage à se soumettre à la volonté de Dieu, qui lui impose le fardeau de la ftupëriorité, et aussi à ne pas redouter la chaire, où il réussira en observant la méthode de la Compagnie.

3 octobre iC55.

Monsieur,

Je ne doute pas que votre humilité ne vous fasse fuir les charges et porter avec peine la supériorité que vous exercez ; mais je sais aussi la soumission que vous avez au bon plaisir de Dieu, qui vous impose ce fardeau, et qui fait que je vous prie de sa part de le porter quelque temps. J'espère qu'il bénira votre conduite à La Rose, comme il a fait ailleurs, et je l'en prie de tout mon cœur. Vous ne devez point appréhender la difficulté de la langue; Notre-Seigneur vous la rendra bientôt aisée et familière, pourvu que vous y fassiez attention. Et quant aux actions publiques, prêchez hardiment : je suis assuré qu'en observant notre méthode, vous le

ferez fort bien et utilement ; vous avez vocation pour cela, et de la part de Dieu et du côté de monseigneur d'Agen. Il reste à vous animer de zèle et à vous confier en la grâce de Dieu, en qui je suis, etc.

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