A ROUEN
Il lui demande des renseignements sur un départ pour Madagascar.
Paris, i8 août i65g.
Monsieur,
Je vous remercie très humblement, Monsieur, de l'honneur que vous me faites de vous ressouvenir de moi; votre lettre m'a beaucoup plu. Je prie Notre-Seigneur qu'il bénisse l'accommodement auquel vous travaillez. Notre frère Etienne se dispose à prendre les saints ordres pour les aller exercer à Madagascar, s'il plaît à Dieu. L'intendant de M. le maréchal dit que le vaisseau de ce bon seigneur partira le 24 d'octobre; j'espère en avoir des nouvelles dans peu, au cas qu'il ait agréa*
ble que nous soyons du voyage; sinon que ferons-nous? Pensez-vous, Monsieur, que messieurs de la Compagnie fassent le leur ? Travaillent-ils à faire le leur? Serez-vous de la partie? En ce cas, quand sera-ce ? Je vais bien avant et peut-être trop. Il me suffira que vous me disiez seulement ce qui se peut dire sans rompre le secret, et rien, si vous l'avez agréable.
Il n'y a pas d'apparence au bruit que font courir les Anglais ; ceux qui sont revenus avec eux en sauraient quelque chose et le diraient.
Notre frère Etienne vous envoie un billet et vous prie
(Le reste manque.)