A M. ETIENNE
PRÊTRE DE LA MISSION, A NANTES
1\ loue la conduite qu'il a tenue en quelque circonstance difficile. — Il lui indique qu'elle devra être sa manière d'agir à Pégard du maréchal de la Meilleraye et d'une Compagnie rivale. •— il le charge de la conduite des missionnaires qui partent avec lui.
Saint-Lazare, 22 novembre i65g.
Monsieur,
J'ai reçu votre lettre du i3. Je rends grâces à Dieu de vous avoir heureusement conduit à Nantes et si bien préparé aux adversités, comme il paraît que vous l'êtes par sa miséricorde. Vous avez raison de dire que It monde et l'enfer sont contraires aux desseins de Dieu, et que c'est une bonne marque pour en bien espérer, quand ils sont traversés.
J'ai été consolé de vous voir dans ces sentiments et dans ce bon usage des contradictions que vous n'attendiez pas. Il me semble que vous vous y êtes comporté avec la sagesse et la modération que la personne et le sujet requéraient. Les premières épreuves servent de fondement aux grâces que Dieu fait dans les occasions plus grandes; et ainsi j'espère que vous étant donné à Notre-Seigneur, pour tout faire et souffrir, rien ne sera capable de vous surprendre.
Ayant reçu la dernière lettre que M. le maréchal m'a fait l'honneur de m'écrire, j'ai envoyé prier M. Gaset de me