‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 247 sur 294 · A M. MARTIN · texte numérisé non relu

A M. MARTIN

SUPÉRIEUR, A TURIN

Il lui souhaite une prompte guérison. — Il le félicite de son abandon à U Providence. — Il loue le zèle des missionnaires qui travaillent sous sa conduite.

Paris, 5 février 1660.

Monsieur,

J'ai reçu votre lettre du 14 janvier, et j'ai appris avec douleur que la fièvre quarte vous a repris pour la troisième fois. Dieu veut se réserver à lui seul la gloire de votre santé.

laquelle, j'espère, il vous donnera à ce printemps, et je l'en prie de tout mon cœur. Faites, de votre côté, ce que vous pourrez pour cela.

Un parfait abandon à la Providence, tel que le vôtre, vaut plus que tout autre établissement. Je prie Notre-Seigneur qu'il vous y confirme, pour honorer, par votre pauvreté, l'état où il se trouvait sur la terre, quand il disait que les oiseaux avaient des nids et les renards des trous, mais que pour lui il n'avait pas un lieu pour s'y retirer.

Je rends grâces à sa bonté de ce que vos ouvriers travaillent avec fruit et avec affection, et je la supplie qu'elle leur continue ses bénédictions, et à vous la plénitude de son esprit, pour conduire toutes choses à sa plus grande gloire.

Je vous prie d'assurer de mon entière obéissance et de ma parfaite reconnaissance le bon M. de Luzerne, et de me recommander à ses prières copime je fais aux vôtres et à celles de votre petite communauté, que je salue très cordialement.

Nous n'avons rien de nouveau de deçà, où je suis à la vie et à la mort, en Notre-Seigneur, votre, etc.

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