‹ Lettres de S. Vincent de PaulChapitre 25 sur 294 · PROCUREUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

PROCUREUR GÉNÉRAL

I) le remercie de la protection qu'il lui offre pour la défense de quelques intcrcts.

i3 décembre i655.

Monseigneur,

M™' la présidente Fouquet, votre mère, m'ayant fait l'honneur de me mander la grâce que votre bonté nous désire faire de nous protéger dans les intérêts que nous avons communs avec l'Hôtel-Dieu de Paris, à l'égard des aides d'Angers et de Melun, il est bien juste. Monseigneur, que je vous en remercie (et c'est ce que je fais avec toute l'humilité et la

reconnaissance qui me sont possibles), et que je prie Dieu qu'il sanctifie votre âme et bénisse votre famille, comme il a sanctifié celle du patriarche Joseph, ce grand intendant des finances d'Egypte. Je serais allé vous rendre ce devoir en personne sans une indisposition qui m'empêche de sortir; cependant Je suis en Tamour de Notre-Seigneur, Monseigneur, votre, etc.

3i3. — A. M. JOLLY,

SUPÉRIEUR^ A ROME

Il doit se confier i Notre- Seigneur, qui se servira de lui pour faire le bien en la charge où il est établi. — Il indique la conduite à tenir i l'égard des offrandes faites par les évôqueSf les ordinanda et les exercitants. — Il rappelle que l'acte d'acceptation du bref a été signé par la communauté, en présence de notaire.

17 décembre i655.

Monsieur,

Je n'ai pas attendu jusqu'à présent à faire réflexion aux qualités de votre esprit, et je ne me suis pas contenté de les considérer à part moi ; mais avant de vous charger de la conduite de la maison, je vous ai proposé aux plus anciens de la Compagnie qui vous connaissent bien, et qui ont trouvé assez de grâces en votre personne pour cette charge-là, ou plutôt ils ont espéré que Notrc-Seigneur, qui possède abondamment toutes les vertus, suppléerait à celles qui vous manquent. Et en effet, elles ne sont pas en lui pour lui seul, mais pour ceux qu'il emploie à ses desseins et qui ont toute leur confiance en son secours; et comme vous vous confiez entièrement en sa bonté, vous devez. souffrir qu'elle continue à faire son œuvre par vous. Quand on est résolu à se donner à Dieu sans réserve, les intérêts temporels se doivent accommoder à ce dessein.

Je proposerai à notre première assemblée s'il est expédient de prendre ou de refuser le viatique des évêques qui nous emploieront en leurs diocèses, quand ils le voudront donner ;

cependant je suis d'avis que Ton soit fort retenu à ne rien recevoir d'eux, si ce n'est qu'ils le désirent absolument, ainsi qu'a fait Mgr le cardinal dataire.

C'est autre chose pour les exercitants et les ordinands; on peut suivre ce que vous en avez trouvé par écrit, et selon cela accepter ce qu'ils présentent comme une aumône qu'ils nous font, quoique j'estime que le meilleur serait de ne rien prendre pour leur faire la charité tout entière, si nos incommodités nous le permettaient.

Nous avons fait et signé l'acte d'acceptation du bref tous ensemble, le séminaire excepté. L'acte ainsi fait et signé, nous avons fait entrer le notaire devant lequel nous l'avons reconnu, dont il a fait une déclaration au bas, que nous avons aussi tous signée. Je vous dis ceci pour répondre au doute que vous avez, si le notaire était présent à cette acceptation, etc.

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