A M. ALMERAS
PRÊTRE DE LA MISSION, A TOURS >
Il se réfouit de le savoir mieux portant, grâce aux bons soins qui lui sont donnés
à rOratoire de Tours.
Paris, 4 août 1660.
J'ai été sensiblement touché de la première nouvelle de votre maladie, craignant que la fièvre ne survînt à votre grand abattement; mais voyant par votre seconde lettre
I. Saint Vincent, à Toccasion de la paix générale et du mariage du roi» avait envoyé M. Aimeras à Richelieu, pour y saluer Leurs Majestés, qui s*y arrêtaient. C'est en revenant de ce voyage que M. Aimeras tomba malade à Tours, et fut soigné à I' Oratoire.
qu'au lieu de cela votre faiblesse est beaucoup diminuée, mon affliction l'est aussi. Dieu en soit loué, Monsieur! il n'appartient qu'à lui de mortifier et de vivifier. Je suis fort consolé de vous savoir à l'Oratoire, où vous trouvez la charité comme en son trône royal, qui vous fait ressentir ce qu'elle est par les douceurs et les assistances que vous recevez de ces bons pères : je prie Notre-Seigneur qu'il en soit leur récompense.
Vous avez déjà reçu la vie dans leur maison de Bourbon, où vous avez été tenu pour mort, et j'espère que vous recevrez à présent la santé dans celle de Tours, où vous avez déjà trouvé du soulagement. Je me donnerai l'honneur, au premier jour, d'en remercier le R. P. Séguenot par une lettre exprès. Cependant ne vous hâtez pas de venir, attendez que vous ayez des forces assez pour le voyage : prenez tout l'argent qu'il vous faudra.
Je suis, en l'amour de Notre-Seigneur, votre, etc.