AU FRÈRE GAUDOIN
DE LA MISSIO.V, AU MANS
Il lui donne la permission de faire les saints vœux, et lui indique en quels sentiments
il se doit établir.
Paris, 7 août 1660.
Mon cher frère.
J'ai reçu votre lettre avec joie, et elle m'a renouvelé les sentiments de tendresse que j'ai toujours eus pour vous. Je rends grâces à Dieu de l'oblation que vous lui voulez faire par les vœux qui sont en usage en la Compagnie, et je prie son saint Esprit, qui vous en a donné les mouvements, qu'il les accomplisse en vous. Je prie M. Laudun devons admettre à cette sainte aaion, qui sera celle de toute votre vie la plus agréable à Dieu, si vous la faites en esprit de sacrifice, par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Heureux serez-vous, mon cher
frère, d^être crucifié avec lui pour la gloire de son Père et le salut des peuples, parce que vous régnerez aussi avec lui pendant toute réternité. Amen.
Je vous envoie la reconnaissance que vous avez désirée pour la somme que vous avez laissée entre les mains de M. Maillard.
Je me recommande à vos prières; je suis, en l'amour de Notre- Seigneur, votre, etc.