A M. JOLLY
SUPÉRIEUR^ A ROME
li lui dit le peu de fonds qu'il fait sur un séminaire'pour les mifaions étrangères que Ton
voulait établir a Rome et conKcr à la Compagnie.
Paris, x3 août 1660.
Monsieur,
Je loue Dieu de ce que le dessein qu'on a formé à Rome d y établir un séminaire pour les missions étrangères soit revenu à vous ; il y a apparence que, si Dieu en veut l'exécution, il se servira de votre famille pour y travailler, et qu'il lui donnera sa bénédiction pour cela ; mais, humainement parlant, il sera malaisé de trouver des hommes bien propres et bien résolus pour cette vie apostolique. A la vérité, il s'en pourra présenter qui entreront volontiers au séminaire;
mais pour entreprendre volontiers ces missions lointaines avec le détachement et le zèle qu'il faudrait, il s'en trouvera peu. Je suis, en Tamour de Notre-Seigneur, votre, etc.