A NANTES
Il propose diverses combinaisons pour le remplacement d'une sœur employée à la pharmacie. — Si on ne les accepte pat», il s'en tiendra aux termes du traité, qui n'oblige pas les filles de la Charité à préparer les remèdes.
Janvier i656.
Monsieur,
Par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrirc, vous nous demandez de la part de messieurs les pères des pauvres ^ une autre fille qui s'çntende à composer les remèdes autant pour le moins que la sœur Henriette, autrement non.
A quoi je vous dirai. Monsieur, que nous n'en avons pas de si avancées en cet office, bien que nous en ayons qui le savent en suffisance, et qui l'ont exercé et l'exercent utilement dans les paroisses de Paris, sans que jamais il y en ait eu plainte ; et de celles-ci nous vous en donnerons une, dont vous aurez sujet de vous contenter. Peut-être s'en trouvcra-t-il quelqu'une entre les cinq qui sont dans l'hôpital, et en ce cas nous enverrons une fille qui servira les malades à la place de celle-là, qui entreprendra l'apothicairerie ; et s'il n y
en a pas une qui soit assez dressée pour cela, nous l'enverrons
Que si vous, Monsieur, n'en voulez aucune ni de là ni d'ici pour cet emploi, si elle n'a la même expérience que celle que vous nous avez renvoyée, vous excuserez, s'il vous plaît, notre impuissance, et vous aurez agréable que nous en demeurions aux termes du traité, qui n'oblige point nos sœurs à faire les remèdes. Je vous supplie, Monsieur, de me mander la dernière intention de messieurs les pères sur ceci ; et
1. Saint Vincent communiqua la lettre suivante à M^i* Le Gras dans ces .termes : c Mademoiselle Le Gras verra, s^il lui plaît, si ce projet de lettre pour Nantes est comme il faut; elle y changera, ajoutera et ôtera ce qu^ellc jugera à propos. »
2. On nppcWit pères des pauvres les administrateurs des hôpitaux.
s'ils trouveront bon que nous leur envoyions une sixième fille, puisque, pour faire les autres offices, cinq ne suffisent pas, pour éviter de les accabler de travail.