‹ Lettres de Saint Franc̜ois-Xavier de la Compagnie de JésusChapitre 24 sur 49 · Même sujet {Fragment · texte numérisé non relu

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O mes bfen-aimés Frères ! bienheureuse fut l'heure où notre Seigneur a fait œuvre de miséricorde envers son serviteur, relevant de terre l'indigent, et tirant le pauvre de son fumier, afin de le mettre sur le même rang avec les princes de son peuple, c'est-à-dire avec vous ! Bienheureuse fut cette heure, devons-nous nous écrier tous, non pas timidement, mais avec la foi de là Chananéenne : a Venez et voyez tout ce que le Seigneur a fait envers mon âme. » Nous devons à jamais célébrer les miséricordes da Seigneur, dans la suite des générations et des âges, parce que le Seigneur a daigné créer cette Compagnie par le ministère île notre

saint père Ignace. O mon Père Simon, quelles obligations m*emgagient envers vous tous! Que rendrai-je au Seigneur, pour toutes les grâces dont il m'a comblé! Il ne me reste à cette heure qu'a m'anéantir et à yerser des larmes. Et si j'éprouve une reconnaissance aussi vive, que doivent dire d'eux-mêmes ces anges qui peuplent la maison de Coîmbre? Bénie soit l'heure où vous êtes entrés, mes Frères, dans la Compagnie de Jésus-Christ ! O sainte plante, enracinée dans la connaissance de soi-même par h main de Jésus-Christ, arrosée de son précieux sang, labourée parV martyrs, entourée et défendue par les confesseurs, veillée par le» vierges, vénérée par les anges, aimée de Dieu le Père, dirigée par l'Ësprit-Saint, nommée et possédée par Jésus-Christ! En vérité, vous me paraissez, Ô Société sainte, comme une plante iiûuvelle ; mais vous êtes une plante énergique et vivace» Vous avez été transplantée dans la pauvreté de Jésus-Christ, et vous Rendez vos racines jusqu'à la mer, et vos branches jusqu'à l'eau des fleuves. Cette mer dont je parle est le monde, et les fleuves sont iL^harité du prochain. Vous êtes, mes Frères, un paradis qui nTde bornes qu'en la contemplation dirine. Ah! celui qui ne suit point Jésus-Christ, l'Auteur de notre salut4|^ Jésus- Christ crucifié, qu'il soit anatlième ! £xiste-t-ii une slwj^ entre la Inmi^ et les ténèbits ? O mes fils, louez le Seigneur, louez le nom du Seigneur! Que le nom' du Seigneur soit béni, dès k présent et dans l'éternité des âges !

10. Lettre à une personne de Mascate qui detnandait d^étre admise dans la Compagnie*

Que la grâce et l'amour de Jésus-Christ, notre Rédemptetxç», . demeurent toujours dans nos âmes ! Amen.

J'ai reçu votre lettre avec une joie très-sensible, et jamais je ne l'ai méritée de la part de Dieu. Grâces lui i dues de ce qu'il prend un soin si merveilleux des de^rebis errantes, qui reconnaissent leur égarement, < l'oreille à sa voix comme à celle de leur pasteur, et qui réiriénnent à sa bergerie, pour le suivre jusqu'à la fin ! Ce pasteur sa|t merveilleusement quelles sont ses brebis : en effet il les a ^kS-' ines avant la création du monde, pour la gloire de son nom ^îvin, et elles craignent sa justice ainsi que sa miséricorde.

ft5d APPBIIBIGE.

Songes à conserver h couronne qui toqs est offerte : que personne ne vous la ravisse, lorsque vous serez parvenu à la posséder et à en jouir. Les mouvements de TEsprit-Saint ne soui^ firent point de retards, car tout consentement à ces retards est une /cause absolue d'erreur et de ruine.

.. Vous m'exprimez en détail, dans votre lettre, les résdutions intérieures que vous avez prises, et qui sont de servir le bon Jésus dans notre Compagnie, et, afin de racheter vos péchés antéirieufs, de travailler énei|(i^ement pour Tamourdu même Jésus. Toutes ces résolutî(ms n'ont rien que je n'i^prouve plein«snt, et qui ne me sdt très-agréaUe : en effet, cette voie est de tontes la plus infaillible pour le salut ; et je me réjouis profondément de vous voir gk>riûer Dieu, tandis que ks impies profèrent tous ,Ies jours mille blasphèmes pour l'outrager.

Vous me demandez mon conseil en cette circonstance, et je vous le donne. Vous devez accomplir immédiatement ce que l'Esprit-Saint vous a mspiré. L'£sprit-Saint n'égare personne, et il jdirige chacun vers son salut, par la voie que lui a préparéeJJÉCréateur du monde. Sans doute, il vous a élu pour une vocatIRt sublime, ^ vous appelant à l'Institut de notre Compagnie. Or il est justfi^e cette vocation soit par vous préférée à tout l'univers, de peur que l'éminente et ^orieuse couitane, que vous pouvez pGH^er dans la vie étemelle; ne se change malheureusement, par votre désertion, en la jQétrissure étemelle des fils de Ga&i, et que le Seigneur ne vous fasse à la fin^entendre ces paroles : Allez, maudit, au feu étemel !

Vous me dites encore que vous désirez me suivre, et mourir avec moi, si c'est la volonté de Dieu, sur des charbons ardents. Qette ferveur dans le désir est très-précieuse ; mais à l'œuvre la réalité, quels en seront les effets? Je l'ignore. La t^de Jésus-Christ, telle qu'elle apparaît à l'imagination et ^^^l'J^vifliîgence , est tout autre que celle qui est présente et 0a^ï» vivante à l'heure actuelle du martyre. Les vergers et les •irbre»^ chargés de fleurs et de fmits en la saison d'été, â|tf.le dbàni^ des yeux : mais la saison orageuse et les frimas de f hi- ,Y9r occasionnent mille peines au jardinier, par le soin de remuer le sol et de tailler les branches. Il en est ainsi des choses divines : vous en admirez le ministère, et vous l'embrassez sans peine ; mais dans le temps de l'adversité, la croix de Jésus^Christ devient

APPENDICE. ftSl

on pmds immense. Que si Jésus-Chri^ lui-mâne a gémi sons ce doolom-eux fardeau, parmi les places de Jérusalem» et s'il est tombé d'épuisement, que devons^nous présumer de nous-mêmes en cette vallée de misères? Les supplices des saints qm excitent notre admiration, sont souvent pleins d'attraits pour notre pensée; mais les mêmes supplices, en présence des tyrans qui les ont fait soulMr à ces saints, nous rempliraient d'horreur. A cet instant, on a devant les yeux la faim et la soif, les affronts, les Ignominie, la nudité, les outrages, le dénûment de toutes choses, les coups sans nombre, et la mort elle-même, ainsi que le prophète en a décrit les images : Pour vous^ dit-Q, nous sommes livrés à (a mort durant tout le jour, nous sommes devenus comme les brebis qui vont être égorgées, auxquelles nul ne prend intérêt (1).

Avant donc de passer de l'état où vous êtes, à un autre état qd n'admet aucun changement, il sera sage à vous de prendre conseÎQ^ et de ne rien accomplir, sans en avoir pesé mûrement les avantages et les inconvénients, afin qu'ayant une fois mis la main à l'oeuvre vous ne soyez ni effrayé ni détourné par aucun obstacle. C'est poanragi, je vous en conjure encore une fois avec les plus vives installes, considérez avec un soin extrême la démarche que vous voulez entreprendre. Pesez scrupuleusement ce que je vais vons dire touchant notre Compagnie, afin de ne point vons [daindre plus tard d'avoir été mis par moi dans l'erreur.

Notre Compagnie a trois principaux fondements : la ||pivreté parfeite, la chasteté parfaite et l'obéissance parfaite.

La pauvreté comprend les propriétés, l'aident, les parents, les amb, les dignités, les délices du monde; elle s'étend aux alimenta solides et liquides, au vêtement, à la chaussure et au sommeil; die impose de ne posséder aucun bien temporel, de n'en désirer même aucun : bien plus, d'éprouver à cet égard une sainte aversion ; de se complaire en ce dénûment, au point de vue de l'inanité, que recèlent en leur sein tous les biens de ce monde. De h résulte naturellement que l'on désire être méprisé pour l'a de Jésus-Christ, que Ton ambitionne à cause de lui les épr et les souffrances, parce que l'on est son esclave, et non celui du monde ; que l'on veut sacrifier tout, afin de trouver toà dans ce renoncement glorieux. ^*^'

(1) Ps. xuii, 22.

La chasteté s'entend de b chasteté de nos ceavres; du déâr de conserver toujours notre cœur uni à Jésus-Christ par un pur auMmr, de ne point permettre qu*il y naisse des pensées chamelles» ou des pensées du monde et de ses yanitcs : en effet nous devons toujours demeurer les affranchis de Jésus-Christ, qui est le fiancé notre âme, et en qui nous voulons mourir, afin de vivre éterneOement avec lui.

L'ohéissance consiste à ne rien désirer que dans la mesure des ordres du supérieur; à renier votre volonté propre, et à n'accmnplir que la seule volonté divine.

Vous savez quels sont ici les travaux de notre Compare. Le plus éminent par le rang comme le plus inférieur, nous sommes tous égaux : celui qui désire devenir mon compagnon, a naturdlement à souf&ir les mêmes épreuves que moi, ni plus grandes ni moindres. Le disciple n'est pas au-dessus du maître. Mais afin que ces travaux ne vous effrayent et ne vous découragent point, je désire que vous preniez les pensées que Dieu daigne nous inspirer, afin d'être insensible, comme nous le sommes, à leur amertume.

Nous ne pouvons le nier, nous sommes, ainsi que vous, des hommesremplis d'infirmités. Luttez donc énergiquement : êHm qui nous affermit et qui nous fait persévérer, vous accordera les mêmes forces; car sa pm'ssance et sa miséricorde sont ^ales pour tou&

Nous commençons, afin d'oublier entièrement nos œuvres crimineUMjLct la satisfaction coupable que nous en avons ressentie, par pdSr rendre la mort pour ainsi dire présente,. et par considérer à quel point elle est redoutable au pécheur; nous envisageons ensuite le 'compte que nous devons rendre à l'heure formidable du jugement; ensuite nous méditons sur les peines réservées aux pécheurs, et sur les épreuves des Saints, rançon de leur félicité suprême.

Puis nous recueillons les exemples de Jésus-Christ, des apô* très, des martyrs et des autres bienheureux, afin qu'avec un ardent courage nous les suivions jusqu'à la mort, s'il est vrai que cWMt, pour le serviteur, un grand honneur de suivre son maître, et pour la créature de suivre son créateur. Quel privilège plus magnifiijh^ pour un chrétien que de pouvoir sui^Te Jésus-Christ jusqu'à<|||ni|Mt même de la croix? Qui nous séparera de la charité de J^us-Christ? Ce ne seni ni la faim, ni la soif, ni les souffrances, ni la mort même.

APPENDICE. /!i5S

Enfin, nous proposons à la vue d^ notre âme la gloire' des saints et la nôtre, c'est-à-dire Dieu lui-môme, que nous seroi» appelés à contempler et à aimer dans la société des saints Anges, là où les yeux se rassasieront de voir, les oreilles d'entendre, la langue de bénir, Tintelligence de penser, la mémoire de se soutenir, la Tolonté d'aimer : où tous les sens enfin se reposeront dans une bienheureuse jouissance. Car nous posséderons la vie sans la mort, la santé sans la maladie, la richesse sans la pauvrcfté, l'aUment parfait sans la faim, la gloire sans la désillusion : celui que nous aspirons à posséder n'est-il pas le bien souverain m tontes choses, sans qui rien n'a l'être et la vie? Malheureux qui le perd : heureux qui doit le posséder à jamais ! Âmen.

Vous voyez ainsi que nous méprisons le monde, et que nous désirons mourir, afin d'aller jouir du repos avec J.-C. Nous répudions toute chose, excepté le service de J.-G. qui fait notre ^oire. Au sein de la pauvreté, nous sommes souverainement riches. Rien saurait-il, en effet, manquer à celui qui a tout en luimême? Nous n'avons rien, et nous possédons tout, c'est-à-dire notre Dieu, l'Auteur de cet univers

Dans l'esclavage de l'obéissance, nous sommes plus libres que tous les honmies qui habitent cet univers : nous vivons selon le libre choix de notre volonté,, dirigée par les lois de la raison, et par là même en union constante avec la volonté de Dieu; et je le répète, toute notre existence est conforme à notre volonté.

Dans notre chasteté, tous les honunes nous chérissent : au sein des âmes chastes Dieu resplendit comme en un miroir. Les anges les plus purs, mes Frères, désirent nous posséder parmi eux. Pour nous, notre amour est universel : nous aimons Dieu le premier, et le prochain après Dieu, mais en Dieu.

Parmi nous se révèlent d'éclatantes vertus, qui jaillissent du milieu des croix et des épreuves : et â le monde en avait le spectacle et l'intelligence, personne ne serait plus du monde. Notre conversation est avec les^nges, et avec Dieu lui-même. O mieTveilles infinies de consolations, que Dieu réserve mystérieusement à ceux qui le craignent!

Les souffrances de la croix ne sont point aussi grandes qu\)n les représente à notre vue. Jésus-Christ, mon frère, n'a point voulu descendre de la Croix, si vives qu'aient été les instances qoi lui Paient faites. A son exemple, le bienheureux Simoki*

Pierre» et plimeors autres saints, demeurèrent fermes contre toutes les séductions dont ils étaient environnés, afin qu'ils descendissent de la croix.. Mais que Dieu me préserve de me glorifier, ai ce n*e8t en la croix de N.-S. J.-C I

Vous voyez par ce discours les avantages et les épreuves de la Compagnie de Jésus. Choisissez la part qaï vous aura semblé préférable. Si vous acceptez nos lois et si vous désirez vous associer à mes travaux, vous m'imposerez par là même une obligation trèsétroite, et bien loin de vous rejeter^ je vous ouvrirai mes bras avec un amour infini, à l'exemple de celui qui, mourant sur la croix, ne rejeta personne de ses bras étendus. Nous serons les compagnons du même travail , pour nous voir associés un jour dans l'étemel repos.

Que le Seigneur, qui a daigné vous éclairer des lumières de son esprit, vous dirige dans les sentiers de sa vérité , et vous y affermisse à jamais I Amen.

A Ormuz, de ce collège du Bon Jésus, le l*' octobre 1550.

L'indigne serviteur de tous,

Gaspard.

Ltotèfe du P. Melehior Gonçalcs.

[fragment)

Nous sommes descendus à Goa, ravis d'y rencontrer le P. maître François, dont les vertus sont si éminentes, que je n'en ixmnais point qui les < égalent. On le yoit tellement pénétré de Tamour divin, et comme imprégné de cet amour, qu'on ne saurait imaginer qu'aucune âme au monde puisse l'être davantage. Noos possédons un martyr vivant au milieu de nous : mais ce que je vous écris n*est rien, et je ne puis exprimer ici ma pensée tout entière; je sais d'ailleurs toute la consolation que vous causaient en Porti^ tel noaTeUes de ce saint Père, Il vient récemment de

APPEinOIGE. ftS5

partir pour la côte de Comorin, et son départ m'a rendu tel, que je ne croyais plus être de la Compagnie de Jésus.

C'est un homme d'u» âgG mofm, d*uti tempérament vigoureux : il ne boit de vin d'aucuiiegoci^ C'est un vaillant soldat de Jésus-Christ . wH^PlpP^

IiCtlre du P. MaiioSI de storaleB.

{Fragment)

Ces discours du P. François sont brefs et portent singulièrement à la dévotion. De sa bouche, il ne sort jamais que ces paroles : Jésus I ou Trinité sainte! et il entre en matière en s'écriant : O mes Frères et mes compagnons, reconnaissez combien notre Dieu est meilleur que nous ne Timagmons, et rendez des actions de grâces et des louanges infinies à Dieu Notre-Seigneur, dans tous ses desseins. Sept ai^ à peine se S(mt écoulés depiiis Tinstitution de la Compagnie, et déjà le Seigneur y a produit des merveilles. Déjà nous voyons de nos bien-aimés Confrères, les uns à Rome, les autres à Lisbonne, à Coîmbre, à Gandie , à Valence, dans la ville de Sainte-Foi de Goa (1), au cap de Comorin, aux Moluques, etbient5t dans le Japon où je dois aller moi-même. O mes Trères, il proiërait ces paroles avec une dévotion si tendre, qu*il arrachait des brmesb nous tous qui étions auprès de lui. (1546.)

(0 Goa i^ôtte en effat lé nom de vOIe de ISainte-Foi de Goa, conmJe" Iheao celcd de ville du Salnl^nom^^Dlea de Macao.

•^ ïii.y

LeUre un F. ararl BcnrlqucK «n F. tg«»ee.

Je dois commencer par vous donner des noaYeIk||p|i^P. maître François, afin que toute la Compagnie en offre à ÎDieii d'infinies actions de grâces. Ces paroles de Tapôtre saint Paul : Je me fais tout à tous pour les attirer et les gagner tous (1), le P. François sf applique à les réaliser, dans leur degré le plus sublime, et ainsi que les discours ne sauraient le rendre ; je ne puis aussi vous exprimer quelle est la renommée de ce Père dans les Indes, pour la plus grande gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Tout le monde Fenvisage comme un saint; et l'excès de ses occupations en tous lieux fait que l'on s'estime très-heureux si l'on peut seulement en obtenir audience.

Lettre de Faul VaUes mm eollése de GetaOMre.

{Fragment.)

Vous savez, mes très-chers Frères, qu'au moment de notre venue aux Indes, notre saint P. François était déjà sur la côte de la Pêcherie, et depuis plusieurs mois les habitants de cette contrée jouissaient de sa piéeence si désirable à tant d'égards. U plut à Notre- Seigneur qae» huit jours après notre arrivée à Goa, je fusse envoyé ven ce même cap de Comorin, et j'avais fidt cent lieues depuis Goa, lorsque, dans une autre ville i^pdée Cochin, je rencontrai le saint Père. Qui pourrait jamais vous raconter la joie que je ressentis en mon âme : non, jamais dta^ sonne ne saurait l'exprimer, et toutes mes paroles seraient îroSak

(1) IGor. tx,23.

APPENDICE. Uil

pour cette peinture. En vérité, c'est un grand serviteur de Dieu, et je n'ai point connu le pareil de ce Père. Assurément, mes Frères, non-seulement son langage, mais sa seule présence remplit les hommes d*un désir .^riyit de servir le Seigneur. Il ne profère jamais que ces setnBfifoles : Loué soit Jésus-Christ ! avec un amour et une dévOT^H sensibles, que tous ceux qui l'entendent en sont embrasés. Nous demeurâmes ensemble durant duq jours, et dans cet intervalle nous n'avons pas été vingt heures séparés : il ne pouvait se lasser de m'interroger touchant ses Confrères, et de me demander des nouvelles d'Europe. (15Û8.)

^OOOOc»

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