LIVRE I. —LETTRE NEUVJÈME
le frère qu'il chérit dans le Seigneur, se souviendra d'implorer Jésus-Christ notre roi, afin qu'il l'attire à lui, et nous rassemble tous en sa gloire.
De Lisbonne, le 18 mars 1541.
- A vous tous mes bien-aimés dans le Seigneur,
François De Xavier.
Aux pp. Lejny (l) et Laynez.
{Le commencement manque sur l'original.)
A l'égard du roi et de l'aumône qu'il destine à la construction de la maison, j'écris à Pierre Godace ce qu'il doit faire à Rome. Il m'avait paru que cette affaire se présenterait d'une manière peu opportune en la saison de printemps où nous allons entrer, car elle va concourir avec les préparatifs d'une terrible guerre , considérée comme imminente avec nos voisins Africains : en effet des avis réitérés et unanimes nous représentent la race Maure comme entièrement conjurée pour entreprendre une formidable invasicn sur les domaines du roi de Portugal.
A une époque moins agitée ce sera d'un immense intérêt pour le succès de nos affaires, de s'assurer à Rome les bons offices des cardinaux qui ont la faveur du roi, et de faire en sorte qu'ils consentent à lui écrire avec étendue , pour lui représenter tous les fruits qui résulteraient
(1) Claude Lejay, du Faucigny, dans le diocèse de Genève, l'un des premiers compagnons de saint Ignace, accomplit d'importantes missions en Allemagne et dirigea longtemps le collège de Vienne : il fut l'une des lumières du concile de Trente. Le P. Lejay mourut en 1562.
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