LIVRE II. —LETTRE DEUXIÈME
nurie des ouvriers dans les Indes ! Je suis prêt à me faire le serviteur, pour ma vie tout entière , de ceux qui voudront consacrer leurs sueurs à la vigne de notre commun Père. ?" .-., -A: jy"::'}.^\r:. ?.;:'": ,
Je cesse ici d'écrire, en suppliant Dieu, dans son infinie miséricorde, de nous admettre un jour au sein de sa béatitude, pour laquelle nous sommes nés , et d'accroître nos forces dès cette vie , afin que le servant avec le zèle qu'il exige , nous nous conformions toujours et partout aux décrets et aux conseils de sa Providence.
Goa, le 18 septembre 1542.
Votre inutile frère en Jésus-Clu-ist.
François DE Xavier.
An R. F. Ignace^ général de la Compagnie h Rome.
Que la grâce, etc.
Je tous ai écrit longuement de Goa , touchant notre voyage de Portugal aux Indes; aujourd'hui ^ pour vous obéir, mon vénérable et bien-aimé père, je vous ferai le récit de mon expédition au cap Comorin.
Je suis parti, avec quelques élèves indigènes du séminaire de Goa, instruits dès leur jeunesse dans les rites de l'Eglise, et élevés aux ordres mineurs. Nous avons visité les villages des néophytes qui sont initiés depuis peu d'années à la religion chrétienne. La contrée n'est point occupée par les Portugais, à cause de sa stérilité et de son indigence: et les chrétiens du pays, dépourvus de prêtres, ne savent rien autre chose, sinon qu'ils sont chrétiens. Personne ne leur célèbre les saints mystères : personne ne leur enseigne le symbole , le Pater, VÂve Maria et les Commande-
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