LIVRE IL— LETTRE TROISIÈME
leê nations que j'ai vues, la portugaise est celle qui fait, à £e qu'il me paraît, le plus d0 cas des indulgences de Rome, et le bénéfice de ces grâces sert infiniment à les attirer à la fréquentation des sacrements. J'espère donc que le souverain pontife, tant pour entretenir cette dévotion des Portugais qu'en considération de leur profond dévouement envers le Saint-Siège, voudra bien se montrer tout à fait libéral envers des fils sipieujc, et leur accorder toutes leurs requêtes. Les grâces qui auront été obtenues du souverain pontife devront être consignées dans; des rescrits pontificaux, pour nous être transmises, afin qu'elles inspirent plus de confiance, et aient plus d'authenticité. ;^
Je pense que le gouverneur vous a écrit lui-même ; s'il ne connaît point votre personne, il ne vous en est pas moins affectionné, ainsi qu'à toute notre Compagnie. Je vous prie d'écrire à ce personnage, et de lui adresser en présent deux chapelets indulgenciés par le souverain pontife , l'un pour lui-même et l'autre pour son épouse. Ils lui seront particulièrement agréables, tant à cause des indulgences qui y seront attachées, que parce qu'ils lui viendront de vous. Le gouverneur vous demande encore, par l'effet de la confiance qu'il a en vous , de lui obtenir du souverain pontife que toutes les fois que lui, son épouse ou ses enfants se seront confessés, ils puissent jouir de toutes les indulgences qui leur seraient acquises s'ils visitaient les sept basiliques de Rome. Si vous lui obtenez cette faveur, vous l'aurez très-grandement obligé ; et il verra que j'ai quelque crédit auprès de vous, si, d'après la lettre que je vous écris en son nom, vous lui obtenez toutes ces grâces du souverain pontife. —
Mais je termine ma lettre, etje conjure Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui, dans son infinie miséricorde, nous a associés dans un même genre de vie, de daigner nous unir également après la mort, en son éternelle béatitude.
Goa, 18 octobre lois. J*"
Le dernier de vos fils et le plus éloigné de votre présence. François.